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1158 - La Mantille d'acier

Publié le par Arthémisia

 

http://www.amorosart.com/image-work-vieira_da_silva_elegie_pour_georges_pompidou_1-7593-450-450.jpg

 

 

 

Certains jours sont des nuits

 

Aveuglées et mutiques

 

Avançant au soleil

 

Leurs longues jambes nacrées

 

Mais on ne voit que leurs ombres

 

Portées et extatiques

 

Telles des Requiems

 

En mantille d’acier.

 

 

© Arthémisia – avril 10

 

 

Avec : Maria Helena VIEIRA DA SILVA – Elégie pour Georges POMPIDOU 1

– 1978 – Lithographie – 42.0x32.0

 

Commenter cet article

gicerilla 18/04/2010 06:50



J'aime. Le rythme, surtout le rythme qui nait d'une lecture basse comme une messe.



Arthémisia 18/04/2010 15:04



Si tu savais comme ta lecture "lithurgique" me comble d'aise!


Merci!!!!



Alice 15/04/2010 12:59



Je suis toujours émerveillée par ton inspiration devant les oeuvres, en plus c'est généreux de ta part, de nous les faire partager, et l'oeuvre et le texte


Certains jours s'allongent en courbe dans la grisaille des pensées, le corps devient mécanique sans odeur de la vie. Les lendemains sont souvent plus ensoleillés dans le coeur.


 



Arthémisia 15/04/2010 15:01



Merci Alice de ton passage régulier chez moi.


Je tiens à te préciser que je ne pars qu'exceptionnellement de l'image (oeuvre d'Art ou autre...) pour écrire mon texte ou y accorcher le texte d'un autre,
mais que c'est toujours au texte que j'essaie de proposer une lecture imagée, une de mes lectures imagées (il y en a certainement pleins d'autres!) en l'accompagnant de ce que j'appelle un AVEC
que je veux comme une ouverture, une poursuite possible des mots.


Tu auras un complément d'information en cliquant là
.


Pour en revenir à l'article, je crois que oui, il y a toujours un feu qui couve et un jour ou l'autre permet l'ensoleillement : je veux le
croire!!


 



fbd 12/04/2010 17:45



on se croirait dans l'ombre de "l'homme qui marche"



Arthémisia 12/04/2010 21:29



J'aime beaucoup la lecture que tu fais de cette oeuvre. Même verticalité incisive. Même trait énergique. Même nervosité.


Et puis après tout Helena et Alberto ont pu se croiser!



La vieille dame 11/04/2010 11:47



Jolies sonorités métall hic !


Bizzzzzzzzz Arthi !!



Arthémisia 11/04/2010 16:50



C'est bien là qu'est le hic!


Bises


Arthi



Stellamaris 11/04/2010 09:21



Très beau poème, Arthémisia ! Bises.



Arthémisia 11/04/2010 10:55



Merci, Stellamaris et bon dimanche breton.


Bises


Arthi



juliette 10/04/2010 17:14



Ils sont des nuits sans trêve, sans soleil et sans ombre, gris et silencieux



Arthémisia 10/04/2010 21:11



Un mélange de cendres et de métal.



Ut 10/04/2010 10:51



Griefs? pas envers Elle en tout cas!


Peut-être oui, envers Il qui ne la sait pas..... (regards aveubles...)



Arthémisia 10/04/2010 11:01



Il faut plus que des yeux pour voir.



francis 10/04/2010 08:45



 Merci pour ce beau et tendre portait que je n 'espère pas teinté de...grief :


" elle se défait sous des regards...aveugles "


http://www.youtube.com/watch?v=-82ooIpxVVs


 



Arthémisia 10/04/2010 10:06



Sourires...même si la variété française n'est pas vraiment mon style...


RDV lundi pour mon artiste fétiche.



Ut 10/04/2010 08:07



@ Francis : Elle est, femme de mantille grise ainsi :


Femme comme volupté…


    Celle qui bat au profond de l'oeil, comme un sourire en
coin.


Celle qui parle, fort et vite et mouillé,
sur la pulpe de la lèvre maquillée, entre ouverte.


     Celle qui rit à dents
perlées, cou levé, regard clos; respiration.



    Elle
pose; sage, mains croisées sur l’intime, pour écouter, tête penchée;
       crinière indomptée qui refuse l’arithmétique du peigne.



