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1270 - La Couleur... même de travers*

Publié le par Arthémisia

 

DUPIN-Jerome---Sans-titre.JPG

 

 

Dans le corps de larmes

Se tait le germe buissonnier.

Il connait la peur.

Il connait le froid.

Il attend

Au fond de sa petite forêt blonde

La griserie du soleil orangé.

Juteux.

 

Et poser trois petits points,  

Trois petits pas,

Trois petits tas 

De loin en loin, 

Là et pas là,

Ici

Et fleurir sa vie

De nouvelles couleurs.

 

Fatiguée pourtant.

Tant.

 

Le robinet plic ploc doucement.

Alors l’ouvrir en grand,

Recevoir, à flots glorieux

La joie sucrée et tiède,

Et surtout, surtout

Aller vers les couleurs.

 

La couleur.

Sa couleur.


Aimer. Tomber.

Aimer tomber.

Même de travers.

 

 

Copyright © Arthémisia – sept 10

 

 

Avec : Sans titre – Jérôme DUPIN

Photo © Arthémisia – Exposition DUPIN – Hôtel des Arts – Toulon- 2010

 

 

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vdi 10/09/2010 17:48



"Tomber, même de travers", ça me plait drôlement ça pour commencer cette nouvelle rentrée ...


Arf, je vous colle mille bises à toi et Ut, à toutes ces discussions passionnantes partagées ...pour tout.


Je ne sais plus du coup de quoi exactement tu voulais parler ...excuse-moi si je suis HS (dormi 3h..) aaaaaaaaaaa créer peindre créer peindre, tomber, tomber, tomber....c'est si vertigineusement
bon ....tomber encore encore !! Je t'envoie ma joie ...ma joie de peindre... en tombant et en laissant tomber ...tout sauf ce bout de bois, cette baguette magique. Tu sais.



Arthémisia 10/09/2010 21:28



Merci d'être du partage. Je n'ai qu'un seul regret : que la baguette magique ne soit pas plus souvent dans ma main mais il me faut assurer mon quotidien et
mon futur....


Tomber -où que ce soit.... - est d'autant plus précieux.


Je l'ai compris trop tard.



poete enrage 10/09/2010 10:32



Le rouge mérite bien sa réputation, celle de la passion destructrice. Même si, avouons-le, c'est nous qui lui avons donné ce sens car c'est une belle couleur.



Arthémisia 10/09/2010 14:39



Tu vois l'oeuvre rouge? C'est étonnant car elle est du plus pur orange de Cadmium.


ET puis tu sais toutes les couleurs sont belles à condition qu'on sache les aimer...



lutin 09/09/2010 21:37



Ce texte est un de vos meilleurs, il est un tout, il est simple, mais tout se noue en partant du corps jusqu'à l'intérieur de soi, là où se cachent les larmes



Arthémisia 09/09/2010 22:26



Merci de tes (je peux?) compliments.


C'est toujours la même histoire, Lutin, une histoire entre soi et soi...mais ici la couleur emporte, et apporte ses symboles dionysiaques et
bouddhistes.



bleu virus 09/09/2010 21:30



C'est bigrement  interessant tout ça la liberté, la liberté d'être libre, la liberté de s'offrir cette liberté; ce que j'en pense Arthi c'est  que c'est  juste la peur qui nous
retient et nous enchaine. Lorsque l'on a vu tous nos possibles il faut encore faire le pas de les réaliser: s'acheter un bateau et partir, changer de régions,  épouser une religion
... La liberté n'est pas juste un état de fait, c'est quelque chose qui s'acquière. Viva libertad !!!



Arthémisia 09/09/2010 22:21



Tu es tout à fait dans ma démarche actuelle : je me suis demandée en mariage.



Ut 09/09/2010 20:55



Exactement!... sourire :)



Arthémisia 09/09/2010 22:15



En fait je crois que c'est le cumul de ça et de tout le reste qui fait que!



Ut 09/09/2010 19:22



Ah comme je suis d'accord avec toi!!!!!



Arthémisia 09/09/2010 20:30



Ca doit expliquer pourquoi le soir je me sens 200% plus fatiguée que les autres!



Ut 09/09/2010 18:11



Oui, mais par rapport à une réalité... plus ou moins vraie et plus ou moins connue de lui (consciente). C'est terrible d'être créateur!


Bisous Arthi.



Arthémisia 09/09/2010 18:22



Mais c'est vivre aussi, Ut, à 200%!


Bisous ma belle.


A.



Ut 09/09/2010 09:22



D'avoir tant voulu choisir ; être l'arbitre et le créateur, d'aucun sont morts.......


Baisers.



Arthémisia 09/09/2010 17:44



L'artiste est toujours plus ou moins un démiurge.


Bisous


Arthi



Ut 09/09/2010 08:47



Peut-être bien que je me dédouane sur le pinceau... mais il en fait si souvent à sa tête que je me venge un peu :)


Je sais Arthi : le pinceau en prolongement de soi.


Ce qui n'implique quand même pas un choix! (sourire)


Baisers et bon matin-loulous-pinceaux.



09/09/2010 09:00



une danse?....j'aime cette idée, Le Pinceau pas comme un prolongement mais comme un partenaire.


ET là, tu choisis, tu le choisis et tu danses ce que tu veux avec lui!


Bisous loulous!



juliette 09/09/2010 08:46



cd bdl orangé si cher à ton coeur



Arthémisia 09/09/2010 08:59



cd dbl?


 


oui! C'est superbe l'orange!



Ut 09/09/2010 08:35



Pas pour moi : le pinceau, l'écriture, s'imposent! Parce qu'ils débordent de cet autrement dont tu parles ; et qu'il faut bien le faire exhulter sous peine de mort.....


