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1139 - Ailleurs

Publié le par Arthémisia


http://profbof.com/bonheur/vrai_fichiers/image022.jpg




Et si nous poursuivions ailleurs ?

 

Ici il y a trop de bruits, de bruits qui ne sont pas nôtres, de parfums de ciguë et de lumières de mort, de cette mort criarde, fluo, cette mort à deux balles, cette mort de cadeau Bonux, de Mère Denis, de Monsieur Propre.

 

Ici n’est que balance, pesée, et jugement. Combien valons-nous ? Répondez à la question !!!! Mais répondez à la question ! Vous dormez ?!!! Vous ne savez pas ?

 

Non. Nous ne savons pas…alors nous ne valons rien…

 

 

Ici notre mort est certaine.
Toute mort est certaine. Mais ces coupes ne sont pas encore notre destinée.

Fuyons.

Ailleurs.

 

 

 

 

© Arthémisia – mars 2010

Avec : Paul GAUGUIN - D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons nous ?
- Huile sur toile - 139.1 x 374.6  - Musée des Beaux Arts de Boston

 

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Zip de Zoup 15/03/2010 10:57


Pour le moral la crème c'est bien pour cela qu'on l'achète mais sans illusions pour moi en tout cas...
l'artémise citée dans un de mes poèmes je vais la chercher, oui, en fait je ne me souviens pas dans lequel , mais je vais te faire un clin d'oeil...
Oups,oui,  La Zoupie, elle a la plume sensible !!!   
Tu sais que ça donne de sacrées allergies cette plante !!! 


Arthémisia 15/03/2010 11:04



A chacun ses nécessités...fussent elles totalement illusoires!

L'Artémise ...et Verlaine ! quelle allergie!!!! moi j'en redemande!
Mais je sais : ça a très mal fini....
Voir là ...par exemple....:http://corpsetame.over-blog.com/article-5902300.html



Zip de Zoup 15/03/2010 09:09


Je ne propose rien, et ne me met pas en concurrence,  ça,  j'aime pas...
La crème antirides si ça marche c'est un scoop !
J'irai lire ton lien...
Avoir l'air ou avoir la chanson... That is the question...
Zoupie
 


Arthémisia 15/03/2010 09:19



Il n'est pas du tout question de concurrence !
....Oups...j'ai dû louper quelque chose....
Quand je parlais de ce que tu me proposes, j'évoquais le poème sur l'artémise que tu dis vouloir retrouver.


Et la crème anti-ride...il arrive que ça fasse au moins du bien au ...moral...



Zip de Zoup 15/03/2010 08:50


Zip a l'air jeune, elle ne l'est pas, elle a pris des coups de bâtons et en prend encore, l'envie peut être là,  malgré tout, question de caractère Fleur d'Artémise !
Tiens, j'ai un poème qui parle de l'artémise il faudra que je le cherches ! 


Arthémisia 15/03/2010 09:00



Je ne nie pas l'envie et ceci à tout âge. Je la veux simplement plus prudente... et ce n'est pas qu'une question de caractère mais cela met surtout en jeu la
violence et la durée des expériences.

J'espère ne pas trop parler comme une vieille, auquel cas, je n'ai plus qu'à fuir mes ailleurs (lire le billet précédent) et jeter ma crème anti-rides!


Quant à l'Artémis, il me semble qu'Iskander a fait très fort là :http://laviedesbetes.wordpress.com/2010/03/07/la-fee-verte-de-lorgie/


mais je suis curieuse de lire ce que tu me proposes.



gentle13 14/03/2010 21:08


Bonsoir Arthi, merci de ton passage, j'ai bien aussi aimé Jean ferrat, dans cette magnifique chanson "potemkine", un grand poète qui nous quitte mais reste dans notre coeur tant qu'on y
pensera.
Bises si tu permets
Paul


Arthémisia 14/03/2010 21:10



Eternel.
Bien sûr, bises!
Arthi



catherine 14/03/2010 08:23


Partir et retrouver sa vraie valeur...Celle à laquelle on ne pensait plus, qu'on avait oubliée à force de vivre mal...

Partir et enfin être...

Partir et être tranquille, n'avoir plus besoin de se positionner face au monde car la valeur revenue donne la sérénité de se laisser simplement être.

Je t'embrasse Arthi


Arthémisia 14/03/2010 15:28



Merci de ta comprehension Catherine. Je sais où est ma valeur et ceci sans prétention. Je me sais.
Et je ne peux plus supporter le regard des autres pour me positionner.
C'est tellement facile pour eux...
Je t'embrasse fort.
Arthi



Kranzler 13/03/2010 21:44


Mourir, oui. Mais avec Panache et que ca ait de la gueule !


Arthémisia 14/03/2010 15:23



Je ne suis pas une héroïne de péplum!

Avoir de la gueule c'est aussi partir sans mourir...justement pour ne pas mourir.



