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1258 - Assise au bord

Publié le par Arthémisia

 

PUGOL Noëlle - Le Préparateur

 

 

...Assise au bord

Les yeux accrochés aux nuages

Le cœur déjà parti dans d’autres images

Les mains occupent

Une pensée de voyage

…Sanglant.

 

Où sont mes ailes ?

J’ai dû les donner elles aussi.

 

 

Copyright © Arthémisia – août 10

 

 

 

 Cyrod n’est pas pour rien dans la naissance de ce texte

 

 

Avec : Le Préparateur – Noëlle PUGOL -

 Vidéo d’un taxidermiste travaillant un cygne - 

Capture d’écran montrant l’œil de l’oiseau © Arthémisia

Commenter cet article

laurence 25/08/2010 07:16



le cotè"cut"de l'image et du poême sont parfaitement réussis...



Arthémisia 25/08/2010 10:23



Je ne suis pas sous influence, je te
promets!


 



fransua 24/08/2010 22:46



moi j'y voyai un oeil perdu dans la verdure mais pas celui d'un cygne, comme quoi ! nt tout ces une belle photo



Arthémisia 24/08/2010 23:31



C'est une capture d'écran vidéo que j'ai faite avec un APN. Les couleurs sont certainement modifiées, je dirai accentuées par rapport à la
réalité.


C'était très étrange car c'était pratiquement la fin de la vidéo, du travail du taxidermiste, le moment ultime où l'animal par le biais de l'oeil de verre se
rapproche le plus du vivant. La frontière entre vie et mort y paraissait extrèmement ténue et quasi illusoire.



fbd 24/08/2010 14:11



il reste des pattes, des pieds… cours Forest, cours!!



Arthémisia 24/08/2010 18:10



Merci de tes encouragements ! Il y a quelques casseroles à porter...



Bifane 24/08/2010 13:06



Peut-être qu'il n'est pas inutile, de temps à autre, de l'exprimer clairement : de dire à l'autre qu'on n'est pas plus là exclusivement pour lui que lui pour nous, et que la valeur du rapport
humain tient avant tout dans le double-sens, pas dans le sens unique. Quelquefois, à trop donner sans jamais rien dire de la déception qu'on peut ressentir à ne rien voir revenir, j'ai
l'impression qu'on finit par s'enterrer soi-même : on ne dit rien, et on perd l'habitude de dire, et on prend celle d'encaisser et de trouver ça injuste, mais pour soi seul, sans rien laisser
transpirer. Parallèlement, on donne l'habitude à l'autre d'être à son service, voire d'être sa poubelle quand il a besoin de s'épancher, de tout comprendre, de tout prendre, là, gratuitement, à
peine s'il y pense : on a toujours été là pour lui, y'a pas de raison que ça change...


D'une certaine manière, il y a beaucoup de pièges dans lesquels on tombe sans l'aide de personne : on s'y jette soi-même, sans faire gaffe, et une fois qu'on y est, difficile d'en ressortir. Faut
créer du séisme ou s'habituer à vivre dans l'attente, et dans son éternelle insatisfaction...



Arthémisia 24/08/2010 18:07



Tout à fait Bifane. Le rapport humain se construit dans les deux sens. Mais il faut aussi pour qu’il y ait échange que le
récepteur soit en envie d’écouter la parole de l’émetteur. J’en connais qui, s’en moquent, ou pire ne sont pas en état d’entendement pour l’accueillir, l’entendre, la comprendre, la prendre comme
ils prennent tout le reste. Ce reste leur est dû. Question d’éducation, de modélisation, de formatage. La parole ne fait pas partie du contrat, du devoir. Il arrive même que ce soit le silence
qu’ils demandent.


Alors oui, le tremblement de terre fera gronder car l’insatisfaction n’est pas quelque chose de sain au long
terme.
















