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1305 - Toujours d'actualité

Publié le par Arthémisia

 

10-10-31Crâne de renard (ébréché) vu par dessous

 

 

 

« Amitié de cour, foi de renard et société de loups »

 

Nicolas de CHAMPFORT

Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes - 1795

 

 

Avec : Partie supérieure d’un crâne de renard vu par-dessous

© Arthémisia – oct 10

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juliette 04/11/2010 18:31



Oh oui, toujours d'actualité.


Très beau dessin


Bises



Arthémisia 04/11/2010 18:55



Merci Juliette.
Je vais m'attaquer ce week end à un autre beau morceau : un crâne de ...sanglier.


Bises


 



joruri 03/11/2010 17:39



C'est le père Lachaise des animaux ici...


"Petits renards destructeurs de vignes" Cant. Et "Allez dire à ce renard" Luc 13, 32.


Sauf quand ils pissent sur les mûres, les renards sont plutôt sympas comme trucs.



Arthémisia 03/11/2010 18:36



Eh oui! J'ai passé mon week end à dessiner des os...et ça n'est pas fini !


Le dessin chez moi est curatif. Enfin comme le dit bien mieux que moi RILKE , c'est une forme de plaisir.


Et les squelettes, c'est un peu de saison, non?



Naturaimer 03/11/2010 15:08



Arthi changement de sujet


le Santos Palace n'existe plus depuis des décennies, et De Panne est devenue une ville aux grands immeubles, impersonnels, bon après midi, amitiés.



Arthémisia 03/11/2010 16:26



Snif! Je ne vais plus dans le Nord qu'exceptionnellement.


Je garde un souvenir attendri de mes dimanches après midi avec mes grands parents sur les plages de La Panne et d'Ostende.


 


La roue tourne....


Bonne fin d'après midi à toi, Naturaimer.



Naturaimer 03/11/2010 15:05



L'ami est un joyau ne brillant pas seulement aux rayons du soleil.


J'ai cet ami sans compromis comme je suis son amie sous la pluie.


Cet ami est tendresse


Sans vaines caresses


Je suis son alter ego


Sans dire moindre mot


Ami plus que ça il comprend ne me juge pas il m'aime simplement


Mon seul Ami est homo et je l'aime tendrement.



Arthémisia 03/11/2010 16:24



Tu parles avec merveille d'une relation rare. Avec un homosexuel tu as au moins la chance de ne pas tomber dans la fausse amitié, celle qu'ont bien trop de
mal à vivre les hétéros hommes avec les hétéros femmes.


Sans parler de la sensibilité et de l'écoute qu'ont très souvent ces garçons.



monik 03/11/2010 13:53



Qu'appelez-vous "dérapages" ? Les choses qui ne conviennent pas à nos idéaux? nos valeurs? nos attentes?


 L'amitié est exigente et elle n'aime pas "les dérapages".


L'Amour est toujours en dérapage incontrôlé et il n'aime pas être responsable de la rose.


Pour ne plus être triste , ne pas tout accepter de l'autre, trouver la force du  détour , retrouver la sensation  du beau et cheminer  en conscience.



Arthémisia 03/11/2010 16:19



Les dérapages sont ce à quoi on ne d'attendait pas, ceu qu'on reçoit en pleine face sans ménagement, ce qui nous ramène sur le plancher des vaches après nous
avoir montrer dans toute sa crudité une vérité que notre naïveté ne pouvait même pas imaginer.


 


Alors bien sûr, tant en amitié qu'en Amour (est -ce vraiment très différent?)  la sensation du Beau et si possible dans une conscience (j'avais écrit
"confiance") partagée. Rare, très rare.



Bifane 03/11/2010 10:49



Oui, c'est vrai... Et bien des détails de nos comportements me donnent aussi cette envie. Mais fuir vers où, vers quelles terres meilleures ? L'homme partout est l'homme, et il n'est pas jusqu'à
moi-même qui, souvent, me répugne à être tel que je suis. Cet hiver dans le regard des humains, cette cuirasse autour d'eux, ce mépris dans leur coeur, cette indifférence dans leurs mains,
combien de fois ne les ai-je pas trouvés en moi ? Observation assez désespérante...


 


Je continue d'espérer mieux, de reprendre les mêmes chemins pour mieux les voir, mieux les regarder, leur donner l'attention qu'ils méritent. J'essaie de mon mieux, chaque fois qu'un être me
répugne ou me soulève le coeur, de chercher en moi-même si ce n'est pas un reflet qui me rend si vif et ombrageux dans ma réaction. Et tout ça ne suffit pas... Nous sommes ce que nous sommes. Si
nous évoluons, je ne sais trop quelle latitude nous avons en réalité, de quel poids pèsent nos multiples chaînes, qui parfois décident avant notre conscience du comportement que nous adoptons ?


