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789 - Brèves d'Octobre 2008

Publié le par Arthémisia

Vous êtes ...grands!

"Je l'ai aimé comme un rétro-versement. Quand elle fut partie, je sus ce qu'il en coûtait de concéder à l'autre sa facture d'auto-estime."
@ B.

"...Karine qui aimerait être une patate!"
@ Karine

"Nous nous attachons si nous le voulons, mais   faisons  partie de la même fibre . L'encordement  est une responsabilité. "
@
Bleu - Virus


"Partir c'est vivre un peu?"
@ Rached

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788 - Quai des échouances

Publié le par Arthémisia

 

Quai des échouances.  Mon cœur est amarré.

Vous le verrez abandonné aux soubresauts d'espérances, hurlant au marin ivre : «  Largue les amarres ! »

Je t'emmènerai à l'ultime, à la vague scélérate, au geste d'amour.

Dans mes veines glisse l'ivresse des abyssales.

Finir d'où je viens, mère aux eaux explosées à la lumière.

Cri de vie, oxygène mortel.

Silence.


Entité 

Avec : Leonardo CREMONINI - Eclats des silences

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787 - L'Amour qui ne demande rien*

Publié le par Arthémisia

 

J'ai fait l'Amour avec l'Amour. Il ne m'a rien demandé.

Le temps de son ventre était doux et dans les replis tendres de son sexe le mien a découvert un cri de joie, ce cri qu'on oublie si vite, le cri des portes toujours ouvertes, des grands ciels roses, le cri soufflé du saxophone de Johnny Griffin, des drums d'Art Blakey, le cri des enfants sortant de  l'école, le cri du sang qui palpite au plexus.

Le mystère de nos souffles s'étala doux et fort comme un café mousseux.

De nos bouches engorgées la rosée suinte encore.

Car l'Amour déborde parfois. Surtout quand il ne demande rien.

 

Copyright © Arthémisia – Oct 2008


Avec :
  CESAR - Expansion

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786 - Près

Publié le par Arthémisia

 

Le bonheur est dans le près.

 

Copyright © Arthémisia - Oct 2008

 

Avec : Homme et femme enlacés - Fétiche fon volé

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785 - Barbouillage

Publié le par Arthémisia



 

De désir rémanent

Mon cœur se carmine

D'une béance d'où sourd

Ton ombre purpurine.

Un pas après un autre

Et de peur en peau

Je me pose en  apôtre

De tes chairs, de tes os.

Et me voilà nageant

Pleinement  vers la tension

Rêvant de grands élans,

De profondes émissions,

Buvant jusqu'à la lie le calice infernal,

Les nectars, les humeurs,

Les juteuses bacchanales.

Pressant tous les fruits murs

De nos corps en déroute

Tanins de nos coulures

Il n'y a plus de doute :

Nos anthocyanes se vautrent

Dans la main l'un de l'autre.

Nous occupons l'espace

Non encore frayé

Inondant nos surfaces,

Barbouillés.

 

Copyright © Arthémisia - Oct 2008

Avec : Emile NOLDE -
couverture du catalogue de l'exposition du peintre à la galerie Werner BERG

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784 - Cum

Publié le par Arthémisia


Cum + accusatif

(du latin grammatical accusativus, « qui marque l’aboutissement de l’action »)

L’Avec serait-il  un aboutissement ?

 

Avec : Georges BRU - La Fleur carnivore

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783 - Sa Voilure

Publié le par Arthémisia


 

 

Elle suivra  la vague d'or, la jupe relevée, comme un oiseau ébouriffe ses plumes.

Elle marchera parallèlement à la frange d'écume, ses cheveux blonds s'enfuyant dans les tuyaux du vent.

Ton regard l'accompagnera jusqu'à ce qu'elle  disparaisse dans l'horizon incertain.

Ce soir là, le sommeil te reniera ; tu entendras claquer les haubans comme des gifles.

Car tu  sais, sa voilure.

 

Copyright © Arthémisia - Oct 2008

Avec : Carmen CALVO - Extrait de l'Exposition "La Maison imaginaire" - Sept 2007 - Hôtel des Arts de Toulon. 

