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1795 - Fort comme la mort¹

Publié le par Arthémisia

Oui, c’est toi,

C’est bien toi

Qui dépose, qui dispose,

Qui accroche, qui ronde, qui musique,

C’est toi qui tends, qui arque, qui chasse,

C’est toi l’inconvenant, faute de convenu, de convenable,

Le hâbleur à point d’heure, l’iconoclaste des bords de scène,

Celui dont on croise la bouche, la patte, la peau, l’appeau,

Le Créateur,

Le cré-acteur.

Tu joues, tu mimes, tu imites ;

Tu modifies ton ombre.

Tu mondifies ton nombre.

Et puis tu me parles doux, dans un bruit de cailloux, dans un cri d’éventail,

Fort comme la mort¹.

Arthémisia © déc.2015

¹ - Roman de Guy de Maupassant

Avec : Paco POMET – La Brecha – 2014 – Huile sur toile – 120x160 cm

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Christophe 09/01/2016 21:21

J'aime. J'ai aimé aussi "Fort comme la mort", que j'ai lu il y a quelques mois seulement, un des seuls Maupassant que je n'avais pas lu (beau mais triste... Certaines descriptions sur les ragots n'ont pas vieilli - même si internet et les médias ont remplacé le bouche à oreille.

Juste une remarque sur l'orthographe : "c'est toi qui..." : tous les verbes sont à mettre à la 2ème personne.

le mdd 03/01/2016 03:25

ça ne va pas rester comme ça.
Quelque chose va bien finir par s'engouffrer dans cette presque queue d'aronde. Et puis même d'abord, ça ne PEUT pas rester comme ça. C'est une hache qui a fait ça, c'est trop propre, ça n'a pas été maché, comme une coupure, ça va se ressouder, le froid ça recolle bien.
Y'aura juste un peu de perte comme à chaque fois. L'orange va sêcher un peu, se roser un tant soit peu même.
Alors bien sûr, si la lave est montée un peu trop haut, ça va tout faire fondre et adieu la reconstruction. C'est toujours pareil, si et quand c'est possible, face à la froidure toujours rester froid, et bouillir face à la chaleur. Le mimétisme avant l'heure si possible, juste pour pas se faire trop avoir, pour pas se décaler dans l'émotion, dans le sentiment, le ressenti, la sensation surtout.

Mais.. comment s'habituer avant l'habitude?
Les forces projectives sont plus fortes que les forces de résistance.
Une résistance d'avant le moment. Le mystère avant le mystère.
Mais pas la gagne avant la gagne. Non, autre chose.

Même si on le connait, on a pas pû éviter le coup. On a juste posé le bon pied devant l'autre, si c'etait l'autre on serait par terre.
Et la hache d'avoir frappé à l'endroit idéal, juste au milieu. Autant de chances d'un côté que de l'autre. La montagne est toujours debout.
La montagne ne s'est pas projetée mais il y a quelque chose dans son élancement qui fait que...apres tout elle a joué de sa stature. Ses adrêts, ses dorsales, ses mordures, ses coulées; ses crêtes et ses vals.
Parce qu'elle jouera encore, elle est plus forte que la mort.

Arthémisia 03/01/2016 08:04

Je ne crois pas que la lave soit montée trop haut : elle est très intérieure, très incluse, très recluse. Mais oui, le pied est allé devant l'autre, le bon pied, celui qui porte chance, celui qui donne foi en l'extérieur, en l'ailleurs, en l'autre, en celui qui crée le chaud, le rouge, le vif, le charnel, et éloigne de la mort.

Merci, merci MDD pour tes (jolis...) mots rassurants : tu as parfaitement raison...ÇA NE PEUT PAS RESTER COMME ÇA !

Bonne année...