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1306 - C.

Publié le par Arthémisia

 

http://de.academic.ru/pictures/dewiki/112/podkowinski-szal_uniesien-mnk.jpg

 

 

 

Enchâssée dans son tailleur de lainage sec qui devait la gratter, C., désormais totalement isolée, tel un rat enfermé dans sa cage, dut trouver des subterfuges à son vide.

Faute d’images sensibles, de réels partages de vie, de scènes de peau, de chair et d’âme, elle remplit son cerveau d’hallucinations, de fausses perceptions, de chimères et s’inventa un monde de fictions qu’elle finit par croire plus vrai que la réalité.

A défaut de savoir, de pouvoir s’attacher, se conjuguer, se joindre à l’Autre de façon sereine, elle en fit le héros de tous ses plus mauvais films, de tous ses fantasmes, de toutes les sournoiseries que la psychopathologie peut inventer et se construisit, en un désir morbide de vengeance égotique, un monde mental dont le seul objet était la souffrance de ses personnages.

 

Il valait mieux ne pas la rencontrer.

 

 

Copyright © Arthémisia – oct 10

 

Avec : La Folie – Wladyslaw PODKOWINSKI  (1866 – 1895)

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le-musicien-du-dimanche 06/11/2010 12:14



Juste une fois alors...pour savoir


Savoir quoi? Comment elle aurait pu ne pas se perdre?



Arthémisia 06/11/2010 12:25



Cela fut fait. Et ne le sera plus. Elle est trop destructrice.


 


Merci de ton passage chez moi, musicien. Pas trop le temps d'aller chez toi maintenant (du boulot) mais je te promets de venir de faire un
coucou.


Arthi



Gaïann 05/11/2010 21:43



Cela me fait songer à l'histoire d'une amie, tiens.


Une fille était tellement attachée à être le centre des attentions que lorsque ce ne fut plus le cas, un de ses "amis", ennemi imaginaire de "concepts" tels que la science, la religion...bref, ce
qui permet de nier l'égo (parfois, pas toujours) et d'évoluer dans un certain altruisme, en profita pour lui faire une sorte de lavage de cerveau pour lui faire renier une part d'elle-même (pour
autant que cela fut le cas un jour, d'ailleurs, et non une méthode pour s'attirer quelques attentions en dehors du théâtre, de son côté agent artistique, etc...).


Cette fille, persuadée d'avoir un "pouvoir" (vive le piratage informatique) se servit (à moins qu'une nouvelle fois, elle fut la victime d'un manipulateur? Il faut dire qu'elle est vite subjuguée
par l'intelligence de certains hommes) du mari de l'une de mes amies, qui était violent avec celle-ci, pour assouvir ses pulsions envers cette femme, pour laquelle elle semblait nourrir une sorte
de haine; sans doute la pensait-elle à l'origine de la moindre d'attention qu'elle recevait d'un  groupe qu'elle finit par quitter (dont elle semblait se foutre, mais y placer ses pions, y
revenir, en partir...zarbi la fille quoi); cette femme, violentée, n'était pas toujours une tendre, un  brin grande gueule parfois, mais certainement pas suffisamment charismatique que pour
pouvoir entraîner un groupe...après tout, elle n'avait pas fait du théâtre ni étudié la PNL.


Bref, la femme violentée, qui avait eu à subir non seulement la violence de son mari, et le quitta, eu à se coltiner l'esprit de vengeance de cette fille (assez paumée de par ses propres emmerdes
avec son ex, il faut l'avouer) et la voir se mêler de sa nouvelle vie amoureuse, entre autre.


Et après, cette fille s'étonna de voir la femme violentée réagir? Certes, celle-ci mit le temps, attendit le bon moment; un peu de patience, de réflexion et faire comprendre à l'autre un "fous
moi la paix si tu ne veux pas que je te pourrisse la vie à mon tour et sache que je suis tenace".


 


Il n'y pas pire psychopathologie que l'attachement que l'on porte à être le centre des attentions.


 


Aussi, dans la vie, il faut faire des choix; être l'amie d'une femme violentée ou de son mari violent. Je me demande ce qui est le plus dangereux, d'ailleurs...



Arthémisia 05/11/2010 22:00



Je crois qu'il n'y a pas pire psychopathologie que le désir de possession (donc son corollaire, la jalousie)



tilk 05/11/2010 00:34



on est tous un peu comme ça , non ?


besos


tilk



Arthémisia 05/11/2010 06:20



J'espère que non!Tu ne peux pas savoir la toxicité qu'engendre une telle psychopathie.


bises


Arthi



monik 04/11/2010 19:56



Oh, ne t'attarde plus sur cela. Passe ton chemin.


Toi qui nous donnes tant de beau avec ton blog et les commentaires de tes amis quelle surprise nous réserves- tu pour demain? Je suis comme ma grand mère qui avait une vie très modeste mais qui
chaque jour attendait avec impatience ( tu sais les rites  du Petit Prince) la suite de son feuilleton dans le quotidien Sud Ouest pour s'enchanter. Pardonne la comparaison. Bises.



Arthémisia 04/11/2010 21:12



Sourire pour cette grand mère qui vivait encore dans le lendemain.


