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1484 - Brèves de fin Juillet 2011

Publié le par Arthémisia

D(')eux ...

 



"L'autre est un autre, accepte-le. Entrer dans toutes les plus hautes dépossessions."
@ Max

 

 

 

"Beauty will save the world"
@ Stéphane

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1483 - Les Territoires

Publié le par Arthémisia

 

11-04-20-Le-Nuage-orthonorme.JPG

 

 

Sur la lisière orange

La solitaire

Touche le bras doré

L’aile fleurie de pavots

L’étoile de mer humide

La bouche confiturée de l’ange

 

 

La nuit bascule

Sans chandelle

Sous le nuage orthonormé

De polystyrène gris

Qui rit très fort de sa forfaiture caverneuse


 

Mais l’Hermès onirique

Ouvre les territoires

Aux yeux chamaniques

Aux voies plurielles des enfants éternels

Des rois

Et des hommes fiers

Qui boivent tous les ciels de Payne

Et d’ivoire

Jusqu’à plus soif

 

© Arthémisia – 07/2011

 

 

Avec : Le Nuage Orthonormé © Arthémisia – 04/2011

 

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1482 - Presque*

Publié le par Arthémisia

 



http://artandbusiness.onet.pl/_i/galeria/freud/8.jpg

 

 

 

Le son rond de l’instrument nous recouvre de son cocon

 

Nous dormirons paisiblement

En retrait

Avec seulement le goût de nos mots

Sur nos langues

Et celui de nos sexes

Dans nos ventres

 

Nous dormirons paisiblement

En retrait

Presque morts

 

© Arthémisia – 11-07-26

 

Avec : And the bridegroom - Lucian FREUD – 1993

En hommage.

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1481 - Cris et chuchotemens

Publié le par Arthémisia

 

http://images.blog-24.com/970000/972000/972479.jpg

 

Le rêve est rouge.

Cauchemar. De brocard.

De sang.

Et d’or. Celui de la pendule qui tique et taque, attaque, métallique.

Le ventre, la maison, sont  pleins de mort, de cette mort théâtrale, abandonnée des dieux, muette, parce que personne ne veut l’entendre. Ne peut l’entendre.

Il ne faut rien dire. Il ne faut rien montrer.

La chair abusée, se coupe, se déguise, se calme et se clame dans le retrait en soi, la noirceur, la frustration, le tabou, à jamais.

On fuit.

 

On pourrait être auréolé.

 

On n’est que lâcheté.

 

Arthémisia – 20 juillet 2011

(D’) après …Cris et Chuchotements d’Ingmar BERGMAN

 

Avec : 3 captures d’écran du film.

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1480 - MIDI

Publié le par Arthémisia

Une suite à ça...

 

 

 

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j'ai vu le serpent
onduler
je vois l'ombre
de l'écriture
- MIDI-

 

Charles COUTAREL
4 février 90

 

Avec : L'Ombre de l'écriture © Arthémisia

Jardin de la Villa Tamaris Pacha - La Seyne / mer

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1479 - Avoir cours

Publié le par Arthémisia

 

lettre-001.jpg

 

 

 

Avoir du courrier c'est avoir cours


© Arthémisia - 20 juillet 2011

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1478 - Mâle effet

Publié le par Arthémisia

 

http://4.bp.blogspot.com/_7xzRga5cmwk/TRTGHwsAfiI/AAAAAAAAAS8/xgaz7sx6Zo8/s1600/Parmiggiani-Sans+titre+%25282004%2529+fume%25CC%2581e+et+suie+sur+bois.jpg

 

 

 

Certains souvenirs

sont pour les larmes


D’autres répètent

inlassablement

" oui, je l’ai fait "

 

© Arthémisia – 20 juillet 2011

 

 

Avec : Sans titre – Claudio PARMIGGIANI 

Fumée et suie sur bois - 2004

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1477 - Un Soir au club

Publié le par Arthémisia

 



http://img2.wantitall.co.za/images/ShowImage.aspx?ImageId=Bill-Evans-Quiet-Now-Never-Let-Me-Go|613CoAmmD-L.jpg

 

Ne passons pas à côté des nuages. Ils pourraient nous manger.

Telle est la petite musique du livre de Christophe GAILLY, Un Soir au club.

Dans un style très élaboré, très feutré, intimiste, GAILLY raconte l'inéluctable : il sait de quoi il parle, de qui il parle ; le bal s'ouvre avec  COLTRANE.

Jusqu’au Never let me go.

 

Simon arrive dans cette boîte  bretonne tout à fait par hasard.

Il a abandonné le jazz, l’alcool et les excès depuis dix ans pour adopter une vie de famille rangée. Dans ce bar de province il va retrouver sans beaucoup s’y refuser, le plaisir de ses démons, la liberté qui grise, et s’accrocher au bras de Debbie la propriétaire chanteuse.

Parce que ce jeune pianiste qui joue devant lui tisse dangereusement le roman blanc et noir d’une vie réactivée.

 

Emporté par la fulgurance de l’instant, il replonge dans la musique qu’il aime et recule le moment de rentrer à Paris, retrouver sa femme, Suzanne.

Mais Suzanne sait.

Et Simon sait qu’elle sait.

Pour l'empêcher de le voir lever l’ancre, Suzanne part le chercher en voiture.

 

Peut-on toujours sauver sa vie ? 

Pour tout vous dire, il semble que seul Dingo, le chat de Suzanne, connaisse la réponse à cette question.

 

© Arthémisia - 07/2011

 

Un soir au club

Christophe GAILLY  

Prix du livre inter 2002 - Editions  de Minuit

 


 

Avec : pochette du CD de Bill EVANS dont est extrait Never let me go.

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1476 - Le Serpent jaune

Publié le par Arthémisia

 

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"Un soleil, une lumière que faute de mieux je ne puis appeler que jaune, jaune soufre pâle, citron pâle or. Que c’est beau le jaune !"

 

Lettre de Vincent Van GOGH à son frère Théo.

Août 1888

 

Avec : Le Serpent jaune © Arthémisia

Jardin de la Villa Tamaris Pacha - La Seyne / mer

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1475 - Après midi

Publié le par Arthémisia

http://www.pedagogies.net/Nouveaumonde/Rien/Images/SiesteMiro.jpg

Même l’oreiller de lin blanc n’apporte de fraîcheur qu’un court instant. Le temps que par osmose, la joue lui communique sa sève fièvreuse.

On est nu, mais on voudrait l’être plus, ne plus avoir de cheveux, ne plus avoir de peau. Le corps est de trop. Il fond.

On voit l’autre, dans notre espace, son être-même ; il est à la limite du lisible – peut-être est-ce nos yeux qui s’embuent ? - s’approchant d’un sacré, si lourd et pourtant si aérien, dominé par son nom.

Lui hier si muraille, si falaise, si verticalité, dans la clameur infernale de l’après-midi, juste après midi, est devenu abîme, abandon, suspension de l’accès.

Sa rive est intouchable ; sa citée défendue. Son mystère remet l’acte à plus tard, quand le jour trop enflammé ne sera plus qu’une histoire, qu’on ne sera plus qu’amoureux et qu’on pourra plonger.

© Arthémisia – 07/2011

Avec : Joan MIRO - La Sieste

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