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1310 - Mien

Publié le par Arthémisia

 

DURET-Francisque-Joseph---Mercure-inventant-la-lyre.JPG

 

 

 

Je ne suis pas parvenue à te donner un corps.

J’ai juste senti sous ma main la nerveuse énergie de tes urgences primales.

J’ai entendu la pétillance de ton rire, écouté ton intelligence, admiré ton audace.

Je me suis désaltérée à ta joie.

La musique de tes algues m’enlaçait de ton mystère.

Toi qui n’existe pas, je t’ai fait mien.

 

 

Copyright © Arthémisia – nov 10

 

 

Avec : Mercure inventant la lyre – Francisque-Joseph DURET – Plâtre – Musée des Beaux Arts de Toulon

photo © Arthémisia

 

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LM 29/11/2010 11:14



je n'ai pas accès à toute la compréhension de ton écrit, c'est frustrant !


 



Arthémisia 29/11/2010 11:18



C'est fort possible. Je ne m'en alarme pas car toute illusion est frustrante...même si elle est basée sur la mémoire d'une réalité idéalisée.



Servanne 12/11/2010 14:48



Il viendra celui (en statue de Pierre ou d'eau pale ...) qui aura un corps fait pour toi ...


Il existe quelque part mais le sais-tu ...



Arthémisia 12/11/2010 18:31



Relis ma réponse à Juliette.


Il est de moments de vie où la seule idée suffit. Une mémoire aussi peut-être, je ne peux être affirmative. La réalité, le factuel n'est pas une présence, ni
même une espérance : d'autres nécessités passent largement devant. Je sais, c'est dur mais c'est ainsi. Il s'agit non de vie, mais de survie.


 



Joruri 10/11/2010 20:16



Parce que nous projettons toujours nos stases même sur ce qui est inanimé. C'est toi qui lui prête vie, et sa présence neutre fait office de miroir.



Arthémisia 10/11/2010 21:55



Je ne suis pas parfaitement certaine qu'il faille parler de miroir. Ce que me renvoie cette pierre n'est -il que du moi?



joruri 10/11/2010 19:45



C'est ce que je disais. : )


Cependant l'Être, au sens philosophique cette fois, est moralement neutre. Une pierre EST. Et ça ne nous apporte pas grand-chose.



Arthémisia 10/11/2010 19:49



Dieu sait combien une pierre (me) parle...



Joruri 10/11/2010 18:52



Qui mène vers l'être ? Et donc, vers l'imperfection...



Arthémisia 10/11/2010 18:59



Je me fiche du parfait, Joruri.


Cette statue en plâtre est déjà.


Si elle existe en marbre, en bronze, en chair  elle est d'une autre façon. Il y a tant de formes
d'être.


 


(un) Etre parfait est-ce possible? Qu'apporte cette notion? Pour moi absolument rien. Ce qui compte, Joruri, n'est ce pas tout simplement d'être sous quelque
forme que ce soit?


Le parfait, c'est drôlement chiant. Cela parle d'idéal, de quelque chose d'arrêté, d'abouti, de non perfectible, voire de norme.Le parfait c'est la fin. Le
parfait ça tue, Joruri.



juliette 10/11/2010 18:32



c'est déjà beaucoup de pouvoir le rêver, et peut-être existe-t-il .... patience


bisous



Arthémisia 10/11/2010 18:37



Je ne me pose pas du tout la question de son existence. Je le vis ainsi et c'est déjà quelque chose d'extrèmement porteur pour moi.


Et puis j'ai d'autres nécessités de vie bien plus urgentes à combler....


 


Je t'embrasse, Juliette.


Arthi



Joruri 10/11/2010 17:29



Fantasme, peut-être, mais cette beauté minérale me semble un peu frigide.



Arthémisia 10/11/2010 18:34



C'est peut être l'effet du plâtre qui te donne cette sensation. Il n'a pas la richesse veinée d'un marbre, et encore moins la châleur d'un
bronze.


