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1263 - Brèves de fin août 2010

Publié le par Arthémisia

Des animaux et des hommes ....

 

 

 

"Je transporte l'Amour à tous les imprévus."

@ Edwige

 


"Mühsam ernährt sich das Eichhörnchen" ¹
@ Thomas

 

  "On n'occupe jamais assez sa vie avec les autres."
@ Ut

 

"Dis, tu veux bien être mon acarien?"
@ Emma Lapin

 

 

 

 

 

 

¹ Nous traduirons en français  par "Petit à petit l'oiseau fait son nid " même s'il est plutôt question ici d'écureuil!

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1262 - L'Heure au noir*

Publié le par Arthémisia

 

http://1.bp.blogspot.com/_w3m41RDfNPs/Rzp9EYqD1EI/AAAAAAAAAsI/yTpUPT1tnCw/s1600/Rodin_La_Cathedrale01.jpg

 

 

 

L’heure est au noir.

Elle a pris forme au fond du ventre.

Elle est à nous, gonflée de nos projections, de nos ivresses trop souvent raisonnées.

Elle attend sagement, docilement la caresse à moins qu’elle ne la devance de sa bouche de coloquinte sanglante.

Elle attend le tremblement, la larme,  l’homme, le sommeil.

Elle esquive puis danse la parole de l’ombre. Tout bas, sous l’éteignoir.

Elle dit oui. Elle dit non. Elle dit encore et puis n’importe quoi. L’heure noire est grise.

J’ai même  cru la voir rosir.

L’heure noire c’est toujours la belle heure, la belle demeure.

L’heure des rondes et des noyades.

L’heure des entre nous syncopés.

L’heure de ta peau. La maison de nos mains.

 

 

Copyright © Arthémisia – Août 10

 

 

Avec : La Cathédrale – Auguste RODIN 

« L’âme d’une cathédrale gémit dans l’effort vertical de la pierre.»

Emil CIORAN

 

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1261 - All over

Publié le par Arthémisia

 

http://www.nga.gov/feature/pollock/pollockautumn2.jpg

 

 

 

Le matin enfle calme et humide. Il ne pleuvra pas pourtant. La pluie ici est une latence.

Avec le jour, grandit ce qui ne doit pas. Quotidiennement.

 

Les volets s’ouvrent et tout recommence, les heures blanches et l’espace infini où, à la manière d’un dripping de POLLOCK, il faut vagabonder all over.

 

Le café sur la terrasse, se parfume à la ville.

 

L’aveugle, en face, ouvre sa fenêtre, se penche et respire le bruit de la rue : il pourrait bien sauter.

Mais non : il sait le Beau lui. Il sait l’Autre, il sait le dedans. Bien obligé…

 

On pourrait en effet croire qu’il suffit de fermer les yeux, d’être pantin du monde,  les poumons gonflés au désamour, et de peindre dans le cadre l’illusion d’un hors-champ ? La bonne blague ! Noyé, bats encore l’air de tes bras pinceautés ! La traversée est loin d’être terminée.

 

Ranger la tasse sale dans le lave-vaisselle.

Imprimer d’eau les fissures de son corps.

Il pleut.

 

C’est tous les jours comme ça.

 

 

Copyright © Arthémisia – Août 10

 

Avec : Jackson POLLOCK peignant

Photograph © 1999 Estate of Hans Namuth

 

 

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1260 - Un Peu d'air ....de fille

Publié le par Arthémisia

 

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1259 - Oh I can't wait ¹…

Publié le par Arthémisia

 

 

http://images.artnet.com/artwork_images/1047/366668.jpg

 

 

 

 

...Et l’on vit d’utopie,

 

De capital retenu

au ventre de la nuit

 

De bouquets

morts avant d’avoir vécu

 

De sourires yeux fermés

parce que le monde vert

 

De lumineuses clartés

débranchées

 

D’eaux vibrantes

en bouteilles de mémoire

 

De là… dessous,

rhabillés

 

De laineuses dépouilles

emportées

 

De cotillons

couillons

 

D’hiers au coeur

bijoutés des faux ors de today…

 

 

Oh I can't wait ¹

disait la chanson de l’ami...

 

 

 

Copyright © Arthémisia – Août 10

 

 

¹ Extrait d’une chanson de Phil KEAGGY 

 

Avec : Nu assis au bord de l’eau – Otto MUELLER

Aquarelle, gouache, craie et encre sur papier –

52.3 x 67.9 cm – 1925

  

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1258 - Assise au bord

Publié le par Arthémisia

 

PUGOL Noëlle - Le Préparateur

 

 

...Assise au bord

Les yeux accrochés aux nuages

Le cœur déjà parti dans d’autres images

Les mains occupent

Une pensée de voyage

…Sanglant.

 

Où sont mes ailes ?

J’ai dû les donner elles aussi.

 

 

Copyright © Arthémisia – août 10

 

 

 

 Cyrod n’est pas pour rien dans la naissance de ce texte

 

 

Avec : Le Préparateur – Noëlle PUGOL -

 Vidéo d’un taxidermiste travaillant un cygne - 

Capture d’écran montrant l’œil de l’oiseau © Arthémisia

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1257 - Le Parfait

Publié le par Arthémisia

 

http://2.bp.blogspot.com/_plko_xPF_nk/SiPM3hF6jeI/AAAAAAAAAnw/yeghgnYoXl8/s320/Foot_Statue.jpg

 



L’image spumeuse s’est ouverte, fleur vénéneuse qui salit la fête et l’homme.