Tout à fait d'accord sur la télé!!! MDR!



Arthémisia 09/09/2010 08:44



Tu devrais réfléchir encore à savoir si c'est le pinceau qui "fait" tout...


Ne dis tu pas cela pour te dédouanner?....Te fuir?


Et la chose mentale de Michel Ange?


On en parle ailleurs et quand tu veux!!!!!!


 


Bon, je file : j'ai quelques petits loulous qui m'attendent avec leurs pinceaux!


Bises


Arthi



Ut 09/09/2010 08:30



Ah.. le choix! L'humain choix!... De cela aussi il faudrait que nous reparlions Arthi, parce que je le pense bien encadré, le choix humain....!


Et l'art, n'est-il- pas justement un refus du choix? De la normalité? De la pensée formatée?... un lâcher prise?


Et le choix de l'encadrement ne serai-t-il pas celui d'une société voyeuse.... parce que pauvre dedans?



Arthémisia 09/09/2010 08:32



Dès qu'on pose le pinceau sur la toile on a choisi.


D'être. Autrement. Celui qui fait est toujours autrement.


Donc plus  riche que celui qui ne fait que regarder (Vive la télé!....).



Ut 09/09/2010 08:18



C'est là l'erreur : ce qui se passe dedans est à ajuster à ce qui se passe d'ehors : le temps n'existe pas, il est emberlificoté à hier demain et dedans..... C'est ma conviction intime, et cela
n'engage que moi :)


Un artiste qui ne soupçonnerait pas cela ne serait qu'un nombril claquemuré derrière la cage du cordon ombilical.... Sortir l'Art de ses cages!!!!!


Rire! ... je pense à tes collections de cages :)



Arthémisia 09/09/2010 08:25



Mais nous sommes libres de nos ajustements : c'est nous qui décidons de ce qui sort, de ce qui va se balader, et de ce qui reste sur la toile, accroché., Ut.
C'est quand il n'y en a pas, pas d'accord, je veux dire d'accordage librement décidé et choisi que le dedans et le dehors sont conflictuels et  que ça coince.


Et c'est nous qui décidons de ce qui est l'accord, l'accordage, c'est nous qui en faisons les noeuds, plus ou moins librement, comme les espaces qui existent
entre les barreaux des cages!!!


La liberté c'est notre choix. Les Arts Plastiques d'ailleurs ce n'est que faire des choix....



Ut 09/09/2010 08:01



Mais le cadre n'existe pas chez l'artiste : il défie tout tout l'temps : il ouvre. Le cadre n'est là que pour accrocher l'oeuvre et la montrer. L'art de la rue nous le montre assez, qu'il ne doit
pas y avoir de cadre. L'artiste est tout sauf sage et convenu (sauf les oeuvres de composition ou les commandes... et encore!)


Dupin dit simplement qu'il se moque un peu de nous et de l'art commenté, prolongé dans des débats sans fin. Parce qu'après tout.... nous sommes de l'infini coincé dans des individualités
formatées....


Il faudrait lui poser la question :)



Arthémisia 09/09/2010 08:12



oulala! Nous en reparlerons Ut mais chez certains artistes même très contemporains le cadre existe et drôlement (je parle du cadre physique de l'oeuvre)
!Pense à BUREN.


Et pense aussi aux photographes....





Ceci ne nous empêche pas de marcher entre deux éternités (Diderot), ce qui se passe dedans et ce qui se passe dehors. Le plus dur étant bien sûr
d'ajuster tout ça!



Ut 09/09/2010 07:51



la liberté de sauvetage hors de la norme


Cette expression te ressemble tellement! C'est vrai qu'il ne donne aucune rène ni aucun cadre de pensée : juste une couleur à se mettre
où on veut, comme on veut, pour ce qu'on veut. Très rare chez un artiste, dont le propre est d'exposer son "dedans".... Tu as peut-être trouvé une des définitions de DUPIN....


Mais "sauvetage"....... sommes nous si réellement en danger d'humain????



Arthémisia 09/09/2010 07:56



Sauvetage, oh que oui! Le danger justement, Ut c'est le cadre, l'orthonormé, le bien droit.


 


Je crois qu'il expose aussi son dedans, car justement son dedans c'est d'être de travers, de défier les sagesses et tous les équilibres
assurés.





(Je serai curieuse de savoir ce qu'il pense de notre lecture de son oeuvre!!!!)



Ut 09/09/2010 07:43



C'est justement ton billet qui m'a fait réfléchir à ce peintre! "Tomber" uniformément dans un cadre, une case.... mais c'est somptueux d'humilité, d'humour, de joie de vivre!



ab 09/09/2010 07:47



Ce que je trouve aussi d'énigmatique et d'ouvert dans son travail c'est qu'il ne donne pas de réponse quant à savoir ce qui se passe hors champ, dehors, et
que son "de travers "  laisse la liberté de sauvetage hors de la norme.



Ut 09/09/2010 07:31



Caser DUPIN... oui, se lâcher et tomber pour tenter de voir, de se colorer la vie, de jouir... sais -tu que j'y pensais ce matin justement?


Belle journée Arthi.



Arthémisia 09/09/2010 07:36



Rien que ce matin?!!!!





En fait, sous couvert d'une démarche extrémement facile et répétitive, ce peintre a peut être compris  les évidences de la vie? Ne parlait il
pas d'amusement?


 


Belle journée à toi aussi.



tilk 09/09/2010 00:35



superbe!!!! c'est beau de te voir peidre...


besos


tilk



Arthémisia 09/09/2010 07:11



peindre?....!!!!


 


Bises.


Arthi