Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

620 - Brèves de mars 2008

Publié le par Arthémisia

 
Je vous aime…
 
"Ce qui caractérise le Poète ?
Il meurt toujours en connaissance de cause."
 
"Pourtant ne faut-il se réjouir ?...d’une fleur, d’un sourire et des mots pour le dire, des raisons d’exister, et ne pas s’en priver, vivre ivre, immobile, surtout ne pas lutter ! "
 
"La foule est immense mais l’homme est rare."
 
"…Ma belle, c’est une vie cet instant."
@ entité
 
" If you want your coffea hot, let me be your coffe pot."
@ joruri encore (!)  qui cite les paroles d'une chanson du groupe Sniper
 

"De l’Amour, il n’y a qu’une saison : toute ."

@ B.

"Put fire to the stars"
@ Joël qui cite Dylan THOMAS

 

 
Je voudrai en profiter pour embrasser les 24 abonnés de ma news letter.

 

Et comme d'habitude je vous invite à aller voir les mises à jour de Cyr ce mois ci sur un  thème spécial :

« Pastorales »

Naturisme - Idylles bucoliques - Amour animal - Erotisme et écologie...

Vous y trouverez quelques unes de mes productions.

Voir les commentaires

619 - Piqure de rappel

Publié le par Arthémisia

Plus que 2 jours pour voter pour moi en catégorie Littérature- nouvelles érotiques....
 

  Festival de Romans

Voir les commentaires

618 - Les conditions d'un échappement*

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Chaque matin elle regardait le mur blanc de la salle de bains sur la brillance glacée duquel ses larmes s’allongeaient. Elles atteignaient le carrelage blanc, lui aussi, d’un blanc sans gourmandise, celui de la porte fermée du réfrigérateur, celui de l’assiette vide, celui de l’œil du mort.
Elles étaient obligées d’affronter le carrelage, de le contourner par ses angles, de se glisser le long de ses joints grisâtres. Elles dessinaient alors des repères orthonormés de la géométrie la plus repoussante. C’était celle d’horizontales sans horizon, de verticales plantées jusqu’à l’os.
 
Soudain le sang courrait courbe, dans la baignoire.
Car il faudra bien s’échapper.
Ne serait-ce que mentalement.
 
Copyright © Arthémisia – mars 2008
 
Avec : Jean Pierre RAYNAUD – La Maison
 

Voir les commentaires

617 - Les Portes bleues - Les portes brunes*

Publié le par Arthémisia

DSCN0301.JPG

Mes lèvres ont ouvert tes portes bleues.

Derrière tu étais nu.

Tu m'as laissé voir ton cœur.

Trois notes ont retenti en contre bas. Ton pas.

Tu venais si tard, sans artifice, cru et déshabillé des jours brumeux.

Ta bouche humide et fraîche fourrageait mes cheveux.

De ta peau de souffrance, geignaient quelques morsures.

Mes baisers y chantèrent l'hallali d'un jappement.

Tes mains, en arrêt,  toutes phalanges dressées, ont écouté le silence parfumé.

Nous avons respiré à grandes bouffées l'élan, droit, fier et urgent.

Tu m'appelais si fort.

Mes roses s'en souviennent tant. 

 

Je t'ai abandonné  ma peau, mes mots, mes au-delà.

Jusqu'à mon nom.

Mes yeux en ont tremblé.

Derrière j'étais nue.

Je t'ai laissé voir mon cœur, allongé dans ma cage.

Il a fallu  pourtant  refermer mes portes brunes.

Et aujourd'hui elles pleurent.

Lamentablement.

 

Copyright © Arthémisia - mars 2008

 

Avec : La Porte bleue -  copyright © Arthémisia

Voir les commentaires

616 - Je t'entends longuement*

Publié le par Arthémisia

undefined

 
En contre bas du jour
Eclot,
Le brasier d’un élan,
D’une note retenue,
Soudain s’arrondissant,
Tel le galet d’août
En ma main frémissant.
 
