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1230 - L'Adjectif numéral ordinal

Publié le par Arthémisia

 

http://www.blogdecodesign.fr/wp-content/uploads/2008/11/suspension-noeud.jpg


Même au trente-sixième dessous, faire un noeud à son...mouchoir, pour ne pas oublier qu'il existe un septième ciel.




Copyright © Arthémisia – juillet 10



Avec : Marie THURNAUER – Suspension lumineuse.

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Servanne 17/07/2010 19:51



ah, cette photo me dérange ... je suis désolée ...



Arthémisia 18/07/2010 00:40



Elle est là pour faire réagir, positivement ou négativement.


A quoi servent les choses trop bien établies?



Briesing 17/07/2010 15:46



J'aime beaucoup cette photo. J'y vois quelques chose de très lumineux et douillet. J'aime les draps froissés, les lits non faits, je les trouve plus doux et accueillants. Quant à la suspension
j'y vois comme un point d'interrogation, une promesse de lumière.



Arthémisia 17/07/2010 18:52



La lecture est assez proche de la mienne. Rien de vraiment négatif en fait.


Amitié


ARthi



Bifane 16/07/2010 23:15



Ah ! un néon... J'ai l'imaginaire miséreux : je ne voyais qu'une corde au noeud coulant, et qui brillait comme une promesse, comme pour aguicher le suicidaire. Puis le lit en-dessous. Et quelque
chose comme une invite : viens te pendre, après tu dormiras, tu oublieras, tu partiras... Je n'aime pas les solutions définitives, je trouve plus humain de se laisser un possible retour. Quand
nos sautes d'humeur ou nos colères nous poussent à briser net, couper les ponts ou que sais-je, il y a toujours comme un sentiment de défaite dans l'air. Même si, allez ! couper les ponts est
quelquefois ce qu'il y a de mieux à faire. Mais c'est une autre histoire...


Oui donc, un néon... Mais un néon en forme de corde... J'aime mieux une toute bête ampoule, ronde, simple... Ou des choses devant l'ampoule, qui jouent avec sa lumière... Chez moi, j'ai trouvé un
drôle de plafonnier, pourvu de quatre petits spots, qui, chaque fois que je le regarde, m'évoque "Orange mécanique", la scène des écarteurs de paupières pour forcer le futur repenti à ingurgiter
les images les plus violentes possibles... J'avais vu aussi des flambeaux, j'aimais beaucoup. Pas la vieille ampoule de mémé en forme de flamme de bougie pour visser les lustres, non, un grand
flambeau, comme dans les antiques cavernes, duquel on imagine que tomberait des bouts de tissus enflammés, du suif je crois ? Bon... Mais la corde... Enfin, les imaginaires s'engagent dans le
sens qu'ils veulent (qu'ils peuvent ?), on arrive à des perceptions étrangement différentes...


Un ami photographe avait pris un jour un genre de poupée de chiffon sur un balai de paille, suspendu dans le vide. Il avait trouvé ça drôle. La moitié des personnes qui regardèrent la photo
trouvèrent ça effrayant...


Bon, un bon livre m'attend... Je te souhaite une bonne nuit, Arthi, et merci pour ce petit moment d'étranges lumières. Mes bises du soir.



Arthémisia 16/07/2010 23:34



Lis, Bifane !


Eh oui, l’ "Avec"  précise toujours chez moi tant qu’il peut le
faire, la référence iconique.





Je ne nie pas l’ambigüité de l’objet : c’est justement ce qui m’a attiré chez lui, cet assemblage entre un symbole de mort
et la lumière.





Et le lit – cela me plait de savoir qu’il y a tant de lectures dans une même image !- je ne le vois pas du tout comme
celui d’un après mais tout à fait celui de l’avant. Celui de l’avant lumière. Celui de l’avant solution. Celui de la solitude grise et sèche du 36ème dessous. Ce néon c’est celui qui
dit « surtout ne te pends pas ! La clarté existe même si elle est fragile ».


 


Quant aux ampoules, je leur porte une affection toute particulière, d’abord parce que Francis BACON en peint très souvent dans
ses tableaux ….et puis parce qu’elles me font oublier le temps !


http://corpsetame.over-blog.com/article-34313779.html


 


Belle nuit. Bisous.


