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1164 - Debout (1)

Publié le par Arthémisia

 

http://1.bp.blogspot.com/_ruNmKeZaSOs/S9cRvc9iCII/AAAAAAAAFKs/W4ItfNFjpqQ/s1600/vilhelm-hammershoi-Femme-n%C3%A9buleus-1909.jpg

 

 

 


Lèvres emmaillotées comme une rose humide,
portant les rayons de miel alvéolés,
aux confins du monde dès l’aube des jours
tu étais debout, ravalant tes larmes.



Ossip MANDELSTAM
Nouveaux Poèmes
1930-1934



Avec : Vilhelm HAMMERSHØI - Femme nébuleuse - 1909

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Ren 29/08/2011 11:44



Plus difficile, peut-être pour le néophyte,  celui qui n'a connu que la relation à "l'homme debout"...


 


pour continuer  avec Wesseman,  mais  assise...  et  avec un "debout"...


 






Arthémisia 29/08/2011 13:37



Sourire++++!


C'est pourtant vrai que l'HdA recèle bon nombre de femmes couchées et bcp plus d'hommes debout. C'est tout de même révélateur d'un rapport au corps très symbolique.


 



Ren 28/08/2011 18:21



en réponse  au commentaire 2, le tien,  la verticalité...


 


curieusement  cette  signification apprait chez le peintre "pape de l'abstraction'


Pierre Mondrian,, qui, si je me souviens  bien,  associe l'horizontale au sol ( la ligne  d'horizon),  et la verticalité  à la
station debout,  ou la projection


( par exemple  d'une  source lumineuse; le soleil),  qui  serait perpendiculaire  ( à l'horizontale)..


 


ça  n'a  l'air  de rien, mais  ça résume bcp de choses en art...


 


à savoir  que cette  représentation correspond à celui qui est debout (  qui regarde en face  de lui, un tableau accroché debout, une  sculpture, etc)...


Evacuer  ces deux repères  ;  abscisse et ordonnée...  c'est  faire  comme Pollock,  créer un univers  sans  centre ni axe,  un univers
 qu'on perçoit comme flottant, en tout cas  où on n'y trouve pas  de figure implicite  qui rappelle  la station  "debout"


 


C'est  évidemment  moins facile  d'y  rentrer  "dedans"



Arthémisia 28/08/2011 18:45



Pourquoi serait-il moins facile de rentrer dans une œuvre de POLLOCK que dans une de MONDRIAN ? par manque de repère orthonormé ?


Tu sais bien comme la norme peut scléroser, enfermer, tarir.


 


Et puis je crois qu’il y a d’autres lectures possibles aux œuvres si mathématiques que celles de MONDRIAN ou si débridées que celles de
POLLOCK ;


Comme le dit en substance dans L’homme qui marchait dans la couleur, G. DIDI-HUBERMAN, il parle d’arêtes, de cloisons, de bords qui présentent
l’illimité.


Que dit le visible, seulement ce qui est dit, ou bien aussi le non-dit ? Le cadre, ne dit-il pas aussi ce qui est hors de lui (cf. le hors cadre, le
hors-champ) ?


Ah oui, bien sûr, cela fait plus appel au spectateur, à sa liberté, à sa créativité. Une partie de l’œuvre reste encore à construire, et alors qu’on
pourrait la supposer fermée, elle est tout au contraire, ouverte sur ce qui n’existe pas …encore.


 



henzzo 28/08/2011 16:41



le hasard ne fait rien à l'affaire la bonne triangulation est le bon moment la bonne personne le bon endroit, je vous ai deviné vous m'avez découvert, le céleste  est ignorant, il dévoile
l'impudique - amitiés



Arthémisia 28/08/2011 16:48



Le céleste naît pourtant. Sous le voile.


amitiés


Arthémisia



Ut 18/08/2010 05:52



La Femme est une entité, pas une autre version de l'humain.....



Arthémisia 18/08/2010 14:21



Comme chaque individu, alors?


Grave question ontologique .



La vieille dame 20/04/2010 15:27



Les mots rarement se tissent exactement chacun à sa place, exactement.


 


C'est ce que tu nous as donné là, Arthi.



Arthémisia 20/04/2010 15:42



Parfois cela se fait au fond des yeux, dans les liquides non soumis.


 



juliette 20/04/2010 09:42



On s'étonne chaque jour, d'être encore là, encore debout, larmes ravalées, sourire exquissé....


bisous



Arthémisia 20/04/2010 15:32



L'étonnement tiendrait il l'homme?


Bises


Arthi



marlou 19/04/2010 14:52



Le titre est révélateur d'une décision plus forte que les larmes d'ailleurs ravalées.



Arthémisia 19/04/2010 17:37



Tout à fait. Il n'en va même que de volonté.



francis 19/04/2010 08:11



D e tout tempsE t des plus éloignés…,
B ien plus loin que nos rêves,O n garde en nous U ne idée fixe :T oujours
rester debout…



http://1.bp.blogspot.com/_N0TSGcQUzgU/STWyDf1AcGI/AAAAAAAAAYc/xc8x2imr6JE/s400/artwork_images_529_141935_vilhelm-hammershoi.jpg


 


 



Arthémisia 19/04/2010 08:43



Merci pour l'acrostiche. De toi?





Je suis assez de ton avis pour ce qui est qu'une "verticalité" fait l'homme (ou la femme). La chute ou même le mouvement vers le bas, annihile la vision d'un
solide, efface le visage de l'axe médian de la vue de l'autre, nie, et ramène l'homme vers la terre, c-à-d vers ses origines animales. Se pencher, s'abaisser, c'est exister "inférieurement"
devant l'autre, être moins humain (j'entends moins dans la pensée)  et surtout moins soi.





J'en veux pour preuve tous les signes d'obédience et les courbettes aux supérieurs (hiérarchiques, religieux,....), la moindre considération  qui est
faite à la présence du vieillard courbé par  le temps et qu'on écoute plus, et tant de postures d'asservissement, et d'avilissement qui ne sont pas que symboliques....





Etrangement ta réponse trouvera une prolongation dans mon billet de mercredi tant dans le sens de tes mots que dans "l'avec" que j'y proposerai, celui d'un
peintre plus récent dont la peinture prolonge les silences, la mélancolie et les vides angoissants de Vilhem HAMMERSHOI.





A mercredi!