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1300 - Quand...

Publié le par Arthémisia

 

http://www.artaujourdhui.info/Taos/Img/chapeau5223

 

 

Quand un amour manque de nom il va chercher des mots.

 

 

Copyright  © Arthémisia - oct 10

 

 

 

Avec : Que le langage se dérange - Christian DOTREMONT © Imec Images / Fonds Dotremont

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Servanne 06/11/2010 23:18



Donne-moi ton nom, Amour, que je te réalise en t'apposant confiance ...



Arthémisia 06/11/2010 23:22



Il est des noms à taire, de peur qu'on les enterre.


 



monik 03/11/2010 14:06



Flamboyer est un cri désespéré mais au moins  un pied de nez à la mort en Beauté épanouie.


" Le retour de la Terre  vers la Mort " certes mais aussi avec un peu de patience la certitude du renouvellement.



Arthémisia 03/11/2010 16:22



Tu as raison : je n'ai pas un tempéramment patient. Faute d'avoir bien trop longtemps attendu!



nora 03/11/2010 10:03



Superbe, cette pensée !



Arthémisia 03/11/2010 10:05



Les pensées sont souvent bien plus belles que les actes, Nora!



monik 31/10/2010 11:05



Ah, tes réponses !


Bien sûr j'ai été très sensible à l'en tête de ton blog et aux mots et à la vie de Rilke.


Je partage ton idée de Paix ... la quête d'apaisement est ce fil de vie qui nous pousse à surmonter ,à continuer avec les plaisirs-délices de la Beauté du monde.


Tu as en plus le plaisir de parcourir ce labyinthe du dessin et de la peinture.


Profite bien du flamboiement de l'automne.



Arthémisia 31/10/2010 11:21



Et oui, mes réponses....J'aimerai pourtant tellement qu'elles soient autres.





Quant aux couleurs de l'automne, elles ne me fascinent pas en tant que telles mais elles justifient le retour de la terre vers sa mort ; et ça, ça
m'interesse bcp plus. Ca fait sens pour moi (voir mon billet de demain!)


 


Bon dimanche à toi, Monik.



monik 30/10/2010 12:50



"Elle a dû découvrir que pour tous ceux qui pensent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible: une tendresse
ironique et le silence....Quand les corps se reposent les esprits de l'homme se mettent au travail."


J'ai lu ce passage du Quatuor d'Alexandrie , juste hier soir.



Arthémisia 31/10/2010 08:21



Très beau passage.Merci.


Ma philisophie personnelle me pousserait plus devant ce labyrinthe, non à la tendresse et à l'ironie, qui sont (devrais-je dire Hélas? ) deux
sentiments que je ne vis pas/plus (le premier faute de destinataire; le second qui a tjs été hors de ma nature) mais , oui, au silence. C'est une évidence grandissante et
quotidienne.


Dans le silence, il n'est pas question ni de corps ni d'esprit: il est question dePAIX. Alors, le travail.... qui, en vérité, n'en ai pas un : je dessine, je
peins...Finalement le seul plaisir (j'insiste sur le mot et t'incite à relire l'en-tête de ce blog, la citation de RILKE), et même le seul bonheur d'une vie dans le Beau.


La Nature humaine, aujourd'hui, je veux dire hic et nunc, très très précisement, a fortement tendance à
m'écoeurer.



monik 30/10/2010 12:44



Non pas se taire, mais peut-être laisser du champ à tout ce qui , autres que les mots, dit aussi :les gestes, les déplacements,les regards , les mains, les hésitations, les silences, les espaces,
les marges..que sais-je? Puis reprendre les mots puisqu'ils sont là! 



Arthémisia 31/10/2010 08:06



Les gestes, les déplacements, les regards, les mains, les hésitations, les silences , les espaces, les marges, relèvent du même esprit que les mots. Ils sont
communicants. Et de la même manière ne peuvent être reçus que si l'Autre est un tantinet ouvert ou/et même tout simplement ...là.


Il y a tant de lieux de fuite où il peut s'échapper faute d'avoir le courage de reconnaitre les carences de l'échange.



monik 29/10/2010 18:17



Et puis on a l'impression que tous ces mots deviennent bruit et qu'il vaut mieux se taire ou ne les dire ou les écrire que pour soi.



Arthémisia 29/10/2010 18:21



Oh non pas se taire! Plus se taire!


Quitte à monologuer...et à user les encres de toutes les mers.



juliette 29/10/2010 17:24



etfait un long discour fumeux et maladroit



Arthémisia 29/10/2010 17:43



il faut bien remplir le vide.



thom 28/10/2010 23:25



les mots


sont


les bruits


que l´âme


fait


tombent


sur la terre



Arthémisia 29/10/2010 01:55



Ce que ça résonne ici certains soirs!!!!....


 



tilk 28/10/2010 23:16



c'est vrai que nommer quelque chose c'est le faire exister


besos


tilk



Arthémisia 29/10/2010 01:54



Ce que tu me dis me fait penser à la situation inverse : celui qu'on ne nomme pas, semble effectivement perdre son identité, en tout cas son existence dans
le groupe. Il est nié.



joruri 28/10/2010 20:43


Dans une autre vie j'étais fou de Michaux. Un des meilleurs auteurs Francophones de l'histoire. J'aime ce genre de graphisme car on écrit son propre texte et le mien ce soit parle d'amour et de
Nestor (cf si tu veux voir sur mon blog) Où allait Michaux dans sa quête, et quel courage lui a t-il fallu pour oser ce qu'il a osée et risquer ce qu'il a risqué pour voir de quoi c'est fait un
homme...Il y a une autre voie, dieu merci, mais il nous a laissé des pages uniques en tout.


Arthémisia 29/10/2010 01:48



D'accord à 100 % pour ce que je connais de MICHAUX (c-à-d bcp plus le peintre que l'écrivain)


Dotremont ici propose un logramme, c'est à dire une texte écrit à l'envers. Il a très souvent travaillé la mise en forme du mot, l'ordre des lettres et bien
sûr la composition plastique du texte sur l'espace de la page. Il faisait partie du groupe COBRA; Je crois qu'il est décédé assez récemment mais personne n'en a parlé.


Il est d'autres dieux dont les médias nous encombrent...



lutin 28/10/2010 11:54



peu de mots mais tout est dit.



Arthémisia 28/10/2010 16:21



Je l'espère.