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1177 - La Mer cassée

Publié le par Arthémisia

 

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De ses mains parfumées

Sous les fleurs du pommier

Le vent les habille de mer verte

Cassée

 

 

© Arthémisia – mai 10

 

 

Avec : Marc CHAGAL – Adam et Eve – 1912

 

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Gaïann 06/05/2010 18:26



Là, je ne peux qu'être d'accord avec toi. Sans parler des femmes maltraitées qui ne peuvent quitter leur compagnons car elles ne peuvent s'assumer sur le plan financier.


Même sur le plan professionnel, la femme est encore loin d'avoir gagné son combat pour faire reconnaître ses compétences comme égales à celles d'un homme ayant le même parcours qu'elle. Une femme
doit toujours prouver ses capacités, souvent pour un salaire moindre et un contrat plus précaire.



Arthémisia 06/05/2010 19:06



Tout à fait!


Le combat des femmes est bien loin d'être terminé.


Mais ce que je déteste le fait qu'il faille ce combat!!!


A lire justement sur le sujet, le dernier livre d'Elisabeth BADINTER "Le combat - Femme/mère"...qui avec des chiffres détaillés pose bien la
situation actuelle des femmes en occident.


Les machos n'y verront que les revendications d'une féminine hystérique  (c'est ce que j'ai entendu et
même dans la bouche de certaines femmes ...hallucinant!)



juliette 06/05/2010 08:50



Cassée à oui !


mais si belleme,t ici avec Chagall


 


Bises



Arthémisia 06/05/2010 13:04



ce qui est morcellé est parfois plus plaisant?, plus intriguant, que son entièreté ...je ne parle que d'oeuvres d'Art !


Voir par exemple Le Grand Verre de Marcel DUCHAMP!


bises.



Gaïann 06/05/2010 08:16



Où as-tu lu que je disais que ces femmes n'étaient (hum) que mère et/compagnes? Ce n'est pas parceque tu ne "gagnes pas ta vie" que tu ne sors pas, ne fais pas d'activités à l'extérieur...la
plupart de ces femmes ont des activités à l'extérieur (cours, participation en tant que bénévole à des associations, et...).


Quant au terme "bobonne", je dois avouer que traiter une femme de la sorte alors que tu es une femme, c'est assez...enfin, un tel rejet est étonnant.


 



Arthémisia 06/05/2010 12:57



Désolée si je t'ai choquée. Mes revendications actuelles m'incitent à avoir un oeil sévère sur ce que j'ai été trop longtemps.


J'avoue avoir entendu le terme de bobonne trop souvent dans la bouche de messieurs discourtois et hors des réalités de la vie d'un femme. Ceci me pousse
aussi à inciter mes élèves à ne pas se laisser manger par une vie familiale avant d'avoir pu se réaliser professionnellement : la vie réserve tant de surpriss, Gaïann, que la femme pour son
confort personnel doit avant tout penser à se prémunir et à garder des valeurs identitaires salvatrices qu'elle pourra (ré) investir en cas de coup dur. Je crois qu'il suffit d'ouvrir les yeux et
de constater le nombre de femmes qui se retrouvent dans la misère financière et existentielle la plus noire en cas de départ de leur compagnon.  C'est une question de
lucidité.


Je ne dénigre en rien les femmes qui font le choix de rester chez elles, mais à l'heure actuelle, il faut qu'elles sachent aussi qu'elles jouent avec le
feu.



Gaïann 05/05/2010 23:35



De ce côté, je suis assez d'accord avec toi mais, selon les différents moments de sa vie, une femme peut très bien s'épanouir dans un rôle de femme au foyer, de mère de famille, et à d'autres
ressentir le besoin de s'assumer sur le plan financier, travailler...cela dépend de la personnalité de chacune, d'une part, mais de son évolultion propre également, de son vécu, etc...


Dans l'idéal, il faudrait que son compagnon la soutienne dans chacun de ses choix, en effet, mais, vu les conditions socio-économiques actuelles, cela ne peut pas toujours se faire hélas. Je
connais des femmes qui s'épanouissent parfaitement en restant à la maison pour s'occuper de leurs enfants, en faisant des activités artisanales, du bénévolat...mais sont obligées de reprendre le
travail car il faut bien payer le steak.


La femme doit rester une femme et non être un homme; la libération de la femme, et le féminisme qui lui est lié, et de plus en plus avec le temps, ont tendance à masculiniser la femme. Je ne
parle pas des tâches et du type de travail qui seraient plutôt attribués à une femme ou à un homme, mais plutôt à ce qui fait d'une femme ce qu'elle est sur le plan biologique et émotionnel.



