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1045 - Poiein

Publié le par Arthémisia

 


Quand il faudra toucher à l’essentiel,

Respirer,

Oublier l’anecdote,

Recevoir l’origine,

Le mystère,

L’épure,

Courir au nu, à l’ascèse,

Au pur,

Au primaire,

Au primitif,

Au temps premiers,

A l’oeuvre concrète et brute,

A nous…

 

Nous ferons.
Simplement.

 

 

Copyright © Arthémisia – Oct. 2009

 

Avec : Jacques CLAUZEL - Passagère
(1ère de couverture d'un livre de Gaston PUEL -
Impression numérique d'après une peinture acrylique )

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O. 25/10/2009 18:49


C'est dans ces moments là que l'on atteint parfois au sublimé


Arthémisia 25/10/2009 21:00



J'en suis certaine. Au rare....



laurence 23/10/2009 09:59


Nous ferons simplement
simplement
 écorchée sur toute sa vie
et simplement regardant les stygmates
 la en face
nous nous dirons
 je crois que j'ai compris l'incompris
et il s'écoule simplement



Arthémisia 23/10/2009 10:50



Oui, Laurence c'est tout à fait une question de compréhension.
Prendre ensemble...



Ut 22/10/2009 19:00


Une âme a parlé.


Arthémisia 22/10/2009 19:39



Il y a certaines conjugaisons, celles d'un moment, celle d'une présence réelle, ou souvenue, ou encore virtuelle, celle d'un objet soudain présent à l'oeil
et au coeur , celle du discours plastique d'un peintre...qui disent le sens d'une vie.
Enfin celui qu'on souhaiterait lui donner ...



hozan kebo 22/10/2009 18:19


"oublier l'anecdote"
ch'us pas d'accord du tout
anecdote c'est étymologiquement empr. au gr. ἀνέκδοτος « non publié, inédit""
nos vies ne sont que suites d'anecdotes  , elles sont foncierement anecdotiques
l'anecdote et l'anecdotique : bases "primitives" du poème
si on s'en éloigne on "fait dans" la poésie (et "la poésie" c'est l'ennemie absolue du poème)


Arthémisia 22/10/2009 19:36



Et pourquoi ne pas interpréter cet "oubli de l'anecdote" comme ce qui se passe juste avant elle, donc avant le faire, ce moment du basculement,
le dernier et aussi le premier bond avant l'accumulation?



Stellamaris 22/10/2009 17:46


Absolument magnifique ! Une définition de la poésie, basée sur son étymologie, en quelques vers de pure poésie ... Bises.


Arthémisia 22/10/2009 19:21



J'ai cherché à parler d'un faire originel, natif, et profond, de la première cellule, minuscule germe de tout, et de notre nécessité de nous retrouver dans
ce monde intime et trop peu partagé.
Bises
Arthi



Bifane 22/10/2009 16:30


C'en est parfois aussi le ferment, où se dessinent lentement les contours du rêve, comme l'ébauche d'une quête à venir. Pour autant qu'on ne s'y complaît pas au point d'y rester, et qu'on n'y perd
pas plus de temps qu'il faut, ce peut être une école de patience et de ferveur...
Toutefois, je ne te contredis pas : poser son rêve en acte reste le plus sûr moyen de le réaliser, à l'évidence... Et se poser à soi-même la condition d'être au plus près du fil intime de soi,
quitte à s'y tromper et s'enferrer dans les fausses pistes, c'est vivre pour de bon. C'est peut-être là que le songe "creux" reprend son importance : comme une pause où se retrouver et reprendre
ses marques, voir comme elles ont évolué aussi, avant de se relancer... De toutes façons, on ne saurait être toujours à courir sous les vents : eux-mêmes s'arrêtent parfois !


Arthémisia 22/10/2009 19:15



Le rêve malgré son abstraction est très proche de ce petit peu, de cette intime concrétude, de ce toucher léger et quasi impalpable qui a lâché prise aux
lourdeurs du factice et s'est accroché à l'acte ultime et qui nous construit tant!
C'est bien pour cela qu'il garde un côté quelque peu tabou voir honteux pour certains.



Bifane 22/10/2009 12:58


'xactement !
Mais à la réflexion, l'idée ne me déplairaît pas de voir les faiseurs de mirages s'empêtrer dans les sacs de noeuds vipérins de leurs menteries... Qui est-ce qui disait que personne ne possède
assez de mémoire pour faire carrière dans le mensonge ? Y'en a pourtant qui m'ont l'air de s'en débrouiller pas si mal. Enfin, chacun midi à sa porte, j'attendrais même deux heures que ça me
changerait pas du peu d'envie d'être à leur place... Quand bien même j'ai toujours du mal à me satisfaire de la mienne...


Arthémisia 22/10/2009 15:46



Celui qui rencontre le faire, aussi petit soit il, passe la porte ouverte sur le possible du grand. Et cete potentialité est le germe du plaisir,
le temps et l'espace largement offert à la perspective, au projet.
Au devenir. A l'être.

Celui qui se complet dans le mirage, et l'illusion, ne touche jamais que des images, de fausses images.
En perdant le peu, il perd la peau, le contact, l'humain.



Bifane 22/10/2009 10:19


Il y aura peut-être une frontière, un fossé, une crevasse infranchissable, entre ceux qui feront, qui apprendront à faire, et ceux, trop habitués aux faux-semblants, qui trembleront d'en être
incapables...


Arthémisia 22/10/2009 12:34



Je crois que cette frontière existe déjà. Elle sépare les curieux, les gourmands, les aimants, les actifs, de ceux qui par confort illusoire ne bougent pas
et se satisfont de leur ritournelle de pacotille si éloignée de l'authenticité d'un fait commun, d'une substance partagée.