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782 - Palette céleste

Publié le par Arthémisia

 

Non, les nuages ne sont pas blancs ! Regardez, regardez ! Ouvrez les yeux, tendez les vers le ciel. Les nuages sont colorés,  de rose, de bleu, de vert, de gris, de violet, d'orange même parfois ou encore de jaune.

Les nuages blancs, sont ceux que vous voyiez quand vous aviez 5 ans,  parce qu'on vous avez dit qu'ils étaient blancs, comme du coton...hygiénique savoir d'un regard stérile et froid. Blancs, ils vous rassurent tant !

Mais comment avez-vous pu vivre depuis si longtemps avec cette idée fausse, ce regard fermé, content de votre acquis mais ignorant des couleurs de la vérité ?

Comment vous faire tourner enfin l'œil  vers le ciel, ôter de votre iris cette ouate bêtement tranquillisante, et, simplement observer, observer ce délicieux silence des gouttes d'eau  regroupées en subtiles nuances ?

Comment vous faire comprendre que la Beauté est là dans la découverte, l'ouverture, le temps passé, et non dans la croyance stupidement répétée , cette croyance qui a crevé votre oeil?

Et comment rendre intelligent celui qui pour tranquillité garder,  et parce qu'il a 10 000 autres chats à fouetter, n'a jamais rien cherché là haut dans le ciel ? Comment lui donner envie d'offrir à sa pensée du neuf, du personnel, du vécu, du sublime ?

Comment lui  montrer les couleurs des nuages alors qu'il  marche en regardant ses pieds ?

Copyright © Arthémisia - Oct 2008

 

Avec : Energie  de PACO que je remercie vivement.

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781 - Le Fou

Publié le par Arthémisia

 

http://a10.idata.over-blog.com/630x470-000000/2/27/06/12/Arts-et-artistes/Pablo-Picasso/Pablo-Picasso-1904-1906-Periode-rose/1905-Le-fou.jpg

 

 

... « Il n'est pas inutile de souligner que, s'il est de toutes les époques et de tous les continents, le moralisme, tel qu'on peut aujourd'hui l'observer, ne s'est pas établi contrairement à une idée répandue, sous l'influence du seul christianisme historique et théocratique, avec lequel trop de gens le confondent, mais au travers de l'accès politique des couches sociales animées des sentiments mis en doctrine au XVIIIè et au XIXè siècle, enfin et plus récemment, sous l'effet de l'emprise de plus en plus totale de sociétés qui tendent à prohiber, dans tous les domaines, la moindre action qu'un d'individu intégré à un ordre établi voudrait, en tant qu'individu, entreprendre en marge de cet ordre établi, quelle que soit la nature de celui-ci, quelle qu'en soit l'idéologie : curieux retour aux organisations les plus primitives qui n'est pas le côté le moins surprenant des sociétés à la fois imprégnées d'agnosticisme et d'une religiosité qui, par bien des aspects, ressortit au fétichisme des premiers âges. »

Pierre GUENOUN - Introduction à sa traduction de L'Abuseur de Séville (Don Juan) de TIRSO de MOLINA

Avec : Pablo PICASSO - Le Fou

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780 - Seul(e) la nuit avec la mer...autrement dit "Je veux une soirée de comblement, de plénitude, face au monde et face à moi dans le monde".

Publié le par Arthémisia

 

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On a peur de se sentir seul.  On a peur de pleurer dans le décor de vanille et de chocolat.

Pourtant, dès qu'on pose son sac sur le parquet lasuré, on est plein, entier, retrouvé, né.

On s'allonge nu sur le grand lit blanc. On écoute. A plein.

Nos yeux se ferment tout seuls. Notre corps s'inertise. La paix s'étale dans toutes nos dimensions.

La vague noire et calme vient mourir et recommencer dans le silence apaisant du soir. Elle approche de la terre, de nous, une caresse positive, un roulement léger, un léger friselis sonore un peu sourd qui décore le fusain nocturne de sa dentelle d'écume féminine.

Au loin, un phare vert cru et phosphorescent tente de nous faire de l'oeil.

Le champagne glisse dans notre tête et nous baptise une seconde fois.

Mon Dieu...la vie !

 

Copyright © Arthémisia – Oct 2008



Avec : L'Hôtel B. Chambre 24 - Copyright © Arthémisia - 17 Oct 2008

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