Bifane 24/08/2010 11:35



C'est cet antique piège des excès, et le don qui va jusqu'au dépouillement m'évoque quelque chose comme une maladie, un aspect positif qui aurait viré au très négatif. Qu'est-ce qu'il reste à
donner, finalement, quand on se vide soi-même de tout ? Tu as raison, il faut avoir gardé pour soi de quoi alimenter sa force vive, ses rêves et tout ce qui nous confère la volonté du mieux, pour
autant qu'il ne devienne pas l'ennemi du bien...



Arthémisia 24/08/2010 12:24



Et pourtant il me semble aussi que notre force vive vient des retours que nos dons peuvent provoquer : si l'autre ne voit dans notre don qu'une réponse à sa
demande, un objet et non l'élan qui nous habite, où sommes nous? Trop nombreux sont les coeurs qui ne sont qu'attente du geste et qui le moment venu, en oublie totalement
l'origine.


Et on se retrouve seul, seul, nu et vide à se demander pourquoi l'autre ne nous a pas vu.


Et surtout ce qui fait la richesse du geste...



Bifane 24/08/2010 11:18



S'il reste encore des regards pour harponner l'horizon, des pensées pour s'y enfuir, la vie n'a pas renoncé, c'est toujours ça, en manière d'espoir auquel se raccrocher. Et puis, ce qu'on donne
nous enrichit, quand bien même on a parfois tort de l'avoir donné, pour s'être trompé de personne, ou de saison, qu'importe, donner, ça reste tellement positif, c'est un geste qui nourrit l'âme,
même quand elle en ressort blessée. Enfin, je crois...



Arthémisia 24/08/2010 11:26



Je crois aussi qu'à moins d'être saint, le don seul ne peut suffir. Tout simplement parce qu'un jour ce qu'on donne attaque notre vivance jusque dans sa
corporalité.



Servanne 24/08/2010 10:43



Mais tu es libre et c'est moi qui suis désolée de t'embeter avec ça ...


Bisous solides et ronds comme l'abricot ...



Arthémisia 24/08/2010 10:46



Tu ne m'embêtes pas du tout avec ça. J'assume mes choix, ne t'inquiète pas!


Bisous tout fruit.


A.



Servanne 24/08/2010 10:23



Comme tu voudras ...


Pensées dilatées à la rose ...



Arthémisia 24/08/2010 10:25



C'est plutôt comme je pourrai...


Désolée.


 



poete enrage 24/08/2010 10:17



...Et un regard fixé sur l'horizon pour l'éternité.


 



Arthémisia 24/08/2010 10:19



A trop regarder l'horizon on s'en crève les yeux.



Servanne 24/08/2010 09:09



Comme ce vert de l'image et de tes mots est beau Arthi ...


Je suis désolée, tu es si riche en billets je n'ai pas le temps de tous les come-hanter, et je n'aime pas bacler ... je reviens parfois en silence ...


 


Je les vois tes ailes accrochées dans ton dos, ne t'inquiète pas ...


Aurais-je le bonheur de voir un jour un peu l'encre de ton oeil de biche ? ;)



Arthémisia 24/08/2010 10:11



L'encre de mon oeil?


Hum...ici rien n'est visible de moi, ma main peut être si tu cherches bien ...mais cela n'a aucun intérêt.


J'ai bcp plus de facilité (et d'honteuse impudeur) à montrer mes regards intérieurs. En fait non: ce n'est pas une facilité, c'est une nécessité. Un
déballage  très très narcissique qui me met quand même aussi très mal avec moi même.


Mais la surface est encore bien plus dure à assumer.


Belle journée, Servanne.



tilk 24/08/2010 01:09



donner ses ailes c'est perdre espoir ....


en tous cas c'est un superbe texte...


besos


tilk



Arthémisia 24/08/2010 07:08



Des ailes, si l'espace est trop petit pour pouvoir s'envoler, ça pèse très lourd. Alors on les abandonne sur le sol et on continue de se trainer derrière le
troupeau.


 


Mon Dieu, chassez loin de moi cette vision d'horreur, et laisser les miennes accrochées dans mon dos même si je dois mourir étouffer sous mes
plumes...