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1086 - Sur le statut des femmes dans certaines tribus...

Publié le par Arthémisia


WHISTLER James - Arrangement en gris et blanc

 

Que sais-tu d’elle, étranger ?

Que sais-tu de plus que ce que te dit ton regard blanc ?

Même sa surface t’échappe. Tu ne la touches pas. Ne l’émeus pas.

Elle ne tremble pas, ne se colore pas.

Elle ne bouge même pas.

Elle ne parle même plus.

Elle a dû s’éteindre, il y a longtemps, lentement, comme une étoile et devenir l’emblème de la mélancolie pétrifiée*.

 

*Fritz ZORN – Mars

 

 

Copyright © Arthémisia – déc.2009

 

Avec : Arrangement en gris et blanc (Autrement appelé Portrait de la mère du peintre) – James WHISTLER 

Commenter cet article

laure K 30/12/2009 23:10


Mouvement à 90° ... je connaissais la représentation d'une femme seule de dos, assise dans la même posture ( vois-tu de quoi il s' agit ?) je l' avasi toujours vu de dos et avait imaginé "une
désolation" ... un pièce chorégraphique même, elle tiendrait sur ses genoux un annuaire
télèphonique, ou bien un i-phone ... dans l' attente d' un improbable appel -
Ravie je suis de découvrir un autre profil de cette "désolation" muette, bien que le terme "désolation" ne prenne pas en compte la rudesse qui émane de cette femme-là .


Arthémisia 30/12/2009 23:25



tu me parles d'un tableau de Whistler?
Ou de quelle époque?



fbd 29/12/2009 18:07


Je remarque es mêmes mots que Nora… il y a quand même une impression de volonté tendue dans le tableau, que ne traduit peut-être pas le poème…


Arthémisia 29/12/2009 20:53



Il y a certainement quelque chose de rentré, une volonté de reconnaissance probablement, un appel non entendu, quelque chose qui se fige dans la
pierre.



nora 28/12/2009 15:55


Elle a dû s'éteindre, lentement, il y a longtemps... C'est un tableau que j'ai toujours aimé moi aussi, Arthi. Pour le sombre compensé par l'éclat du blanc, pour le geste désuet de ces
mains qui serrent une pochette de dentelle, pour le regard figé qui exprime une volonté étouffée ou négative, une obstination vaine... et farouche cependant.


Arthémisia 28/12/2009 16:44



Je crois qu'il s'agit vraiment d'une volonté négativée et pourtant encore terriblement (et l'adverbe n'est pas moindre) présente.



marlou 28/12/2009 14:18


Autrefois c'était tout à fait cela...Beaucoup moins maintenant qu'elle termine ses études supérieures, est licenciée et travaille...


Arthémisia 28/12/2009 16:43



En es tu parfaitement certaine? Moi pas du tout.



Petra 28/12/2009 14:02



Très intéressant poème, et le tableau aussi. Il part d'une question qui ne trouve sa réponse que dans nos projections subjectives pendant que la vérité complexe nous échappe...

Beezoo !



Arthémisia 28/12/2009 16:42



J'essaie de connaître la vérité de ce que j'ai écrit. Ce tableau est profondément l'image que je lui donne.



Ut 28/12/2009 10:59


Ce tableau est très dur Arthi... il ressemble à l'Anonyme... et ton texte aussi : égarée du vivant pour l'éternité!
Mais comme Bifane, je ne peux y associer aucune mélancolie : la mélancolie est un sentiment... elle n'en a plus!
Je t'embrasse tendrement, Belle!


Arthémisia 28/12/2009 11:03



...pétrifiée, Ut, pétrifiée...
Il n'y a pas mort : il y a retrait.
Peut-être quelque chose d'assez proche du travail de Tilk, là >>>>
http://tilk.over-blog.com/article-remuement-3-41912131.html
et du comm. que je lui ai laissé. 
Bises
Arthi



Bifane 28/12/2009 10:56


Gardons-nous autant que possible de prendre ce goût-là alors...


Arthémisia 28/12/2009 10:59



Ca s'appelle ...se sauver (dans tous les sens du terme)



catherine 28/12/2009 10:22


Pour savoir un petit quelque chose sur quelqu'un...Il faut regarder ce quelqu'un vraiment sinon, il faut partir du principe que l'on ne sait rien...
Si on veut commencer à en savoir un peu plus, il faut se mettre à aimer

Je t'embrasse Arthi


Arthémisia 28/12/2009 10:36



Aimer est comme tu le dis une question de regard. A moins que regarder ne soit aimer?
Mes bisous aussi.
A.



Bifane 28/12/2009 09:23


Mélancolie pétrifiée ? Je ne sais pas. Pétrifiée sans doute, ou du moins est-ce la part de l'interprétation que je partagerais bien. Mélancolique, moins... Elle manque de douceur, me semble-t-il,
pour être mélancolique. Son visage est si sévère, son expression si obstinée dans la gravité... Elle me laisse cette impression connue, reconnue, d'une âme fanée qui se serait pétrifiée, oui, mais
sur quelque jugement rendu, quelque condamnation hâtive dont elle refuserait de revenir... Mais parlant de hâte, la mienne à la juger me trompe peut-être...


Arthémisia 28/12/2009 09:59



Il est des accululations qui ne permettent aucun retour, Bifane, qui statufient gravement, non dans la hâte mais petit à petit, en partant de
l'intérieur et laissent en surface le goût sévère d'une absence de bonheur.



juliette 28/12/2009 09:20


ce tableau m'a toujours impressionée par son silence et ses non-dits
Bisous


Arthémisia 28/12/2009 09:55



C'est une de mes oeuvres préférées. Le poids du blanc...enfin nous en avons déjà parlé.
Bisous
A.



simone 28/12/2009 09:17


Aux âmes étroites, large comme une muraille de chine, est le dos de la tribu.


tilk 28/12/2009 00:40


très bel article
besos
tilk


Arthémisia 28/12/2009 01:06



Je ne sais pas...en tout cas pas par son sens.
bises
Arthi