   Elle avance une chaussure si fine, si aérée, que le pied s’y déshabille,
s‘y pose à peine; et glisse quand elle marche, fier de son impudeur.



Elle picote avec les doigts son repas,


     En bavardant;
souffle parfumé. Chant.



Elle cliquette à peine ses bijoux, avec tous ses gestes:


      Arrondi du
bras, fourreau d’air qui s’interrompt, suit la main, les doigts; qu’elle grignote; doigts nacrés, ronds et pressés.



      Et tous ces petits bruits d’elle, comme le message qui toc le portable, qu’elle porte
toujours avec elle.



     Et toutes ses odeurs où on rentre.



Et ne pas être jolie, mais rester belle; même au bord de l’âge.



  Elle,


Volupté innée….
Luxuriance…


 
        ...Et elle se défait



... Sous les regards aveugles.



Arthémisia 10/04/2010 10:04



Toi tu es un soleil, un grand soleil!


Merci de me rappeler ces mots qui me touchent toujours autant.


Merci infiniment.


Baisers. Plein.


A.


 



francis 09/04/2010 21:22



  s'il n ' y avait que celà que j'ignore...



Arthémisia 09/04/2010 21:25



je suis ....!


...entre autres...



francis 09/04/2010 18:28



merci...  Wikipedia        fr.wikipedia.org/wiki/Guernica
content quand même de te faire rire



Arthémisia 09/04/2010 20:37



Toi tu dois ignorer quel est mon job.....



francis 09/04/2010 16:21



GUERNICA...oui pourquoi pas...


«  Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso. Il
la réalisa à la suite du bombardement de la ville de Guernica qui eut lieu le 26 avril 1937, lors de la
guerre d'Espagne, et qui devint rapidement un symbole de la violence de la répression franquiste avant
de se convertir en symbole de l'horreur de la guerre en général. Il est exposé au musée de la Reine Sofia à Madrid. »






Arthémisia 09/04/2010 18:23



Merci pour le....cours d'Histoire de l'Art.


Aujourd'hui au moins tu me fais rire!!!!!



Bifane 09/04/2010 13:51



Ta vision de ces "certains jours" est diablement expressive... incarnée dans quelque spectre cauchemardesque et menaçant... Pas réussi à lier le poème à la peinture qui l'illustre, mais dans ces
visions, le délire n'est pas loin, et c'est sans doute chacun le sien... J'y aurais bien vu certains détails de Guernica...



Arthémisia 09/04/2010 18:22



Des voiles, des résilles d'acier...je ne sais pas si c'est un délire, une image rétrograde et méchante en tout cas.


Mais comme tu le dis elle n'est que mienne.


Quant à Guernica...oups! j'ai du mal à voir un lien avec le travail de PICASSO et celui de Da SILVA..la violence peut-être? Mais Pablo est beaucoup plus
narratif et Maria plus suggestive.



joruri 09/04/2010 12:09



La peinture me pose un problème en cela que l'on peut tout en dire...


Scratch scratch...(je me gratte la tête)


Murs ou montée vers un palais ?


On n'entend pas les odes du vent dans le forêt de pierre, mais le sifflement ophidien d'une menace.



Arthémisia 09/04/2010 18:18



Ce qui est intéressant c'est ce que toi tu vis devant cette oeuvre. Je fuis les discours qui enferment, qui closent les lectures avant même qu'on ait pu
regarder l'oeuvre. Il convient, oui, de se gratter la tête, le coeur ou toute autre partie du corps (!) pour laisser
l'oeuvre te frôler, te caresser, te griffer peut-être, te mordre...et trouver une réponse qui de toute façon ne sera que la tienne et que celle de ce moment.


Une menace, certainement. Je partage cette idée avec toi.



francis 09/04/2010 11:36



 Oh ! c 'est déjà...beaucoup...surtout avec cette superbe chanson d'Alain Bashung


http://www.youtube.com/watch?v=ziVCSgmIroY



Arthémisia 09/04/2010 18:14



Merci pour celle ci aussi.



francis 09/04/2010 06:54



Il y a des nuits bien plus belles que des jours,ce n’est pas moi qui le dis mais,c’est de Raphaële Billetdoux qui l’a écrit…






Arthémisia 09/04/2010 10:12



Guère envie de t'en dire plus...


http://www.youtube.com/watch?v=eLhz8WELr00