Arthi











Bifane 16/07/2010 22:56



L'image et les mots font un ensemble qui choque. Le mot est peut-être mal choisi, je n'en trouve pas de plus approprié : bouleversant n'était pas ce que je ressentais, émouvant non plus,
angoissant s'en approchait, mais trop faiblement... Choquant, c'était au plus proche de mon ressenti.


J'aime mieux le mouchoir, en effet. On peut y abandonner ses larmes, pour mieux repartir. Tiens ! repartir...


Bonne soirée chez toi Arthi, à bientôt !



Arthémisia 16/07/2010 23:01



Ce qui choque, c'est la mort, Bifane. Et l'objet qui peut l'apporter ou qui la symbolise.





Le mouchoir en fait,  je le crois moins positif que le néon. Il est le drap du condamné qui se pend vraiment. Il est le linceul
aussi.


Le néon, lui apporte la lumière, la fragile mais présente lumière qui nous accroche le regard dans la vie, et nous le fait tourner vers le
7ème,là-haut....


Belle soirée aussi chez toi, Bifane.


 



Max 16/07/2010 22:32



Arthi mon amie,


il y a toujours un écho dans le coeur des amis, en réponse à nos silences ou attitudes "hirsutes". L'ami est ou n'est pas. Je l'ai vérifié bien souvent. Tiens, par exemple, chez deux amis,
respectivement Jean-Jacques et Alain, après trente et dix annnées de "dormition". De disparition. D'absolue distance, mystère total de la vie et de ses chemins creux, autres routes parcourant les
déserts. Et bien ! Ils étaient là. Ils sont là. Ils sont revenus dans ma vie.


Mystérieusement un jour, "signal-présence-vie", comme celui de ces engins que l'on envoie dans l'espace, porteurs de nos présences terrestres, ils se perdent au-delà de notre système solaire,
parcourent les éternels cosmos, chevauchent les étoiles, ils gardent toujours en eux ce "bip-bip" et bien mieux...


Arthi, ne mégote pas, il a de trop grosses couilles ce mec. Au diable l'atonie. Et puis cette chaussette, ah ! Cette chaussette, un tableau à elle seule.


Elle me fait aussi penser à plusieurs choses... Pour commencer, à un loup de mes amis héros d'un film de mes amours, un loup qui s'appelait "Chaussette", ensuite, à celles que n'avaient pas mon
grand-père qui ne mettait qu'un simple "lit" de foin au fond de ses misérables sabots qui abritaient ses deux pieds, le bon et le mauvais, le mauvais c'était celui qui portait une jambe brisée en
14, une jambe aux mille souffrances, qui n'avait de jambe que le nom, enfin, ça me fait hélas, et je ne veux pas la jouer "Cosette", penser à celles de mes vains Noël, et de ce Père Noël que
j'appelais - fataliste - au bout de quelques hivers : "Arlésienne", à celles donc que j'aurais rêvé d'accrocher moi aussi sur une cheminée, elle me fait penser que je déteste mettre des
chaussettes et ceci explique peut-être cela...


Quant à la tisane, il ne s'agissait pas de "tisane" mais d'artisane, je n'aime, entre parenthèse, que la "tisane" de houblon, car c'est cela que tu es Arthi, une "artisane", de mots et de beau,
une tisseuse de rêves qui prennent tous forme sur ton blogue...


Tes mots me font chauds au coeur et au bec, alouette... et ailleurs, si j'étais grivois, ce qu'à Dieu ne plaise ne suis, et si l'atonie de tout à l'heure, etc.


Non, je blague, à bientôt Arthi,



Arthémisia 16/07/2010 22:34



Max, tu es un réconfort à toi tout seul. Au sens littéraire de ce mot. Je me sens misérable, miteuse devant ta
philosophie tant engluée que je peux être dans les méandres besogneux d’un quotidien trop sombre.


Avec toi (et quelques autres) j’apprends que la lumière existe, que les cœurs se remettent à faire bip-bip bien longtemps après
l’absence, et que je peux encore sourire.


…même devant une chaussette si vite bousculée, et même devant  le pied nu d’un homme dans une chaussure ce que je trouve
le summum de l’érotisme !!!


Et moi je ne blague pas : je regarde. Je me passerai de t’expliquer pourquoi parce que la lecture de cette image est de
toute façon très facile !!!


Rêvons en artiste, en artisan, ou même en être humain. Regarder est une question esthétique mais aussi une question
d’amour.


Mes bises


Arthi



Max 16/07/2010 18:25



dans la chaussette ?