Arthémisia 06/05/2010 04:40



Je me porte totalement  en faux sur le fait que le travail a masculinisé les femmes : bien au contraire! Une femme qui souhaite advenir  à une
forme de reconnaissance autre que celle de la maternité, de la gestion de l'intendance domestique, et de la vie dans l'ombre de monsieur, n'en reste pas moins une femme. Je ne te suis pas du
tout.


Les femmes ne seront jamais des hommes et j'en connais qui sont particulièrement féminines sans pour cela être des bobonnes à la maison. Il me semble
d'ailleurs qu'une femme qui travaille, et/ou qui a une vie sociale à l'extérieur de chez elle, a tendance à bcp plus faire attention à elle, que celle qui reste toute sa vie entre biberon et pot
au feu. Le fait qu'elle soit en contact avec les autres (j'entends d'autres que son compagnon) est un grand stimulant contre la négligence de l'apparence que l'oubli des ans du mariage ou de la
vie commune très souvent installe.


Et ceci est valable aussi pour les messieurs.


Il me semble aussi qu'une femme épanouie dans son travail et dans ses relations avec le monde, une femme qui se sait une valeur sociale hors des chemins
uniques de la maison, une femme qui se sent exister et qui s'épanouit dans son job a de grandes chances d'avoir un équilibre d'affirmation plus complet et donc aura des meilleurs qualités
relationnelles avec ses enfants et son compagnon, si tant est bien sûr qu'ils adoptent une position d'ouverture devant sa réalisation personnelle  et ne la transforme pas en esclave
culpabilié. 


S'épanouir, vivre aussi pour soi, s'est être bien plus disponible pour une meilleur qualité d'écoute de ses proches. Tout est bien sûr affaire de qualité et
non de quantité de temps passé. Le temps offert par une femme à sa famille n'est jamais aux yeux de notre société qu'un temps dû. Le temps qu'elle s'octroie pour aller dehors (y travailler ou y
faire autre chose) est encore en 2010, un temps volé!


Et c'est bien trop souvent quand on arrive au seuil de sa vie qu'on s'aperçoit trop tard qu'on est passé à côté de soi -même....


Mais bien sûr la société judéo chrétienne machiste n'est pas prète de trouver un quelconque avantage à la libération (on devrait dire à la reconnaissance de
l'existence ) des femmes : c'est tellement plus confortable de trouver madame à la maison, avec les enfants (donc pas dehors en train de progresser intellectuellement ou pire, faire des mauvaises
recontres....) , d'être le seul à ramener l'argent à la maison, d'être donc le seul à être capable de le faire (tout est dans la force du  symbole!) et surtout de ne pas se faire voler un
job que l'on convoitait par une nana!


Garder madame à la maison c'est toujour avoir le pouvoir et même si une certaine partie rétrograde de la société  essaie de valoriser la place de la
mère (on ne dit même pas femme dans ce cas là) à la maison, en 2010 et du côté des femmes cela reste une minorité.


Aucune femme qui travaille même par nécessité économique, ne devrait ignorer la chance qu'elle a d'être autre chose  qu'une mère et une compagne. Et
ceci n'exclue en aucun cas le plaisir de ces 2 rôles bien sûr même si conjointement avoir toutes ces casquettes relève très souvent de la gageure organisationnelle et que de toute façon il lui
sera encore en 2010, et même si c'est comme tu le dis, pour aller chercher le steak,  reproché d'égoïstement abondonner le foyer familial.





Terrain sensible pour moi comme tu le vois....


Désolée.



Gaïann 05/05/2010 22:46



Il y a cela, mais je parlais surtout de la tendance d'un homme à vouloir posséder entièrement une femme sur laquelle il aurait des "vues".



Arthémisia 05/05/2010 23:00



Pour moi c'est la même problèmatique : cela revient à considérer la femme comme une denrée, quelque chose qui a une valeur marchande, et qu'il doit avoir
pour ...pourquoi au fait? Dans l'ordre....


1- s'envoyer en l'air?


2- lui faire  honneur à son bras?


3- lui donner des enfants?


4- lui éplucher ses P de T et lui repasser ses chemises?


5- l'admirer comme un dieu, qui plus est en société ?


6- le plaindre, le soigner, le chouchouter quand il a des soucis ?


....


Et elle, que lui offre-t-il? Son argent (symbole total du pouvoir, et de la sexualité)? Son nom ...alors qu'elle perd le sien? Son sexe?


