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1712 - Nourriture

Publié le par Arthémisia

 

C’est à se demander s’il a assez de peau pour recouvrir son visage. Ses joues se creusent. Ses pommettes saillent. Dessous  - os et chair - est si plein, tendu à l’extrême.

Sa bouche entre-ouverte ne respire pas. C’est elle qui donne du souffle au temps.

Ses yeux, clos, ne peuvent pas s’ouvrir. Ils interdisent le dedans.

Ses jambes, ses bras, son dos, ses fesses, tout son corps semblent vouloir se fondre dans le sol, faire unité avec lui.

Il n’y a plus que lui.

Un.

 

Un instant. Peut-être deux ?

Il ne faut pas bouger. Juste le regarder. L’aimer ? Pourquoi pas ? Comme on aime l’ami. Ou à peine plus.

 

…Il a ouvert les yeux. Il sourit. Il me regarde.

Il rit.

Nourri.

 

 

Arthémisia © déc.2012

 

Avec : WOLS (Alfred Otto Wolfgang Schulze) – Le Grand orgasme

1947 – Huile sur toile

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Ren 11/01/2014 15:39

Dans les grands accords,
Le vent sauvage secouant les crinières,
Des bois jusqu'à penser les arracher,
Le bronze ne faisait qu'un avec le sol,
Boulonné à son socle.
Tout semblait posé là pour l'éternité,
Les bras, le dos, les fesses et même le regard,
Figés dans un mouvement, qu'épargne l'éphémère.

J'en avais oublié la parole,
En des instants étirés jusqu'au silence
…. Le mur de bronze, derrière moi,
Jusqu'à ce que la poussière de lune,
Ne lui fasse perde son poids de métal,
Quitte sa pesante chappe
Et se soulève d'un seul mouvement,
Fort et désincarné

Ai-je encore la possibilité de bouger,
De le regarder, de l'aimer  ?
--- Il ouvre alors les yeux,
Et me regarde
Dans l'ombre nébuleuse
Aux sources froides,
Et les nuages bousculés
Précipités les uns contre les autres,

Ces yeux sauvages et silencieux,
Qui semblaient ne plus pouvoir s'ouvrir
Lèvent un secret sur son existence
Sa forme solitaire.
Isolée sur le place,
Le reste est fondu dans l'ombre..
Il n'y a plus que lui...
Déja, il se déplace - et vient vers moi.
.

Ren 11/01/2014 15:38

Dans les grands accords,
Le vent sauvage secouant les crinières,
Des bois jusqu'à penser les arracher,
Le bronze ne faisait qu'un avec le sol,
Boulonné à son socle.
Tout semblait posé là pour l'éternité,
Les bras, le dos, les fesses et même le regard,
Figés dans un mouvement, qu'épargne l'éphémère.

J'en avais oublié la parole,
En des instants étirés jusqu'au silence
…. Le mur de bronze, derrière moi,
Jusqu'à ce que la poussière de lune,
Ne lui fasse perde son poids de métal,
Quitte sa pesante chappe
Et se soulève d'un seul mouvement,
Fort et désincarné

Ai-je encore la possibilité de bouger,
De le regarder, de l'aimer  ?
--- Il ouvre alors les yeux,
Et me regarde
Dans l'ombre nébuleuse
Aux sources froides,
Et les nuages bousculés
Précipités les uns contre les autres,

Ces yeux sauvages et silencieux,
Qui semblaient ne plus pouvoir s'ouvrir
Lèvent un secret sur son existence
Sa forme solitaire.
Isolée sur le place,
Le reste est fondu dans l'ombre..
Il n'y a plus que lui...
Déja, il se déplace - et vient vers moi.
.

Arthémisia 12/01/2014 17:43

Merci, Ren. Je ne peux dire que ...merci.

Fazou 20/12/2013 10:16

pour moi un flash back, de la mort à la vie.

Arthémisia 20/12/2013 20:46

Une résurrection?

rien 20/12/2013 09:23

Presque comme l'ami mais pas tout à fait.

Arthémisia 21/12/2013 16:37

L'amant n'exclut pas l'ami.

anonyme 20/12/2013 07:41

Un beau texte.

Arthémisia 10/02/2014 22:22

Je ne saurai vous (te?) répondre sans avoir qui vous (tu) êtes (es.

fazou 19/12/2013 13:57

étonnant…

Arthémisia 19/12/2013 23:38

Pourquoi?