Arthémisia 16/07/2010 18:29



Oh mon Dieu (oups!) non : il fait trop chaud pour ce genre de fantaisie arpionesque!



juliette b. 16/07/2010 17:37



Si j'en crois l'église, ce n'est pas le septième ciel que tu atteindra, mais l'enfer !!!!


 


 


 


 



Arthémisia 16/07/2010 17:44



Il se peut que j'y ai déjà un pied.



Max 16/07/2010 14:27



...je ne conçois pas d'autre ampoule, j'adore, j'adore aussi les draps non repassés, je vais avoir plein de temps pour venir te visiter désormais, elle n'est pas belle la vie ?


Ah oui, juste une parenthèse brève, ton homme l'autre jour, et d'un, je pense que c'était un sacré crado (beurk), pas rasé, pas propre (des traces de "sale" suspectes sur tout le corps ?!), il
s'est couché bourré, n'a même pas pu enlever sa dernière chaussette, bref, un pitoyable représentant de l'espèce masculine


et de deux, il n'était pas très beau, ses "organes" disproportionnés et flasques, non, c'est vraiment pas beau un homme exposé en public, une femme nue ça a vraiment une autre allure...


 


J'arrête, j'écris ceci après avoir abandonné mon blogue, bu quelques verres (de trop ?) de rosé frais ce midi, bref, l'esprit pas trop clair, mais je serai toujours suspendu à ta devanture, à cet
étal, infiniment plus beau que celui de Bécaud dans ses "marchés de ¨Provence" qui pourtant étaient largement foisonnants,


Arthi tu m'es indispensable, continue, ne t'arrête pas, le jardin d'Eden à côté de ton propre blogue-jardin, c'est de la gnognotte...


Reçois mes bises, exquise arthi-sane



Arthémisia 16/07/2010 15:10



Max,





Moi aussi j’aime les draps non repassés, ou ceux de l’après, comme on veut.





Cette ampoule, je me la figure comme une sorte d’allégorie de la vie ; un jour ça va, …un jour –que dis-je ? Quelques
jours, ça va …et puis vlan te voilà plongé dans des affres crayeuses et grises qui te donnent envie d’en finir.





Alors heureusement la lumière est. Celle d’une foi, que tu trouves on ne sait où, ou qui te tombe dessus parce que le sourire
de ton fils, les cheveux de ta fille et l’immense écho de ton silence hirsute dans les cœurs amis.


 


Quant à « mon » homme…peut être lui ai-je sauté dessus tellement vite et avec tellement de rage, dans la
poussière de l’été, que sa peau et son regard en gardent une honte délicieuse et que …zut …je  n’avais même pas remarqué que je lui avais laissé une moitié de chaussette. Peut-être que si tu
le trouves si pitoyable, ce n’est en fait que de ma faute, celle de la part animale que j’ai abandonnée rageusement sur lui et en lui (Amen !) parce qu’un homme c’est beau, et qu’il faudra
que tu me dises ce que c’est que des organes proportionnés et que l’atonie est l’état normal de l’homme après l’amour (ça vaut même mieux !)…





Mais je te pardonne. Le rosé... surement.





Reste ce que tu es : vivant, Max ! La terre est ronde même et peut-être surtout hors de la blogosphère. Et la route
pas si longue pour venir en mon jardin.


Pas de tisane pour moi mais un Blanc de Maravenne ou de L’Aumerade m’ira très bien…quoiqu’il est tout de même 15
h.





Je t’aime fort toi. Et je suis un peu triste...





Arthi


 


ps : j'espère que La Vieille Dame indigne passera par ici : elle espérait que j'écrive quelque chose à propos de cette fichue
chaussette.





Ce n'est peut être qu'un début...











la vieille dame indigne 16/07/2010 10:57



Tu fais bien de me le rappeler.



Arthémisia 16/07/2010 11:00



C'est  une auto suggestion que je n'hésite absolument pas  à partager!!!



lutin 16/07/2010 09:52



Ce n'est pas ainsi que je pourrais dormir, des draps non repassés, je connaissais l'épée de damocles, perpétuelle ennemie coupant le sommeil, mais le noeud coulant illuminé c'est encore pire.



Arthémisia 16/07/2010 10:18



C'est peut être comme le disent si bien les anglais "just a joke..."?





Peut-être aussi quelque chose autour d'une lumière salvatrice? Il y a beaucoup d'ambiguité dans cette suspension qui mélange le létal et l'espoir d'une
clarté.