....laissez moi rigoler : aucune femme sensée ne devrait sacrifier sa personnalité pour ça. A elle de s'assumer financièrement, de garder son nom et de vivre
sa sexualité comme ELLE l'entend....autant dire à ne plus être la chose d'un monsieur;


Je vois tant de femmes perdues à elles-mêmes quand elles se retrouvent seules (après un divorce, un veuvage...) que je me sens presque un devoir sororal de
m'insurger contre celles qui naïvement se sclérosent dans l'ombre de leur compagnon.


 



Gaïann 05/05/2010 22:02



En effet, la possessivité est une entrave à l'épanouissement de l'autre, et pourtant, elle semble inhérente à l'homme...même lorsque l'amour n'entre pas (encore) en jeu.



Arthémisia 05/05/2010 22:30



Cette nécessité de possession me semble très masculine et sûrement liée  à l'idée de pouvoir et  donc à une nécessité de supérieur.


A voir toutes les difficultés que rencontrent ces messieurs dès que les femmes demandent simplement à avoir la même vie qu'eux, c-à-d à ne pas être seulement
des compagnes et des mères mais à se réaliser intellectuellement et professionnellement ; ils semblent soudain dépossédés de leur joli objet, et en perte totale de repères.


Madame a une vie propre qui lui procure du plaisir et ceci en dehors des couches culottes, des pots au feu et des samedis soirs avec Patrick Sébastien. Elle
SE possède.


J'ai même entendu un monsieur très bien parler de sa femme qui s'était mise à faire du théâtre en disant qu'elle "était possédée par le Diable"!!!!


Quand cette idée de possession aura quitté les rapports homme/femme, quand chacun aura le droit à son chemin, et à sa personne, je serai....morte, je
crois!


Il y a encore tant à faire pour faire évoluer les mentalités à commencer chez les jeunes filles qui sont encore bien trop nombreuses à rêver  au Prince
Charmant et à une petite vie bien plan-plan entre 4 murs Bouygues.


L'horreur!








Messieurs, je vous en prie:  faites moi croire encore SVP aux exceptions qui confirment la régle  et oublier  ce qui n'est  que la
généralisation d'un vécu!


 


 



Gaïann 05/05/2010 21:03



Je comprends...cela demande une certaine ouverture d'esprit, une capacité d'écoute et un respect total de l'autre et de sa liberté...



Arthémisia 05/05/2010 21:11



Je me demande si cela ne s'appelle pas tout simplement  l'Amour .... et
rejette totalement les néfastes désirs de possession qui sont les pires obstacles à l'épanouissement de l'Autre.



Bifane 05/05/2010 20:49



Oui : pour le coup, mon oeil s'est accrochée à la peinture, qui me racontait quelque chose de son côté, et c'est surtout de ça que je parlais...



Arthémisia 05/05/2010 20:51



Je l'avais bien compris . Et pour ce que tu en disais, encore que sa lecture plastique ne soit pas particulièrement aisée et encore moins universelle, je
suis de ton avis.



Gaïann 05/05/2010 20:43



Il n'y a pas tant de différences que cela entre une joute et une relation amoureuse, sexuelle...si ce n'est, peut-être, la tendresse qui n'est pas très présente, en général, dans le premier cas.
Mais le respect entre les adversaires compense largement.


En ce qui concerne les rondeurs, féminines en particulier, je ne pense pas que cela intéresse beaucoup les adversaires, fussent-ils mâles...je parle de la réalité, pas de "Xena, la guerrière",
évidemment ;)



Arthémisia 05/05/2010 20:49






IL y a les joutes amoureuses ....et les sales guerres, les adversaires qui luttent sportivement et dans le respect et les coups bas....





Pour ce qui est des rondeurs, je ne parlais pas du tout physiquement mais j'évoquais  la souplesse des relations affectives, des amours sur lesquelles
l'âme ne rencontre pas d'aspérité et encore moins de brisures facetées, de fractures, et reste entièrement elle parce que respectée.



Gaïann 05/05/2010 20:01



Nous évoluons, et nos symboles également...j'aime assez le point de vue de Bifane, j'avoue, bien que mesquin et égoïste me semblent un peu exagérés...disons que je vois plutôt cela comme une
joute à armes égales..



Arthémisia 05/05/2010 20:06



La vie me semble être souvent une joute, trop souvent, voire originellement.


Mais n'avons nous pas aussi besoin de rondeurs, de pièces non cassées, d'entièreté?


C'est aussi cela l'aspiration de mon texte.