 


Demain...un grand film...à prendre au second degré...


Je tiens à préserver les secrets même si je me sens très honorée par ton impatience


Bises


Arthi


 


PS : dans l'eau du crachat ne poussera jamais une rose.



monik 04/11/2010 18:49



Pourquoi ce texte sur l'enfermement  de C.dans les tréfonds de ses ténèbres?


...et puis vos ouvertures " ce qui nous permet de donner " et " ce qui nous permet de nous sauver"


Il ne faut pas mourir avec ce/ceux qui ne (se)donne pas.



Arthémisia 04/11/2010 18:54



A qui le dis tu?!


Après la gifle et le crachat, il y a urgence à fuir! Et sans pitié.



immobile 04/11/2010 18:28



il est vain de vouloir arrêter un cheval fou ... 


"la folie ! je fais ses commissions et couche dans son lit...!" si je me souviens bien c'est de léo Ferré ... 


j'ai assez vécu avec la folie pour ne plus avoir envie d'approcher un cheval ! 


le texte est beau, écrit au scalpel ...on dirait ... 



Arthémisia 04/11/2010 18:57



Je sais ma réaction vive et mon regard peu tolérant. Certaines attitudes me font trop souffrir. Alors couper dans le vif, oui.



Bifane 04/11/2010 16:53



Ceux qui se renferment, comme à s'enrouler sur eux-mêmes, presque jusqu'à l'étouffement, font toujours un peu peur. Et sans doute, pour certains, à juste titre. J'ai du mal à comprendre leur
lubie. Le chemin de l'ermite n'est certes pas sans charme, mais de quelque côté qu'on le prenne, il finit par tourner en rond. C'est l'inconnu qui nous apporte, et dans l'inconnu, l'autre est
sans doute ce qui nous apporte le plus, en ce qu'il nous permet à la fois de donner. Se priver de ça, c'est comme se priver de vie, c'est s'emprisonner soi-même...


Ils font parfois un peu peur... Je dirais qu'ils font surtout de la peine, pour tout ce qu'ils perdent, pour ce renoncement vain et stérile. Je suis en train de me dire en même temps qu'on peut
s'y laisser prendre à d'autres niveaux. Tu sais, comme dans les sables mouvants : au premier pas, on n'enfonce qu'un peu, au second, à peine plus, au troisième, le pied descend tellement qu'on
décide de reculer, mais alors, quand on recule, c'est la moitié de la jambe qui s'enfonce... Peut-être qu'à ce jeu du renfermement, on peut se mettre à jouer sans en avoir d'abord conscience,
puis finalement, sans plus pouvoir en revenir ?


 



Arthémisia 04/11/2010 19:26



Après avoir eu de la peine, avoir essayé de comprendre, de pardonner ou même essayer de ne pas trop porter attention au problème de cette personne, et
puisqu'elle est revenue vers moi me déverser ses ordures en pleine figure  et ce sur des gens que j'aime, j'ai pris  conscience qu'il ne faut pas prêter attention à ces propos; sa
mythologie personnelle est noire et toxique et pour reprendre ta métaphore du sable mouvant, si on la suit, on risque de s'y retrouver enfoncer avec elle.



juliette 04/11/2010 10:51



N e pas la rencontrer, certainement, sauf pour lui offrir un peu de chaleuyr humaine



Arthémisia 04/11/2010 16:38



Elle ne saurait la recevoir. Toute femme qui passe à sa portée est une ennemie.



Alexandre 04/11/2010 10:36



Une oeuvre érotique plutôt originale.



Arthémisia 04/11/2010 16:37



Erotique?


Je ne pense pas. Elle est pour moi très symbolique plutôt (cheval). Ou alors tous les tableaux présentant des personnages nus sont érotiques.



joruri 04/11/2010 09:33



Possédée par elle-même, elle se vampirisait en se rongeant les sangs. Sa dévoration n'en finissait plus et l'énucléation systhématique alors qu'elle se recroquevillait toujours plus densément sur
son égo dispersait les souvenirs de ce qu'elle fut. Le chaos passionnel qui régnait en elle la menait à se précipiter vers les sensations en coups et en sabre, celles qui n'inspirent pas de
pensée, pas de réflexion, pas de remise en question. Pourtant dans ce maëlstrom chaotique où les pulsions faisaient une guerre incessante à sa raison pétrie de peurs, une main d'enfant, invisible
et silencieuse tentait de pousser une lueur, tentait d'allumer une faible clarté dans le cercle clos et sombre de cette cellule où se débattait l'âme perdue qui se rongeait, se griffait,
s'arrachait à elle-même en lambeaux. la main poussait la lumière dans le cercle opaque. la main ne dessespérait pas.



Arthémisia 04/11/2010 16:36



Oh si cela avait pu être vrai!



UtL 04/11/2010 08:12



La folie du peintre, de la création, est toujours Belle... quand la vulgaire folie humaine recroquevillée sur elle-même est un puissant toxique malfaisant!


Comme tu as su tout recréer, exorciser, Arthi, c'est magnifique!


Comme dys


mlaw PODKOWINSKI



Arthémisia 04/11/2010 16:20



L'essentiel, Ut est de se sauver, dans tous les sens du terme....