Ton chant s’élève doux,
Animal vibrant,
Empli des eaux iodées
De tes climats d’argent
Affrontant tes membrures,
Et tant de tremblements,
Que de tes yeux jaillissent
Les perles bleues gavées
De ton offrande au temps.
 
Au pupitre, l’onyx brille,
En duos accrocheurs,
Opéra de concert,
De bois, de percussions.
 
Le tempo liquéfie la pierre noire
De ton sexe.
Tu traverses le Styx
En quête de points d’orgue.
 
La nage de tes soupirs se prolonge en mon ventre
En multiples échos allant s’atténuant
Pianissimo,
Vers les lieux  d’un entracte.
 
La tempête nous calme ;
Nous entrons en silence.
C’est d’ample résonance que nous durons maintenant.
 
Mon ami,
Pausons nous.
Je t’entends longuement.
 
Copyright © Arthémisia – mars 2008
 
Illustration : Hans BALDUNG GRIEN - Allégorie de la musique
 

Voir les commentaires

615 - HUMBERT...

Publié le par Arthémisia

C'est la Saint HUMBERT...

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSvLaR6MWJ8hyRfXXLO4l0uA_GA_cjQSjpLhxEMpAsd_ZjIKuEl

 

"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.
"


Vladimir NABOKOV - Lolita


Et pour prendre son pied avec  celle de KUBRICK c'est

 

Avec : Sue LYON 

Voir les commentaires

614 - Devant (1)

Publié le par Arthémisia

 

 
Devant la Beauté tout reçoit et tout donne....
 
 
  © Arthémisia – mars 2008
 
Avec :  Mark BRUSSE - Photographie  © Arthémisia – 03/ 2008  

Voir les commentaires

613 - Le Pinceau

Publié le par Arthémisia

 

 
  • L’achat :
Comment acheter un bon pinceau ?
Il convient tout d’abord d’apprécier la longueur de son manche. Evitez absolument le trop court qui vous fera peindre  comme une secrétaire (désolée, je n’ai rien contre les secrétaires mais il est primordial d’adapter l’outil à la fonction).
Sachez, et il faudra vous y exercer, qu’on ne tient pas un pinceau tout près des poils mais à une distance assurée de cette extrémité. Ceci vous évitera de reposer la main sur le support surtout si vous peignez à plat ce qui  donnera plus d’amplitude à vos mouvements. Vos doigts seront aussi protégés des taches.
 
Pour un pinceau, une extrémité assez pointue du côté bois n’est pas à négliger car elle peut être très utile si vous avez à « graver » dans la peinture. Bon nombre de peintres savent utiliser leurs outils par leurs 2 bouts. Vous y viendrez peut être vous-même.

Parlons des poils. Il en existe de toutes sortes sur le marché, naturels ou artificiels. Tout dépend de l’usage que vous voulez en faire :

         Pour les techniques comme l’huile,  l’aquarelle, la gouache et les encres très aqueuses, privilégiez  la martre : c’est la Rolls. Un peu chère à l’achat mais increvable si vous prenez les précautions d’usage (de lavage et séchage…nous y reviendrons). Sinon il vous reste le petit gris.

         Pour les acryliques et encres très chargées en gomme arabique (je ne citerai pas de marque…) vous pouvez choisir des fibres synthétiques moins coûteuses car ces matières abîment le poil surtout si vous travaillez par frottement.

On différencie deux sortes de pinceaux : les brosses et les pinceaux proprement dits.

Ceci dépend de la forme de la touffe de poils : coupés droits vous avez affaire à une brosse (souvent utilisée pour les grandes surfaces, pour laisser des touches nerveuses dans la matière, ou pour travailler par frottage) ;  en flamme c’est un pinceau, plus caressant, plus tendre.

 
Cependant veillez absolument à ce que la racine des poils soit dense et large car elle permet le bon stockage du médium (eau, huile…)  et vous évitera d’y replongez trop fréquemment votre pinceau.  