Bifane 05/05/2010 16:25



Mmmh... Question de point de vue : qui se fait avoir ? Elle ou lui ? Je dirais que la peinture ne va pas dans le sens que tu dis à cause de son sourire. Si elle était dans cet état d'esprit, me
semble qu'une certaine colère dominerait ses sentiments : le sourire ne m'inspire pas la défiance que tu dis, il m'évoque plutôt le jeu, l'amusement possiblement mesquin et égoïste. Auquel cas,
c'est plutôt lui qui se fait avoir : séduit, mordu, qui n'aurait plus d'yeux que pour elle et se perdrait à tenter de la séduire.


C'est ce petit sourire en coin, moi, qui m'empêche d'abonder dans ton sens. Certaines joueuses savent en user, et peu leur importe les conséquences...


Mais c'est mon point de vue, et pour le coup, il prend l'autre parti...



Arthémisia 05/05/2010 16:47



Hum, hum...comme d'habitude et pour presque tout ce que je publie sur mon blog, ma réponse ne se fie pas du tout à l'oeuvre qui n'est pas la source de mon
écriture mais un "avec", un accompagnement, voire un prolongement à mes mots.


Ne tiens compte en premier, Bifane que de mes mots donc de ma pensée....



joruri 05/05/2010 13:40



D'habitude le hip-hop se danse dans les zones urbaines...



Arthémisia 05/05/2010 16:09



Point de hip-hop mais :


http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftl_m.html


!!!!!


(un Tom WAITS belge dont je suis fan ...aussi)



Bifane 05/05/2010 08:01



C'est drôle : j'ai l'impression d'y voir un galant, faisant sa cour à une belle indifférente... Peut-être a-t-il été jusqu'à graver son nom sur le tronc de l'arbre ? Il en fait des caisses, il
danserait presque pour elle. Elle fait mine de s'en foutre, et en fait, ça l'amuse, elle sourit pour elle-même, se demande jusqu'où il peut aller. Elle doit le trouver ridicule, peut-être, mais
pas tout à fait sans intérêt. Et puis, au fond, c'est flatteur d'être courtisée avec tant d'application. Qu'il continue donc, qu'il puise dans sa passion jusqu'à l'épuiser. Répondra-t-elle
finalement, ne serait-ce que pour voir ? Elle n'a pas l'air disposée à lui laisser quelque chance que ce soit en tout cas...



Arthémisia 05/05/2010 16:04



Ta dernière phrase résume tout! Il me semble qu'elle n'est plus disposée du tout à se laisser avoir et ...par qui que ce soit!


 



Ut 05/05/2010 07:40



La vague bleue se brise au solide pointu du rocher. La vague ronde s'enfuit en criant au plus profond de son centre. La vague profonde s'y disperse aux mains apaisantes de milliards de gouttes
bleues ; prend sa force... rejaillit!


Complètement ignorante de cette manière de Chagal!!!


Je t'embrasse Arthi.


 



Arthémisia 05/05/2010 16:00



Manière fracassée, fracassante, manière d'eau éclatée contre les rocs , et non flottée comme si habituellement chez lui, manière
forte!


Moi aussi je t'embrasse.


Fort!



Gaïann 05/05/2010 01:01



Boah, rien à psychanalyser, rien à analyser d'ailleurs, foncer en réfléchissant, c'est la seule chose qui nous fasse nous sentir vivant, parfois...laisser parler l'intuition, voire l'instinct,
j'apprends beaucoup de ce côté ces dernières semaines...c'est éclatant de véracité.



Arthémisia 05/05/2010 06:09



Je ne peux nier le côté symbolique des objets que j'affectionne.


Ca aussi c'est éclatant de véracité.



Gaïann 05/05/2010 00:51



La collection de primates a quelque chose de plus sympa et plus chaleureux, parfois...mais on s'en lasse, à force, des collections...



Arthémisia 05/05/2010 00:56



Pas moi! ET puis les meilleures sont vivantes!


Impossible d'énumérer ici tout ce que je collectionne. C'est à psychanalyser...mais je préfère ne pas savoir...


Enfin ...je sais!



Gaïann 05/05/2010 00:43



Heureusement, le jour de la marmotte est déjà passé! ;)



Arthémisia 05/05/2010 00:45



Tu ne crois pas si bien dire car ...je collectionne les ...tortues.


Hibernation, même combat!



Gaïann 05/05/2010 00:31



Une histoire se terminant n'attend jamais que le début d'une nouvelle...



Arthémisia 05/05/2010 00:37



En effet. Demain est souvent un autre jour...



Gaïann 05/05/2010 00:17



Pourquoi cassée? Je l'aurais plutôt vue déchaînée, à l'image de la Nature...avec le couple Lilith et Samaël comme VRP ;)


Mais joli, comme toujours..



Arthémisia 05/05/2010 00:23



Cassée parce que l'histoire est en miettes.