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1669 - Sa Coquille

Publié le par Arthémisia

Le lampadaire jaune perce les volets et donne à la chambre des lueurs nauséeuses.

J’ai soif.

Les draps sont pleins de plis que mon corps ne sait taire.

Je m’enroule dans la nuit.

Les fleurs géométriques du plafond de polystyrène m’écrasent.

Je rêve de ta bouche et ne la quitte plus, m’arapède à ta peau muraille de tendresse.

Je ferme les yeux sur ta part d’ombre.

Le monde se concentre. Je suis sa coquille.

 

© Arthémisia – avril 2013

 

Avec : Anne VALLAYER-COSTER (1744-1818) - Nature morte aux coquillages et au corail. Paris, Musée du Louvre

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lutine 30/04/2013 12:40

je me sens bien dans cette lecture, pensées matures qui me correspondent.

Arthémisia 30/04/2013 15:41

Heureuse de ne pas être seule à avoir des pensées qui à moi ne me paraissent pas du tout mâtures ...mais au contraire très très très adolescentes!

rien 29/04/2013 12:48

Les fleurs du plafond me dérangent aussi. J'aime cette soif et j'ai appris un mot : arapède.

Arthémisia 29/04/2013 13:00

Attention : arapède est un substantif et non un verbe comme j'ai osé le transformer!
Délicieux à ramasser et déguster tout frais sur la plage.

Ren 28/04/2013 11:40

Des lueurs nauséeuses , à la part d'ombre... cela fait un beau contraste... je vois que l'inspiration revient... l'écrit ( les cris),sort de ta "coquille", -------c'est le cas de le dire...

Arthémisia 28/04/2013 12:46

Je ne sais combien de temps cela durera mais...oui, Ren. ET après tout, je vis l'instant tant toute son intensité. C'est déjà tellement bon!