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1233 - Allez?...

Publié le par Arthémisia

 

 

 

http://www.exporevue.com/images/magazine/702kapor_d.jpg

 

 

 

Au-delà des cordes pourries, des ruines noyées, des mains taries, des chevilles faussées et des sexes séchés,

 

Au-delà de la morsure du scorpion, de la lubricité du juge, de l’hypocrisie du clan,

 

Au-delà des avants toujours premiers, des pages aux valeurs de droit, des images qui n’ont été que des images,

 

Au-delà des voix obstruées,

 

Au-delà des foutez moi la paix,

 

Au-delà des limites de la pensée la plus nue,

 

Au-delà des peurs et des sauts dans le vide,

 

 

Allez !

Allez ?

 

 

Copyright © Arthémisia – juillet 10

 

 

Avec : Marsyas - Anish KAPOOR - Installation (extrait) -

Tate Modern - Londres - 2002 -

Photocredit : Marcus Leith
and Andrew Dunkley,
© Tate Photography

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bleu virus 27/07/2010 22:53



La est bien la vérité mais personne ne veut plus sauter, plonger, sourire, parler, ce serait bien trop prendre un risque: aimer.



Arthémisia 27/07/2010 23:56



Je suis comme Ulysse alors :je m'appelle "personne"!



joruri 24/07/2010 21:56



Le bonheur est un but. Comme le ciel il multiplie les infinis. De galaxies en galaxies on ne fait toujours que commencer à découvrir cet horizon. Qui sait vers quels lointains ce but là peut
conduire ? Il a cependant sa loi: ne jamais renoncer et être prèt à tout donner.



Arthémisia 24/07/2010 22:11



Mais quelle image donnes tu au bonheur? Probablement pas la même que la mienne, ton infini est donc autre que le mien.


Nous suivons des chemins différents, faits de tous les pas qui ont précédés celui que nous sommes en train de faire. 


Cependant il y a aussi de larichesse  là, dans toutes les possibilités de croisement de nos routes ou de nos marches silencieuses côte à côte, voies
parallèles des volontés et des devoirs.


Ce que tu dis du non- renoncement et du don me fait penser aux Raisins de la colère, le roman de Steinbeck que je lis en ce moment et où, forts de
leurs détresses, et surtout de leur projet commun, des paysans déshérités se retrouvent sur les routes à rouler ensemble vers un Ouest de mirage dans une solidarité et une humanité que seules les
pires désespoirs peuvent créer.





 



juliette b. 24/07/2010 18:13



Rester calme au dlà ds peines



Arthémisia 24/07/2010 20:27



Impossible pour moi de tout laisser faire, de tout laisser dire...


 



Bifane 23/07/2010 14:39



Pour ceux qui n'ont aucune destination, oui, sans doute l'important réside-t-il avant tout dans le mouvement et son histoire. Je suis de ceux-là : ce que je suis ne procède que de ce que je suis
devenu, de ce que je continue de devenir. Devenir, de mon point de vue, ou du point de vue que j'ai sur ma vie, c'est vivre.


J'ai pourtant observé que d'autres, quoiqu'ils aient comme moi, comme chacun, la trace de leurs pas qui raconte leur histoire, semblent s'attacher exclusivement au but. Ils en ont un, ils règlent
la visée là-dessus et foncent. J'ai aussi observé que souvent, ils arrivent. J'en suis content pour eux. Je ne maîtrise pas ce moyen d'avancer, je n'ai pas ce carburant-là. Et comme je te le
disais, c'est plutôt de tout ce que j'ai vécu que je me nourris, moins que d'un objectif à atteindre, qui n'existe pas pour moi.


Par quoi je me reconnaissais bien dans ce que tu écris. Et ce poème de Marchado me parle au moins autant. Mais en l'occurrence, je ne crois pas que le modèle soit universel, il me semble que non,
il me semble que co-existent d'autres raisons de vivre, ou d'autres manières d'aborder sa vie, qui, pour la pratique au moins, me sont complètement étrangères, mais que je vois pourtant, et dont
je ne peux nier qu'elles puissent avoir raison aussi, quand bien même je ne me donne pas tort pour autant. Deux manières possibles, chacune avec justesse, et pourtant opposée par bien des
aspects. C'est étrange, non ?



Arthémisia 23/07/2010 19:35



Pas étrange car je pense même que, même en étant opposées par leurs aspects ces 2 manières de faire peuvent être complétementaire.


Cependant je crois qu'il est important que chacun garde en tête (ou en coeur...) ce qu'il a été, et ce qu'il est avant de se projeter dans un hypothétique
lendemain.


Même inconsciemment, nous ne sommes pas  que des projets  : nous sommes aussi nos actes passés, nos pages déjà écrites, nos
hétitages.


Et chaque matin qui s'ouvre à nous est toujours le lendemain d'un hier sans lequel nous serions bien incapable de transcender nos actes au delà du simple
factuel, hier qui donne l'élan, la poussée, et se trouve très souvent la source de notre nouveau monde, même s'il n'est pas exactement celui vers lequel notre imaginaire nous avait
projetés.



