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1243 - Le Silence

Publié le par Arthémisia

 

http://nuovo-tekne.nohup.it/img/Cremonini,%20Eclats%20du%20silence%20-%20sito.jpg

 

 

 

Je me plais à penser que quand je dors, tu dors aussi.

Je me sens riche de cette lueur bleue qui nous fait basculer de concert dans le silence, ce silence dans lequel nous ne sommes pour personne, et surtout pas pour nous, ce silence qui unifie le monde, se joue du temps et de l’espace, ce silence qui voisine la mort mais ne la touche pas encore, ce silence d’abandon, de don et de confiance, ce silence que je sens s’étendre avant que tout s’éteigne, ce silence qui sait mais ne dira rien.

C’est mieux ainsi.

L’espace est si grand.

 

 

Copyright © Arthémisia – Juillet 10

 

 

Avec : Les Eclats du silence – Leonardo CREMONINI – Huile sur toile

 

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juliette b. 07/08/2010 11:01



le silence ! Ah! lesilence pour toujours



Arthémisia 07/08/2010 15:33



Parfois je l'apprécie, quand je le sais commun.


Mais c'est quand il pèse plein de jugements et de suffisance que je le fuis comme la peste.



Frédéric 06/08/2010 00:23



Je viens de rechercher sur mon ancien blog, j'ai trouvé un article, plus précis :


http://goo.gl/Igfe


 



Arthémisia 06/08/2010 00:31



 


http://lungtazen.wordpress.com/2009/12/15/detachement/


MERCi!


Je pensais au mot détachement aussi pour ce  dont parlait Sans en évoquant son désir de non-possession parce qu'il rejette l'illusion, l'éphémère des
choses -les objets- et pas que les sentiments (si je l'ai bien compris) parce que l'objet est lui-même lié à une sensation, un sentiment volatil et fugace.



Frédéric 06/08/2010 00:22



Oui Arthémisia un non-attachement qui est lié à l'impermanence des phénomènes et des êtres, mais aussi une prise en compte de l'interdépendance des mêmes, cela amène une pratique du "prendre soin
de", ce qui fait qu'on est loin du détachement sans émotion auxquels certains pensent lorsqu'ils pensent au bouddhisme mais au contraire d'une grande sensibilité à la souffrance et d'essayer que
cet état d'être se transforme en action pour faire diminuer cette souffrance


C'est pourquoi "Sans" ne serait pas, de mon humble point de vue, un nom réellement "bouddhiste" (bon je dis cela, mais il faudrait encore définir ce que c'est un "nom bouddhiste" hahaha) mais
plutôt "l'inverse" qq chose comme "Grand", c'est à dire une vision de plénitude, de grandeur 


je t'embrasse ainsi que tous les Sans et les autres 


Frédéric



Arthémisia 06/08/2010 00:25



J'espère que Sans repassera par là et qu'il appréciera ta lecture !


Bises  Grandes !


Et merci d'être passé, Frédéric.


Arthi



sans 05/08/2010 23:26



sans


 



Arthémisia 05/08/2010 23:35



sourire !



sans 05/08/2010 22:18



Pour ne pas voisiner trop avec l'illusion et l'ephémère,quand a la "possession" elle est un concept primaire , archaique et inutile,tout ce qui "est" de soi ou a soi glissera dans le souvenir
puis l'oubli et c'est si bien ainsi


J'ignore si  je suis proche de certains courants philosophiques orientaux,j'avoue mon inculture ,alors que très sensible et totalement sous le charme de certains textes poétiques orientaux



Arthémisia 05/08/2010 22:30



C'est plus encore du stoïcisme que vous pratiquez, une forme de non-attachement -je ne dis pas indifférence- mais de liberté face aux instabilités de la
vie,au fait que tout passe et change,  ce que les bouddhistes appelle l'impermanence.


Lung Ta (Frédéric) si tu passes par ici, dis moi que je ne dis pas
de bêtise!


 


Pas de blog Sans?



sans 05/08/2010 21:09



pourquoi sans?peut etre le sens de la marche du solitaire qu'il soit agneau ou loup,toujours voyager léger,passer tojours a coté et ne jamais oublier



Arthémisia 05/08/2010 21:19



C'est une  démarche proche des philosophies orientales.


