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296 - Brèves de février 2007

Publié le par Arthémisia


Voici toujours en vrac, quelques (bons) mots égrainés ici ou ailleurs et qui m’ont émue, troublée, attristée, fait réfléchir, rire, pleurer…pendant ce mois :
 

"Quand l'artiste est assez vigoureux pour creuser jusqu'aux grandes lois de la vie générale et aux rythmes essentiels de l'esprit, il se trouve que le chef-d'oeuvre du génie individuel devient... l'expression naturelle de l'humanité."
Romain ROLLAND cité par
@
Yann


"Ce qui n'est plus nait encore tous les jours."
@
Lung Ta


"Un bonheur partagé est un double bonheur, un chagrin partagé est un demi chagrin ..."
@
Gérard
 


 
"Arthé'misi à nue"
@
Honorine


"sur mon cou sans armure
et sans haine mon cou
que ma main plus légére
et grave qu'une veuve
effleure sous mon col
sans que ton coeur s'émeuve
laisse tes dents poser
leur sourire de loup...."
Jean Genet cité par
Pierrebx chez Honorine


"Le sommeil est aussi une danse arrêtée"
@
moi (!!!!)


"A observer les quelques couples que je connais : il est fort possible que l'épanouissement de la femme dans le couple (au sens large) aggrave la solitude de l'homme"
 @
piccolofio

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295 - F.U.C.K !

Publié le par Arthémisia

Dans l’ancienne Angleterre, si on n’était pas membre de la famille royale, on en pouvait pas avoir de relations sexuelles sans l’accord du Roi.
Pour avoir un bébé, il fallait demander audience auprès du Roi qui vous remettait un panneau à clouer sur la porte pendant les « événements ».
Sur ce panneau était écrit F.U.C.K. pour Fornication Under Consent of King.
Vous avez l’origine de cette grossièreté british !
ps: information non vérifiée...

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294 - Le Liseur

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« J’attendis dans le couloir. Elle se changea dans la cuisine. La porte était entrebâillée. Elle ôta sa robe tablier et se trouva en sous-vêtements vert clair. Deux bas pendaient sur le dossier de la chaise. Elle en prit un et, avec de petits mouvement vifs des deux mains, le retroussa jusqu’à en faire un anneau. En équilibre sur une jambe, le talon de l’autre jambe appuyé sur le genou, elle passa le bas ainsi roulé sur le bout de son pied, puis posa celui-ci sur la chaise, se penchant alors de côté pour l’attacher aux jarretelles. Elles se redressa, ôta le pied de la chaise et prit l’autre bas.
Je ne pouvais détacher mes yeux d’elle. De sa nuque et de ses épaules, de ses seins que la lingerie drapait plus qu’elle ne les cachait, de ses fesses sur lesquelles son jupon se tendait lorsqu’elle appuyait le talon sur le genou et qu’elle le posait sur la chaise, de sa jambe d’abord nue et pâle, puis d’un éclat soyeux une fois dans le bas.
…/…
Je me rappelle que son corps, ses attitudes et ses mouvements donnaient parfois une impression de lourdeur. Non qu’elle fût lourde. On avait plutôt le sentiment qu’elle s’était comme retirée à l’intérieur de son corps, l’abandonnant à lui-même et à son propre rythme, que ne venait troubler nul ordre donné par la tête, et qu’elle avait oublié le monde extreirur. C’est cet oubli du monde qu’avaient exprimé ses attitudes et ses gestes pour enfiler ses bas. Mais là, cet oubli n’avait rien de lourd, il était fluide, gracieux, séduisant - d’une séduction qui n’est pas les seins, les fesses, les jambes, mais l’invitation à oublier le monde dans le corps… »
 
Si je dois n’en retenir qu’un pour mon hiver, ce sera celui là ! Cet extrait est tiré du splendide livre de :
 
Bernhard SCHLINCK - Le Liseur
 
Lui, s’appelle Michaël. Elle c’est Hanna. Il a 15 ans, elle 35.  
Elle l’initie à l’amour dans une sorte de rituel où la lecture se mêle à la sexualité.
 
Des pages merveilleuses…J'ai pleuré...
 
Puis elle disparaît sans que Michaël ne sache pourquoi.
Mais la vie et surtout l’Histoire – celle qu’on écrit avec un grand H- vont permettre à Michaël de la retrouver dans des circonstances terribles.
Et l’Allemagne fatalement poursuit notre héros…
 
 
Copyright © Arthémisia - février 2007
 
 
Illustration : DAUMIER - Le Liseur
 
 

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293 - Les étranges mues de Mrs Blue

Publié le par Arthémisia

Je ne vais pas souvent au théâtre.
Surtout pour voir de telles pièces.
Si vous aimez les univers baroques, voir surréalistes, ne rater pas cette pièce.
Elle est jouée par la compagnie Les Yeux Gourmands.
 
C’est l’histoire de Blaërbeblue, qui après 6 mariages successifs aimerait trouver enfin la femme de sa vie. Il la voudrait toute simple, cette femme, docile, sans artifice, ni coquette ni même jolie, et surtout, surtout qu'elle ne soit pas trop curieuse…
 
Mrs Blue débarque donc du grand Nord et c’est plutôt mal parti car cette 7ème femme n’est pas sage, pas sage comme une image, comme cette idée qu’attendait son Barbe bleue.
L’actrice, seule en scène et totalement muette, explore la féminité dans un registre quasi chorégraphique, peuplé de fantasmagories où le corps oubliant l’intime et la pudeur dévoile sa part de liberté animale.
 