Bifane 23/07/2010 12:46



Oui, aller... Le problème au fond, ce n'est pas qu'on aille, c'est qu'on ne sache jamais bien vers quoi. Pas que ce serait tellement mieux de savoir, mais disons que certains savent au moins se
fixer des objectifs définis, quitte à louvoyer sur le parcours ensuite, mais prêts à tracer la route puisqu'ils savent pour quoi, vers où, quand bien même il doit leur arriver de se planter
aussi... D'autres n'y arrivent pas. Se fixent des objectifs, tout pareil, font du projet à tour de bras des fois, d'autres fois que dalle, mais de toute façon savent qu'ils n'y vont pas vraiment.
A la limite, chez eux, un objectif atteint, c'est presque un accident : d'ordinaire, ils dérivent tellement qu'ils n'y arrivent jamais.


Est-ce tout ce passif quoi foire la visée ? Sans doute que ça plombe, on peut pas dire que ce soit rien. Mais qu'est-ce qui fait que les uns trouvent le moyen de s'en détacher au moins assez pour
filer droit, et que d'autres, à tirer ça derrière ont toujours la démarche balancée en virages des poids qui traînent dans le dos ?


Je crois que je comprends un peu les uns, un peu plus les autres. C'est le comment surtout, ou le pourquoi plutôt, qui m'échappent...


En tout cas, pas à dire, c'est bien vu, Arthi'. C'est de la vision pas gaie, mais authentique et réaliste...



Arthémisia 23/07/2010 14:18



Es tu sur, Bifane, que l’important réside uniquement dans ce vers quoi aller et ne se trouve pas tant dans l’origine, d’où on
vient, ce qu’on est et ce qu’on quitte, voire ce qu’on fuit, ce dont on veut sortir, et surtout  le chemin qu’on prend pour aller ?


Le but se construit aussi souvent comme un négatif, un refus et le chemin se trace dans l’ardeur du désir, dans la richesse de
la volonté, de la nécessité : parfois il peut prendre des voies de traverse, parfois il roule en autoroute, mais il va !





Un de mes ex amis du net ( eh oui, tout passe...) m’avait un jour parlé d'Antonio Machado et m’avait envoyé ce poème que je
trouve très fort.


 


 


Tout passe
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Voyageur, le chemin
C'est les traces
de tes pas
C'est tout ; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier
Que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer











Petra 22/07/2010 23:10



Si, si... faut y aller ! Rien que pour voir.


Bisou



Arthémisia 22/07/2010 23:27



Il ne saurait en être autrement. Et je n'y emmène pas que mes yeux...


Bisous


A.



joruri 22/07/2010 17:29



J'aime les formes que l'art tisse....


On pense à une corolle vue de dessous ou à un bolet croisé avec une amanite tue-mouche.


L'improbabilité de la forme et son élan foncier décrit le mouvement d'une espérance centrifuge qui par un trou de ver nous enverrait dans un autre monde à la surface verte.


Je n'ai fumé que de l'air bleu...



Arthémisia 22/07/2010 17:40



Il y a c'est certain, quelque chose de fortement organique mais bcp + animal que végétal dans l'oeuvre de KAPOOR;





Espérance, je ne sais pas, mais en tout cas envie de découvrir, de pénétrer, d'aller voir...ce qu'il y a plus loin...l'élan, oui,celui du toboggan, de
l'aspiration dans tous les sens de ce mot.





Et puis de la douleur ...n'oublie pas le titre de l'oeuvre...probablement celle d'une mise à nu, celle du déshabillage le plus intime, au-delà de la peau...








http://www.youtube.com/watch?v=m1Ouyhjx06k


 


...et je n'ai fumé que les vapeurs de mon gel douche!



Ut 22/07/2010 17:20



on parle de saut en parachute : de saut dans le rêve :)



Arthémisia 22/07/2010 17:24



Le rêve me semble-t-il, a besoin un jour ou l'autre d'une autre réalité. Sinon, on ne sauterait jamais.


Mais tu as raison : en quitter une c'est déjà simplement par le fait de sauter en connaître une autre...


 



Ut 22/07/2010 17:11



Oui, c'est juste le saut... et c'est pour le plaisir du saut... rien de morbide, au contraire. Il y a un avenir après le saut : recommencer :)



Arthémisia 22/07/2010 17:13



...recommencer?


Autrement alors!



Ut 22/07/2010 17:03



Allez!!! Bien sûr, et pour jusqu'à la fin!


Parce qu'il y a des cordes lisses, des ruines ruisselantes de soleil, des mains de caresses, des chevilles à faire tourner les têtes, des sexes joyeux............ Il y a!



Arthémisia 22/07/2010 17:08



J'ignore ce que ressent la  personne qui s'apprête à sauter pour la 1ère fois en parachute...Et je ne sais pas si au moment juste avant le saut, le
paysage du dessous à une quelconque importance. Il me semble que pour un instant, c'est juste le saut qui compte.



vdi 22/07/2010 16:59



Clap clap clap ....



Arthémisia 22/07/2010 17:02



Attends que j'enlève le "?"......!


ou que j'écrive :


"Allez?


Allez!"



alice 22/07/2010 16:34



Le souffle de la philosophie ?



Arthémisia 22/07/2010 16:35



J'appelle cela celui de la survie. Mais c'est une forme de philosophie.