Vous cultivez plus le regard, la sensation  que la possession objectale, si je vous suis bien?



sans 05/08/2010 00:30



Ce silence là est le jumeau de la soliture,vous souvenevez de ce que le poète en disait?il avait raison,vos mots expriment quelque chose qui vibre très joliement a l'unisson de....vous avez
surement raison



Arthémisia 05/08/2010 11:10



Le poète a tant dit. Tout et son contraire.


Que mes mots soient les miens même si je ne viens pas de rien. Cela est suffisant.


Avoir raison n'est pas mon but. Etre ainsi et pouvoir le dire me tente davantage.


 


Une question : pourquoi "Sans"? Sans quoi?



poete-enrage 04/08/2010 10:36



Le silence est très beau pourtant


 



Arthémisia 04/08/2010 11:14



Mais je ne dis pas le contraire, surtout quand on le sait partagé même à distance.


Et pourtant il existe des silences de jugement, de sourire en coin, des silences acides. Des silences de cruauté.



Joruri 03/08/2010 22:10



Silence ? Tu parles ! Je me suis levé à 3h et demi à cause d'un cauchemar !


Un cauchemar d'amour en fait; Il y avait une réunion pour prendre des options pour mon fils autiste dans un centre, et là, paf, envie de faire pipi (!) donc je sors, et quand je reviens, toutes
les portes sont fermées, et je crie mon amour à mon fils...et je n'ai pas fais pipi au lit !


Bref, je suis naze...



Arthémisia 03/08/2010 22:12



Pas Zen du tout ça! (cf le comm de Frédéric)


 


File au lit et fais pipi avant!



Bifane 03/08/2010 14:59


Non, je ne crois pas qu'il y ait une quelconque lâcheté à se laisser glisser, à perdre son fil et s'égarer dans sa vie, quand il devient difficile d'en retrouver la raison. Elle existe, je le
crois, mais il est certain qu'elle ne fait pas partie des choses les plus évidentes, et cette impression dont tu parles d'avoir tout essayé, ou devrait-on dire d'avoir "tant" essayé, et de
n'arriver pourtant à rien, ou à quelque chose d'infiniment décevant et insatisfaisant, cette impression en témoigne. Aussi, comme je te le disais au début, je te rejoins bien dans cette fuite
nocturne, ce moment de lâcher prise, de n'espérer rien au-delà et de couper un moment la mémoire d'avant, pour voguer sur un semblant de sérénité, bien conscient de n'être qu'en illusion, mais avec
quelque chose de l'instinct de survie qui baisserait le rideau pour nous permettre de souffler. Et puis il y a de l'apaisement plus universel aussi dans ta démarche, ce rapport au monde qui ne
procède plus de ta seule personne et des épreuves qu'elle traverse, mais qui se fond dans un ensemble plus grand, plus généreux, certes en échappatoire, mais avec ce souhait d'humanité idéalisée,
qui m'a plu aussi. J'espère que tu n'as pas pris en mauvaise part ma retenue sur le point évoqué. Je n'y entendais rien de matériel, j'y avais plutôt perçu quelque chose de vaguement suicidaire,
peu prononcé, et peut-être seulement dû à ma lecture, et c'était là que je ne voulais pas aller, là seulement. Le reste me convient. Et puisque le rien tel que tu l'entends n'a rien à voir avec
celui que j'avais cru percevoir, tel que tu le présentes et le ressens, je l'adopte aussi, parce que nous n'avons pas vocation à l'exploit surhumain, et que la faiblesse, si critiquable dans notre
monde de performances, me paraît plus une marque positive qu'une tare, en ce qu'elle laisse paraître, bien malgré elle je pense, de sensibilité et de fragilité humaine. Ces choses-là participent
d'une âme plus saine, dans ce qu'elle appréhende des difficultés de vivre, qui ne sont pour certains qu'une vue de l'esprit...


Arthémisia 03/08/2010 15:09



Oui, tu as bien compris ma pensée Bifane;


il a quelque chose de l'ordre de l'instinct, du raccrochage à ce qui a plu, cette infinie petite chose inexplicable, inexprimable, parce que secrête aussi,
cette petite poussière de vie qui justement fait qu'on est dans le silence et pas encore dans la mort.