Elle n’avait même pas l’élégance de l’ailleurs, le parfum de la tentation belle, l’exquis raffinement de l’Amour.

Elle empuantissait l’air de ses pétales grotesques, de ses vulgaires replis pourris.

Elle profanait l’œil révélant outrageusement son infecte vérité.

Elle posait la nausée.

A en faire lever le vent de l’hypocrisie.


Les médailles ont cliqueté.

Une lézarde profonde et verte a coupé vilainement la statue du Parfait.

Le marbre est tombé dans les mousses écoeurantes, ne laissant échapper aucun mot.

L’abjection exonère la chute de discours.

 

 

Copyright © Arthémisia – Août 10

 

 

Avec : Photo volée du pied de je ne sais pas qui.

 

Pas de commentaire sur ce billet. Le lien "contact"  tout en bas de page nous permet des discussions privées si vous le désirez.

Merci de votre lecture et de votre compréhension.

 

 

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1256 - La Pensée démente

Publié le par Arthémisia

 En réponse à une consigne de Juliette sur Papier Libre :

« Des pas dans le sable… »

 

 

 

http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/files/2009/11/009.1259477470.jpg

 

 

 

Je ne suis pas  parfaite.

Je n’occulterai pas :

Je ne sais pas marcher. Je ne tiens pas debout.

Tout vacille alentour et la terre s’emporte.

Je m’accroche et pourtant

Je tombe et je retombe

Sans trop savoir pourquoi

Ni vraiment

Où.

 

Je ne suis plus d’ici

Ni d’ailleurs, je crois.

Aucune trace de moi ne formera empreinte

Sur la plage désertée par le Temps des hiers.

 

 

Je veux du merveilleux, mais il est non-humain,

Divine volonté quand la Nature s’est tue !

 

 

Que sont ces pas

Enfoncés dans le sable

Sinon l’accord parfait d’une pensée démente

Et d’un souvenir rose

De substances volées ?

 

Qu’est ce donc que cette fausse vérité :

Un voile à l’amertume

Ou

L’outrageuse rage

D’encore

Avancer ?

 

 

Copyright © Arthémisia – Août – 10

 

Avec : Plage de Soshu – Hasui KAWASE

- Estampe, 1930

 

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1255 - Le Prénom qui ne doit pas être

Publié le par Arthémisia

 

http://www.mystudios.com/art/ncar/friedrich/friedrich-monk-by-sea.jpg

 

 

 

Voilà encore un après midi où elle va s’enfoncer dans son lit-canapé.

Malgré le manque d’air, elle se relèvera pour fermer la fenêtre pour ne pas entendre les bruits du jardin, de la rue. Même les oiseaux.

Le vide oblige tant le silence.

Elle s’enroulera dans sa mer de tissu, un vieux dessus de lit pseudo indien représentant un arbre de vie fané.

Elle essaiera de lire.

Trois pages suffiront. Son regard ne saura plus se porter sur les mots. Il n’est déjà plus là. Elle n’est déjà plus là.

Où est-elle ?

Elle ne le sait pas elle-même.

Il faudrait pour cela sentir la vie, le miracle, le sang. Il faudrait pour cela que la main, la bouche, le ventre servent à quelque chose.

 

Où est-on quand on ne sert à rien ?

 

En haut d’une tour immonde, de travail et de bleu froid ? Une tour dont elle ne sautera pas parce que bêtement un jour de remparts, elle a  décrété qu’il faut être deux pour sauter.

 

Dans les doigts sales des jours qui mangent sa peau, sa chair, ses cheveux, ses viscères, son ventre, son cœur aussi ? Je crois que c’est ce qu’ils préfèrent. Un cœur qui bat. Ça les réjouit. Ils s’en goinfrent.

 

Dans une île romantique du nord de l’Allemagne, une île sans froid, une île blanche qui réunit avec la Nature ? Avec Dieu aussi. Rügen.

 

A moins que ce ne soit là-bas tout du bout d’une mer qu’elle ne connait pas hurlant dans les embruns un prénom qui ne doit pas être?

 

 

Copyright © Arthémisia – août 10

 

Avec : Moine face à la mer – Caspar David FRIEDRICH

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1254 - La mort se perdra

Publié le par Arthémisia

 

http://www.highsnobiety.com/news/wp-content/uploads/2009/05/takashi-murakami-paris-2009-1-521x540.jpg

 

 

 

Depuis longtemps, trop longtemps, la mort marche devant. Elle laisse tomber des pièces d’or dans son dos, sans s’assurer de ce qu’elles deviennent.

Elle croit que la femme va les ramasser toute sa vie, se pencher pour ramasser son or.

La mort ne se retourne jamais. Elle est trop fière.

La mort est sûre d’elle.

Parce qu’elle n’a pas compris qu’elle était la mort.

Elle ne connaît qu’un chemin ; ça la perdra.

 

Ainsi elle n’a pas vu la femme faire demi tour, et partir vers les fleurs.

 

Copyright © Arthémisia – août 10

 

Avec : œuvre de Takashi MURAKAMI dont j’ignore le nom.

 

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