O. 13/03/2010 17:55


Fuions cette publicité qui nous déshumanise et réfléchissons ;
Combien valons nous ?
J'ai envie de te répondre par cette phrase célèbre,
"quand je me considère je me trouve bien, mais quand je me compare, je m'aperçois que je ne vaut pas grand chose"
Bisous


Arthémisia 14/03/2010 15:22



Il n'y a pas que cette publicité. Il y a tous ces jugements de valeurs infects et basés sur des théories qui oublient l'homme au profit d'images normées (
oui, pas loin de celle proférées dans le pub!!!) et sclérosantes, de moules et surtout d'abêtissement, d'abrutissement.
A force de nous dire "tu ne vaux rien, tu es comme ci, ou comme ça, tu n'es que ça, tu es ça..." cela nous maintient dans une fausse image de nous même et nous bloque dedans. Nous sommes dans la
cage que l'autre a fabriquée pour nous et ne pouvons plus avancer.

Alors je suis de + en + persuadée que c'est dehors, loin, très loin qu'il faut déguerpir et très vite. Sous peine de mort.
Bisous
Arthi



Ut 13/03/2010 11:44


... et n'emportons que la pelote de lumière ; le doudou de l'âme....


Arthémisia 13/03/2010 11:51



....tu sais tricoter toi!



Mya 13/03/2010 11:00


Ailleurs ici ou là bonheur malheur se cotoient
Ailleurs là-haut sont-ils bien  mieux qu'ici-bas


Arthémisia 13/03/2010 11:49



Je ne voudrais pas paraître égoïste en ne parlant que de moi mais je sais pour l'avoir vécu qu'il existe des lieux, des moments, des hic et des nunc où le
bonheur est tant grand qu'il évacue au loin jusqu'à l'idée même du malheur. Mais ils n'ont été que de toutes petites îles, de minuscules motu perdus dans un océan de dureté.

Quant à là-haut, dans la mesure où ce n'est pas un ailleurs auquel je crois, en tous cas pas défini en ces termes, je préfère ne pas y penser.
Pour faire court, je crois que  ceux qui sont dans ce Là-haut ne poursuivent à mon sens leur "bien" que dans la pensée, le coeur et l'âme (mais ce mot est si fort et peut-être même
prétentieux ...)  de ceux qui sont encore ici-bas.



Semeuse 13/03/2010 09:27


Je viens de lire les autres commentaires... même si on en comprend pas tous les mots (mais c'est étrange, j'ai l'impression de comprendre...) cette langue est magnifique...
Et toi Arthi !!! Toi INCULTE ???????
Alors là !! J'aurais tout.. lu  !!!


Arthémisia 13/03/2010 10:48



Le Tahitien est une langue assez difficile à mon sens par toutes les inflexions de sa prononciation. Il y a tant de façons de prononcer un simple "a" que je
faisais tordre de rire mes amies tahitiennes en m'y essayant et en disant tout autre chose que ce que je voulais dire!!!

Eh oui, les langues latines me manquent. Même si j'ai fait du latin jusqu'au bac je regrette bcp de ne  parler ni l'espagnol ni l'italien....et tant d'autres langues toutes aussi riches et
agréables à l'oreille!



Gladis 13/03/2010 09:22


Ailleurs est le mot que je préfère dans la langue française. Il sonne bien, il est riche.
Bizzzzzzzz


Arthémisia 13/03/2010 10:45



Ailleurs C'est l'ouverture, l'au-delà, la fenêtre, la projection, le projet. Comment pourrions nous nous y refuser?
Bises
Arthi



tilk 12/03/2010 23:34


il est magnifique ce poème...tu sais que Machado est un de mes poètes préféré
c'est un de ceux qui ont forgé ma culture... je me suis nourri de ses poèmes..il est le père de la génération de 27...merci pour ce poème
besos
tilk


Arthémisia 12/03/2010 23:40



J'ai enfin réussi à le publier comme je le souhaitais (en rose!!!).

N'ayant pas appris l'espagnol, j'ai découvert la culture Ibérique sur le tard. D'abord Garcia Lorca ...parce que Dali puis qq. autres. Mais je me sens très très inculte !



tilk 12/03/2010 23:16


je sais pas ...je me demende si l'ailleurs... si la destination est vraiment importante...je crois en fait que seul le chemin est important
besos
tilk


Arthémisia 12/03/2010 23:25



Permet moi de te répondre par un poème laissé dans ma bal par un ami trop lâchement disparu :
Tout passe
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Voyageur, le chemin
C'est les traces
de tes pas
C'est tout ; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier
Que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer
Antonio Machado (1875-1939)
....Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atras
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.



tilk 12/03/2010 22:55


donc ailleurs c'est nulle part !!!
tilk


Arthémisia 12/03/2010 22:58



Non! Là où chacun peut trouver son fenua, sa terre, son ancrage. Mais rien n'est défini au départ. Tout vient avec la vague et soudain, l'île est devant
nous, et nous sommes enfin là.