 


Enfin, ces réflexions ne doivent pas être trop pessimistes, quand bien même nous n'y verrions certainement pas si mal en ce sens. Si nous y sommes, autant nous servir du temps qui nous est
imparti pour tenter d'en faire quelque chose. Tenter... Avec l'espoir, même vague, de parvenir à quelque chose dont nous puissions nous dire un jour que nous l'avons bien fait, que nous avons agi
selon notre conscience et elle seule. C'est une gageure qui pourrait se répandre, que d'autres se donnent aussi, puisque nous ne sommes pas des modèles et que nous nous la donnons pourtant.
L'espoir se fonde là-dessus. Et pour le reste, le monde ira comme il pourra...


 


J'ai vaguement l'impression d'être parti dans tous les sens, d'un coup...


 


Je te souhaite le bonjour, Arthi, et quelque sourire à y cueillir.


 



Arthémisia 03/11/2010 11:02



Bien sûr nous pouvons aussi nous remettre en question, plonger en nous et essayer de comprendre si ce n'est pas nous qui sommes trop ci ou pas assez
ça.


Tu parles du temps; arrivés à un certain age, le recul aidant, cela nous permet aussi de voir que nous n'avons certes pas toujours fait les bons choix mais
que l'autre, celui dans lequel nous croyons c'est bien fichu de nous. Et ça  on le prend parfois en plein dans la poire parce que les événements de notre vie font venir à nous des réalités
que jusqu'alors nous ignorions naïvement.


Tu sais, Bifane, quand on se tait, quand tout va bien, les autres savent très bien nous caresser dans le sens du poil. Mais, quand on dit des vérités, quand
on se permet d'enfin un peu exister (ou du moins se donner une plus large marge de manoeuvre pour le faire) on devient quelqu'un de gênant.


 


Alors il nous reste à fuir...loin de ceux que notre vérité personnelle emm...


Alors on se prend un 60m², on s'enferme entre ses livres et ses pinceaux et on passe pour un(e) allumé(e) égoïste.


Et tout le monde s'en portera mieux. Ou essayera...


 


A toi aussi du bonheur, Bifane.



Gaïann 03/11/2010 10:41



Les parents sont toujours des êtres imparfaits; nos modèles doivent s'écrouler afin que nous puissions voler de nos propres ailes, devenir parents à notre tour, parent d'un futur adulte ou d'une
oeuvre, d'une création...


Il faut apprendre la patience, nécessaire aux mûrissements de nos réflexions, à établir nos choix, quitte à prendre le risque de faire mal, parfois, pour se défendre soi ou un parent, qu'il le
soit par le sang ou la spiritualité (le parent spirituel étant autre chose qu'un ami; il est un modèle).


C'est cela être un loup, établir ses stratégies de (sur)vie, quitte à le faire seul ou avec un autre, décidant d'endosser ce rôle, lorsque le parent manque à celui-ci ou qu'il ne le peut.


Car nous sommes rarement seul mais encore faut-il accepter d'ôter ses oeillères pour le voir, accepter d'être soutenu, aimé...heureux?


Il suffit au loup solitaire d'une seule louve pour former une meute; regarder devant soi et chaser à son tour plutôt que d'admirer les carcasses sur lesquelles on a, à peine, pu ronger un os.


 



Arthémisia 03/11/2010 10:44



Désolée mais pour moi, ce loup là, ce parent là, le seul...est décédé.


Ceux qui restent ne sont que charognards.


 



Bifane 03/11/2010 10:25



C'est amusant, cette manie humaine de chercher dans le monde animal les vices et les défauts qui, à bien y regarder, n'appartiennent qu'à l'humain lui-même...


Tu sais, ça me fait penser à une fable de La Fontaine, "L'Homme et la Couleuvre", où l'homme s'en prend à ce serpent, symbole de la perversité et de l'ingratitude, selon-lui. Et la couleuvre
d'en appeler au témoignage d'une vache, d'un boeuf, d'un arbre même, pour décider de qui représente le mieux les vices dont l'homme l'accuse. Tu imagines bien leur sentence...


Il n'y a pas, dans tout le monde vivant, d'espèce plus cruelle, plus malfaisante et plus mauvaise à tout point de vue, que l'humain...


 



Arthémisia 03/11/2010 10:33



Le XVII comme le XVIII ème ont été friands de ses transpositions des attitudes humaines chez les animaux. Cela évitait de dire les choses en face notamment
sur l'attitude des puissants, des bourgeois, des religieux, enfin de tous ceux que leur formatage social rendait particulièrement singuliers et détestables.


Aujourd'hui on ne dit pas plus. Même peut être moins. On fait toujours autant preuve de bienséance, de civilité, mais d'arrogance aussi, et
de vice. Ca donne envie de fuir.


 



nora 03/11/2010 10:00



C'est gai ce que je viens de lire ! Moi qui pensais "me réchauffer à ton sourire", me voilà plus transie qu'en entrant...


Bises, si tu acceptes.



Arthémisia 03/11/2010 10:02



Désolée, Nora.