L'exploit? Pfff! quelle outrecuidance ont ceux qui y tendent ! Avant de monter sur le podium, ne faut-il  pas déjà simplement avoir la force de marcher,
d'être en capacité d'aller  au bout du jour?


Alors oui, la rémanence, celle du Beau, aussi infime soit-il, qui donne la force de franchir le temps.


 



Bifane 03/08/2010 13:44



Le plus rien ne me dérange pas, du moment qu'il n'arrive pas trop tôt. L'après m'indiffère, mais le pendant est trop facilement méprisé, négligé. Ma nature tendrait à le prendre ainsi et à
rejoindre ce que tu dis, mais je sens qu'elle a tort. Il y a quelque chose à faire de nos jours, en particulier quand ils nous pèsent, signe sans doute que nous sommes sur une voie de garage ou
une fausse piste, et qu'il faut retrouver le bon chemin...



Arthémisia 03/08/2010 14:36



Quand je parlais de "plus rien", tu l'auras compris, je ne faisais pas allusion aux possessions terrestres mais à tout ce qui peut nous encombrer et
justement rendre notre vie (ou ce que nous souhaitons en faire et y faire) complétement impossible.


Il y a quelque chose à faire. Je veux le croire mais je n'ai pas encore trouver quoi.


Alors oui, on peut se retrouver, trouver un équilibre dans le silence de la nuit, dans l'espoir dément qui est partagé, dans la mémoire entretenue de façon
ridicule, et dans le plus rien d'autre devant, même si cela doit être fatal ou approcher le fatal.


Je conçois que cela puisse paraître lâche, et débile. Mais quand on a l'impression d'avoir tout essayé, l'enchantement ne peut être que dans le lâcher
prise.



Stellamaris 03/08/2010 09:56



La parole est d'argent, mais le silence est d'or ... Il permet parfois une telle communion ! Bises.



Arthémisia 03/08/2010 12:18



Que Dieu t'entende!


Bises Stellamaris....



Servanne 03/08/2010 09:38



Quel beau choix harmonieux entre la toile et les mots ...


Je ressens une grande force mais douce de silence à la fin de ma lecture ...


Un silence qui n'est pas rompu, un silence d'encre ? ancré à la conscience des choses ... Un silence partagé au fond ...


 


Pensées de silence et d'ombre avec cette belle lulière et de rose et de bleu, tendres dans la nuit de l'espace ...



Arthémisia 03/08/2010 12:18



Oui, il s'agit à plein du silence partagé, du silence de la quiétude, de la certitude de ne plus, de ne pas, de ne pas avoir à espérer quoique ce soit. Le
silence de ce qui a été et qui est. Sans plus.


 



Ut 03/08/2010 09:34



Oui, le sommeil est une petite mort... et heureusement : il nous prépare à la grande, celle qui a un éveil ailleurs et autrement.


Le sommeil lave et répare, même dans ses pires cauchemards.


Bisous Arthi.



Arthémisia 03/08/2010 12:16



Je ne sais pas si le sommeil lave mais en tout cas je le sens comme un véritable oubli, et le royal "Foutez moi la paix !" de chaque jour....


Bisous


Arthi



Bifane 03/08/2010 08:14



"Ce silence qui voisine la mort"... il n'y a guère que dans cette vision-là que j'ai du mal à te suivre, ou à le voir d'un même oeil. Pour le reste, je partagerais plutôt cet apaisement
et son humeur...



Arthémisia 03/08/2010 12:15



La Mort, tu sais Bifane, peut être vue comme un apaisement : plus rien...( je sais que je vais faire réagir Joruri ....!) en tous cas plus de souffrances
terrestres. ET surtout plus de pensées.



Nathalie Dhénin 03/08/2010 07:53



Un silence partagé par d'autres...Ce qui fait sa force d'évocation...


A bientôt de te lire, Nathalie



Arthémisia 03/08/2010 12:11



Ce silence, ce retrait du monde, quand l'un et l'autre se retrouve dans la spirale de sa coquille, dans la connaissance du replis simultané de l'autre, oui,
c'est le silence le mieux partagé, peut-être le plus pronfond?


Bises


Arthi



Frédéric 03/08/2010 06:57



tu pratiques le zen maintenant ? 


bises


frédéric



Arthémisia 03/08/2010 12:08



Il faudrait peut être?!


Bises


Arthi