Max 12/03/2010 22:48


ailleurs est en toi et ailleurs aussi, tilk


Max/Hina


Arthémisia 12/03/2010 22:53



Tu as répondu à Tilk comme je l'aurais fait. En soi et aussi aussi ailleurs...de l'autre côté de la rue...(sourire...)



tilk 12/03/2010 22:38


mais ailleurs..c'est ou ?
besos
tilk


Arthémisia 12/03/2010 22:51



Je crois que Max vient de te donner la réponse, Tilk.
Bises
Arthi



Max 12/03/2010 22:05


Il est un certain motu piti utu contenant le reste d'un marae que les arioi ont foulé. Les plumes rouges témoignent. La pirogue qu'on m'avait prêtée à Pora-Pora
connaissait encore le chemin. Toujours eu dans ma vie le sentiment d'être fau fenua, un arioi fau fenua.

J'arrête là, je ne veux pas tenir des propos "sibyllins ou ésotériques" car l'informatique et mon ordinateur sont moins fiables qu'une pirogue et puis les amis de ton blogue ne méritent l'obscurité
de propos qui n'appartiennent qu'au vent et à la mer.

On ne peut cependant pas faire confiance à un ordinateur, pas plus qu'on ne peut faire confiance à la vie actuelle.

Oui. Poubelles, misères à Faa'a, et dans bien d'autres lieux, oui, bien sûr, mais au fond, tout est là. Parfaitement intact. Ce qui est tapu est inviolable et "impolluable".
Mana est mana, d'éternité. Chacun est alors à sa place dans le monde.

"Un jour" vient cependant pour tous sans exception, ce jour est le jour du chemin du retour.

fa'aitoito Arthi na'oe teie te ra'i


Arthémisia 12/03/2010 22:28



Tu parles très bien tahitien ...bcp mieux que moi...mais ne t'inquiète pas : le courage est là!
Et même si ma pirogue n'atteint pas un motu, même si je traverse simplement la rue, je trouverai bientôt ma place, mon mahana.
Belle soirée, Max
ps : il fait 30° à Papeete en ce moment!



Max 12/03/2010 18:58


Bien tes mots Arthi, bien. Idiot d'écrire ça, mais c'est comme ça. Ils me ressemblent trop tes mots, j'ai envie de les fuir.

Je pense à toi Gaugué, comme le disaient tes frères marquisiens, je pense à tes heures sombres mais chaudes d'Iva Oa. De sinistres enfoirés exhument tes os de nos jours et
j'entends par ci, par là, dire aux bouches chicotiques et grotesques de ces gens qui veulent tous ta peau, toute ta peau... "pédophile et fainéant, lamentable géneur", t'as eu
envie de fuir Gaugué et personne ne pourra jamais te retrouver. 

Brel disait peu de temps avant de passer de l'autre côté "...les autres c'est toi multiplié par eux...", on a tous alors un peu du sang des censeurs, de celui des bourreaux ; mais le grand Jacques
parlait aussi de "rédemption" par la compréhension de soi, par la compréhension de l'autre, j'ai eu envie de fuir car ce monde me fuit, ce monde ne représente rien pour moi, oui, j'ai toujours eu
envie de fuir.

Des mots d'accueil, étincelants, brûlants pourtant comme autant d'écueils se font jour dans mes nuits, la tentation est grande. J'entends gronder ces mots : Iva Oa, Maupiti, Lifou. Ces mots, de
jours en jours se densifient, un jour je partirai en ces terres d'accueil. Ne plus commercer avec le monde. Jamais. Je veux fuir pour mieux me retrouver et danser et rêver et manger au banquet de
ces îles des coquillages nus ou des fruits bien étranges que des branches soumises porteront à ma main.

aita pea pea...

Ia orana Arthi, ia orana...


Arthémisia 12/03/2010 21:21



Io orana Max.
Tu as vécu toi aussi là-bas  pour connaître aussi bien le chant du fenua?
On me dit que les lieux ont terriblement changés, que la délinquance est partout, que le lagon de Tahiti est pollué, que le glacier Hilaire a été remplacé par un Mac Do, et que Carrefour s'est
implanté à Faa'a...

Où sont les terres d'accueil?
Peut-être encore aux Marquises, aux Gambiers?
Et bien sur dans nos coquilles intérieures, celles dans lesquelles le quotidien ne rentrera jamais...
Enfin j'espère...

Nana!




Petra 12/03/2010 18:27


C'est sûr que je ne vaux rien. Le jour que je vaudrais quelque chose, laissez-moi pour compte en votre intérêt.

Beezoo


Arthémisia 12/03/2010 21:07



Dans ce monde là, je préfère ne rien valoir, moi non plus.

"Seule la pensée que nous vivons a une valeur"
Hermann Hesse

Bisous
Arthi