Extrait :
Mr Blue (dont n’apparaît que l’image dans un grand écran de télé) : «  C’est dans le regard trouble de l’homme que la femme se contemple…sans ce regard, ni la beauté,ni la féminité ne peuvent exister… »
 
Comment un tel homme peut-il faire exister une telle femme ?
Qui va piéger qui ?
Copyright © Arthémisia - février 2007
 
Avec : Gustave DORE – Barbe Bleue

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292 - A Lire avec la plus grande attention...

Publié le par Arthémisia

La première fois quand je l'ai vue
J'ai tout de suite remarqué son regard
J'en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit : il faut que je l'aborde
Pour voir si tous les deux on s'accorde

J'ai déposé mon baluchon
Alors j'ai vu tes gros yeux doux
J'en suis devenu un peu comme fou

Quand je t'ai dit que tu me plaisais
Que j'aimerais bien te revoir
Tu m'as donné rendez-vous le soir

Et je t'ai dit Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t'aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m'as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J'ai posé ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n'est pas malsain

A l'ombre des eucalyptus
Je t'ai dit : je veux que tu me suives
Je te sentais d'humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m'as fait une petite promesse
Gage d'affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n'aurais plus qu'à me faire prêtre
Je ne pourrais jamais m'en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m'en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n'aime que toi

Paul Adam (Écrivain français 1862 - 1920) ...

 

Avec  :  GEROME - Pygmalion

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291 - La P(l)age blanche*

Publié le par Arthémisia

 

 

Hier, au creux du jour,
La caresse m’a surprise.
Un moment d’abandon,
Ou de vraie existence ?
Quand j’y pense,
Je me dis simplement « c’était bon ».
Car dans ma jouissance
C’est ton corps en partance
Que je retenais là
Sur cette plage blanche
Et sous ce ciel si bas.
C’est ton corps tremblant
Que mes bras entouraient.
C’est ton corps désiré
Que mon spasme béant,
Aspirait.
Sur la plage blanche,
Tu es né.
Sur la page blanche,
Tu es.
 
Copyright © Arthémisia - Février 2007

  Avec : Léon SPILLIAERT - La Plage au clair de lune

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290 - Les Hommes protégés

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J'ai lu dernièrement sur les conseils d'un ami...
 
 Les Hommes protégés de Robert MERLE
 
Ca va mal, très mal…et surtout pour vous, messieurs !
Une affreuse épidémie d’encéphalite ravage la gente masculine en age de procréer (vieillards, pré pubères et... castrés sont donc immunisés) !
Ouf ! Tout le monde n’est pas mort ; je veux dire, il reste quelques hommes, protégés, ou plutôt enfermés dans une sorte de camp, des scientifiques, qui ont en charge de trouver le vaccin contre la maladie.
Le héros du livre, un médecin, nous décrit une monde où règne des femmes, extrémistes féministes, prêtes à supprimer les hommes dès qu’elles n’auront plus besoin d’eux pour se reproduire, méprisant les survivants castrés, et les « vrais hommes » dans lesquels elles ne voient que des machos.
Heureusement un petit groupe de femmes imagine mal le monde sans hommes.
Elles seront confrontées à une dictature intraitable…
 
Robert MERLE, sous couvert de nous offrir une simple critique de cette société anti-mecs, copiée/collée de celle de notre société très souvent machiste, dénonce  avec humour et causticité toute forme de dictature.
Edifiant.
 
Copyright © Arthémisia - Février 2007
 
Illustration : David - Michel Ange



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289 - Les Feux follets

Publié le par Arthémisia

Je les ai vus.
Je les ais vu ces feux follets qui habitent tes yeux.
Ils y dansent des sabbats sombres et fiévreux, rouges de tous les carmins de l’Espagne, ondulés tels des varechs atlantiques, embrumés comme les cieux de Léon Spilliært.
Ils dansent des joies lubriques, enivrés de l’alcool des peaux des femmes rêvées et des femmes possédées, saouls de leurs bouches gonflées et bleuies par tes morsures de loup, de tes mains quémandeuses et qui gardent à jamais leur proie, grisés du parfum d’or des cous léchés par les vents lourds d’embruns et les verdeurs des chèvrefeuilles crépusculaires.
Ils dansent la caresse des doigts, des langues, des épidermes, des sexes, mouillés.
Ils dansent l’effleurement des blonds oyats dunaires où court le pied nu, des collines mamelonnées, des terrils rouges d’envie.
Ils dansent l’affleurement des larmes à l’orée du plaisir, au bord du cri, à la limite ; ils dansent sur la corde raidie de l’orgasme retenu, de l’appel, et du basculement, soudain.
Ils dansent.
Ils dansent.
 
 
Copyright © Arthémisia - Février 2007
Illustration : photographie du film Le Feu follet de Louis Malle avec Maurice Ronet et Alexandra Stewart.
 
  

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288 - Extrait d'incompatibilité

Publié le par Arthémisia

LUI

ELLE

chiffres mots
avant l'heure à la bourre
18° 40°
chemise paréo
action réflexion
TV livres
cassoulet huîtres
au cordeau bordelique
douche bain
pastis champagne
le vide les objets
les proches les lointains
fourmi cigale
pratique beau
trompette violoncelle
cloisons fenêtres
baskets escarpins
cacher montrer
taire crier
distance toucher
gris orange

oui...

non.

non.

OUI!!!!!

obéir transgresser
la norme

elle

...la suite au prochain numéro...

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287 - Ponctuation

Publié le par Arthémisia

Hum, hum…
Hum ?
Hum, hum.
Hum ???
Hum.
???
HUM!
Hum…
Hum…hum…hum…
H…u…m…
H…u…m…
(hum…hum)
/
 
© arthémisia

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