Et merci pour tes bises. Je les prends avec plaisir.



Gaïann 03/11/2010 09:42



Les gens se trompent souvent sur la notion de meute concernant les loups; une meute est une famille (d'où, sans doute, son lien symbolique au clan, à la Hamingja, etc...), ayant donc un rapport
avec un lien de sang ou amoureux mais aucun (ou très rarement) avec un quelconque lien d'amitié.


Dommage qu'aujourd'hui, l'humain aie tendance à privilégier ses amitiés à ses liens familiaux, pourtant bien plus vitaux si l'on y réfléchit bien.



Arthémisia 03/11/2010 09:46



Ne parlons pas de la famille, s'il te plait, Gaïann. Pour moi, c'est pire, peuplé de culpabilisation et d'aigreur et surtout réduit à un quasi néant
affectif. Que dis-je "réduit"? Cela supposerait qu'il y eut. Or il n'y en eut jamais.



Alexandre 03/11/2010 09:15



Ah voila une vérité criante.



Arthémisia 03/11/2010 09:17



Cela ne me réjouit pas que tu penses comme moi mais...



Ut 03/11/2010 08:54



Chacun aime avec ses capacités propres. Personne ne devrait avoir à en  juger. C'est ça l'amitié....


Garde le bon et ne t'occupes pas du pire de ceux que tu aimes : tu te priverais de beau.


Ou alors jette les fausses amitiés et les mauvais amours, ils te sont toxiques.... mais surtout ne pleures pas sur eux!



Arthémisia 03/11/2010 08:59



Les capacités de bcp ne sont qu'égotiques et cantonnées dans un registre possessif. En tout cas fortement intéressées.


Une fois que j'ai jeté cela, que me reste-t-il? Pas grand chose....


 


Pleurer sur eux? !!!!!!tu rigoles!!!!!!!!Ca jamais!



Ut 03/11/2010 08:39



En amitié comme en amour il y a des erreurs, des dérapages. Personne n'est à l'abri de cela, et ça ne veut pas dire que l'amitié ou l'amour ont disparu!



Arthémisia 03/11/2010 08:43



Je sais. En amitié il y a des dérapages qui vous envoient tout cabossés dans le fossé et  pour longtemps.





En Amour, je les crois fatals.



Ut 03/11/2010 08:29



Peut-être le lira-t-il pour quelqu'un d'autre? C'est ça l'important.


Tu ne crois plus en l'amitié Arthi?



Arthémisia 03/11/2010 08:33



Il ne le lira pas. J'en suis certaine.


Il aurait fallu qu'il le lise pour lui pour pouvoir le lire à quelqu'un d'autre. Il faudrait qu'il éprouve la nécessité de sa lecture pour le lire. Il n'en
ressent pas le besoin. Et de là à le partager...le fossé est encore plus grand.





Croire en l'amitié? en l'Amour? Pfff...Ces dernier temps la première me déçoit énormément. Quant au second, je ne préfère même pas en parler.



Ut 03/11/2010 08:14



Hélas...!


Mais... 


Mais je crois chacun capable d'un véritable sentiment d'amitié... et peut-être même qu'il en reste un tout petit morceau au fin fond de ce crâne magnifique!


Baisers arthi.



Arthémisia 03/11/2010 08:21




Le petit prince: extrait n° 3



Rencontre avec le renard




C'est alors qu'apparut le renard.
-Bonjour, dit le renard. ..
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli..
-Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah ! pardon, Et Je petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
-Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ?
-Tu fi es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu!
-Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?
-Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
-Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »?
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »
-Créer des liens ?
-Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons.
Et je n' ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de
l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
-Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
-C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses.
-Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué:
-Sur une autre planète ?
-Oui.
-Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
-Non.
-Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
-Non.
-Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
-Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma
vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une
musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as
des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
-S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de
temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
-On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il
n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
-Que faut-il faire ? dit le petit prince.
-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source
de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après- midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera,
plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens
n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur. Il faut des rites.
-Qu'est-ce qu'un « rite » ? dit le petit prince.
-C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes
chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les
filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais
point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
-Ah ! dit le renard... je pleurerai.
-C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal,
mais tu as voulu que je t'apprivoise...
-Bien sûr, dit le renard.
-Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
-Bien sûr, dit le renard.
-Alors tu n'y gagnes rien !
-j'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
-Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses.
-Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce
n'était qu'un renard
semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
-Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. on ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu' elle vous ressemble. Mais à elle seule
elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est
elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même Quelquefois se taire. Puisque c' est ma
rose.
Et il revint vers le renard:
-Adieu, dit-il...
-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit
bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
-L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
-C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
-C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... lit le petit prince, afin de se souvenir.
-Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
-Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.


Antoine De Saint-Exupéry





J'ai offert ce livre à qui
je croyais un ami, il y a quelque temps. Il ne l' a pas lu....





Bises
 


Arthi