Cela participe du confort du peintre et est absolument primordial pour certaines techniques  comme l’aquarelle qui doivent être travaillées rapidement.
 
Quoiqu’il en soit votre pinceau doit être nerveux et souple en même temps, répondre au support qu’il soit papier ou toile, y bondir, et ne surtout pas s’y affaisser mollement qu’il soit sec ou mouillé. N’hésitez pas à le tester avant achat, au moins dans le creux de votre main.
  •  L’entretien :

Pour les techniques grasses, il convient en premier lieu de bien nettoyer les poils et le manche avec un solvant du genre white spirit. Si vous avez les mains fragiles, éviter le contact direct avec de tels produits. Portez des gants.


Puis procédez  comme pour toutes les autres techniques :

Savonnez  largement le pinceau au savon de Marseille, rincez le soigneusement, et  laissez le sécher  tête en l’air dans un pot ou encore mieux suspendez le  à un porte pinceaux. Il faut absolument éviter de laisser sécher vos outils
sur le poil, sous peine de vous retrouver après séchage avec des poils ayant pris de très vilaines courbures difficiles à contrarier par la suite.
 
  •  L'amour :

Vous verrez rapidement à l’usage que, si vous suivez bien mes conseils, vous utiliserez très souvent le ou les mêmes (genres de) pinceaux et qu’ils vous feront un bon moment.

Et que comme tous les outils que vous aimez, ils sauront vous le rendre.
 

Bonne peinture !
 
 
Copyright © Arthémisia – mars 2008
 
Avec : Artemisia GENTILESCHI - Autoportrait ou Allégorie de la Peinture

Voir les commentaires

612 - Les Quatres saisons

Publié le par Arthémisia

                            
 
J’ai cherché en vain cette rose embaumée
En marchant à pas lents, à flanc de la vallée
Regardant les derniers feux du ciel coloré
Sur le Mont Paradis, un beau jour expiré.
 
Au printemps, au printemps….de ma vie
 
La chaleur excitant un nouveau rêve
De ces fauvettes brunes aux poitrines bien faites
Sur la plage ensablée, passant des heure brèves,
A l’ombre des grands pins, à l’odeur poivrée.
 
A l’été, à l’été ……..de ma vie
 
Il est de ces instants où l’âme anéantie
D’un sinistre avenir paraît être avertie.
Un orage terrible dans mon cœur retentit,
Faisant renaître en moi la couleur du souci.
 
A l’automne, à l’automne …….de ma vie
 
La neige a recouvert les toits et les jardins,
Des moineaux sautillant cherchent un peu de grain,
Un logis sans amour, c’est un feu éteint,
Une nuit sans lune, une journée sans pain,
Un lit sans une, un verre sans vin.
 
C’est l’hiver, c’est l’hiver…….de ma vie.
 
Casimir MOUTTET
 
Illustration : Sandro BOTTICELLI  - Le Printemps

Voir les commentaires

611 - Jour de fête (2)*

Publié le par Arthémisia

 
 
 
A chaque coin de ma rue camouflée
Derrière l’yeuse éternelle
S’écrasait le désert mat du béton froid
Traînant la foule béante vers sa beauté daubée.
 
Le jour sans nom suivait  le non sans jouir.
La mort comptait, le temps, et l’or.
 
Vivant, tu es venu.
Vivant !
Tu m’as appris le langage de la chair et de l’eau
De l’hiver qui s’en va,
Du monde émondé.
 
 
Aujourd’hui ton axe tendu s’incarne :
J’entends sa déraison.
Il carmine mon lieu.
Je t’avale
Et  reçois les confettis de ton carnaval
En plein masque.
Voilà ma fête, renouvelée !
 
Voilà la ville qui s’empapillonne.
Enfin !
 
Et moi,
Je veux garder les yeux sur toi,
Ecarquillés.
 
 
Copyright © Arthémisia – mars 2008
 
Illustration : Joan MIRO – Le Carnaval d’Arlequin
Lire le "Jour de fête" (1) ...

Voir les commentaires

1 2 3 > >>