Mais peut -être ne faut-il voir ici qu'un travail préparatoire à une réalisation (je ne sais pas si DURET l'a réalisée dans un autre matériau) ...donc
quelque chose qui mène vers....?


Sourire, Joruri, sourire.


 



Bifane 10/11/2010 16:57



Soit dit sans vouloir nous ériger un piédestal, auquel je crois pouvoir avancer que ni toi ni moi ne prétendons, mais l'art l'est-il lui-même, bénéfique ?



Arthémisia 10/11/2010 18:25



Je parlerai dans un premier nom en mon nom(très ) personnel et t'affirme haut et fort que si je n'avais pas eu et n'est encore l'Art avec
moi, j'entends à mes côtés, et je parle non seulement de ce que je fais (car sans fausse prétention j'entends le pratiquer) mais aussi de ce que j'enseigne, de ce que je vois, et peut même de ce
que je rêve,  je ne serai plus de ce monde depuis longtemps.


 


Mais, je sais aussi combien il peut être dangeureux. J'en veux pour preuve(et il y en a bien d'autres)  - et dans ce cas  j'ai bien du mal à
l'appeler Art...- tous les pratiques manipulatoires qu'il a permises, à commencer par l'apologie et la propagande des régimes dictatoriaux.


 


Un Art qui questionne, qui amène la réflexion, et réveille le sensible ne peut à mon avis, qu'être  bénéfique.


 


C'est celui qui enferme, dit et dicte qui est nuisible.


Et nous levons  ici la question du pouvoir de l'Art sur la pensée, et revenons du même coup à mon billet d'hier et à la nécessité de chacun d'être en
éveil, vigilent et attentif devant les oeuvres d'Art, sans les recevoir comme du pain béni.


 


Mais ceci est valable pour toute parole, Bifane, pour toute forme de langage, en sachant que depuis les temps les plus reculés, l'image a un énorme pouvoir
(surtout quand elle vient se rajouter aux mots) : ainsi les vitraux des églises enseignaient ils le mystère divin aux plus ignares (ceux qui ne savaient pas lire), les gravures apportaient la
représentation informative d'une réalité lointaine dans les villages (voir les gravures "les horreurs de la guerre" de Goya par exemple), les premières "BD" et les premiers dessins
satyriques, ont "percutés" l'oeil des lecteurs des feuilles de choux du XIX, les 1ères photos orientalistes, et les peintures de voyageurs de la même époque nous ont fait connaître (sous des
aspects édulcorés ou bien très crus -je pense aux photos de journalistes de la guerre de Crimée par exemple- )...et je ne te parle pas du poids de mots et du choc des photos du XXème siècle ni de
la puissance de formatage absolument nauséeuse et profondément perverse  de la télévision.


 


Peut-être que pour résumer, je pourais dire qu'il convient de rester intensément acteurs de ce que nos sens reçoivent, et surtout , SURTOUT, de ne pas nous
laisser gaver par des discours faciles, convenus et rassurants mais de toujours nous poser en personne responsables de ce que nous vivons: car je crois que les succès de toute la daube qui nous
est déversée dessus quotidiennement tient essentiellement à notre placidité, et à notre impassibilité, qui deviennent des cautions.


Des moutons te disais-je, des moutons....



Bifane 10/11/2010 10:32



La création virtuelle, voilà qui nous est familier... ;o)



Arthémisia 10/11/2010 16:34



Je me demande si c'est bénéfique.



monik 10/11/2010 10:23



Souffler encore et encore sur le feu pour qu'il pétille.



Arthémisia 10/11/2010 16:32



Les étincelles incisent le coeur de leur lumière



Joruri 10/11/2010 09:58



On s'imbibe d'une présence.


Ce n'est pas un fantôme, puique c'est un désir.



Arthémisia 10/11/2010 16:27



Si ce n'est un fantôme tout au moins un fantasme.