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1315 - Au Cordeau

Publié le par Arthémisia

 

http://3.bp.blogspot.com/_5Vk_Bne9rJA/S_tSH7hStyI/AAAAAAAAAhw/wQaekmI3vAA/s1600/Newman+Onement.jpg

 

 

 

C’est le jour où il voulut faire le tour de sa vie qu’il se rendit compte qu’elle était la plus raide des lignes qu’il avait tracées.

 

copyright © Arthémisia - nov.10

 

Avec :  Barnett NEWMAN - Onement  revisité par Corey STRANGE

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tilk 18/11/2010 00:42



c'es dommage moi j'aime les chemins tortueux même si c'est plus fatiguant


besos


tilk



Arthémisia 18/11/2010 06:14



La rectitude est drôlement lassante me semble -t-il.


Bises


Arthi



lutin 17/11/2010 19:15



Il y a aussi celui qui a l'impression de tourner en rond, la force centrifuge l'empêchant de trouver une ouverture



Arthémisia 17/11/2010 19:18



Cela devrait pourtant le pousser à sortir de sa "quadrature"!



monik 17/11/2010 19:01



Pas besoin de toujours aller plus loin par les routes de traverse si on ne sait plus voir les merveilles des bordures et des frondaisons du chemin que l'on emprunte. C'est une question de
regard et de tous ses sens.



Arthémisia 17/11/2010 19:03



Bien sûr ! Les oeillères ça canalise! (j'avais écrit "conalise"....lapsus révélateur!)



monik 17/11/2010 15:42



C'est peut-être pour cela que la spirale s'est inventée..comme ligne de fuite au cercle.


Géométrie des lignes dans l'espace qui mettent en valeur ce qui doit ravir le coeur au lieu de l'enténèbrer.



Arthémisia 17/11/2010 18:00



La spirale induit une pénétration, un aller vers un centre profond et non visible, un sortir par le milieu, inconnu et mystérieux, attractif et
dansant.


Oui, je suis de ton avis, cette forme est libératrice, créatrice d'un autre.



Aléna 17/11/2010 15:39



aï !



Arthémisia 17/11/2010 17:57



Comme tu dis: Aïe!...mais il s'en remettra. Devant, son soleil brille toujours.



joruri 17/11/2010 15:00



Sans parler du fait que rien n'est plus fermé qu'un cercle...


L'éternel retout ou l'art de se cogner la tête dans les murs...



Arthémisia 17/11/2010 17:56



Oui, mais le cercle est doux, contenant et matriciel. Tout peut s'y promener, s'y balancer, sans se cogner.



monik 17/11/2010 09:28



On ne peut pas faire le tour de sa vie...et personne ne peut avoir une ligne de vie aussi raide. On emprunte des chemins plus ou moins sinueux , anguleux ou abrupts..parfois des cul de
sac ( et c'est bien si on continue encore sans regrets ) et on chemine avec son centre de gravité, sa conscience , ses pulsions, ses manques...tout ce fatras que l'on trimballe dans sa
besace et dont on se déleste au fur et à mesure...pour l'essentiel : l'unité de l'arbre avec l'océan avec la voute céleste et sa lumière et notre présence à l'autre à l'instant T de notre
rencontre.



Arthémisia 17/11/2010 17:55



ET pourtant j'en connais des "marche tout droit"! Sclérosants au possible, sans fantaisie, perdus dès que le nouveau paraît, éteints avant que d'être
nés.



Bifane 17/11/2010 09:01



C'est une étrange réflexion... Quand j'essaie de me figurer cette ligne-là, il me semble justement que rien n'est plus irrégulier, rompu, chaotique et tordu. Et quand j'envisage ce qu'elle sera,
ce qui m'arrive de moins en moins souvent, je n'ose plus compter sur une ligne droite depuis le temps où je me trouve, tant je me suis vu souvent dévier loin de celles que j'avais tracées dans le
passé, pour arriver finalement en des lieux où je n'aurais jamais imaginé me retrouver...



Arthémisia 17/11/2010 17:53



ET pourtant  il existe des personnes qui se sont dit dès leur plus jeune âge qu'ils iraient là et de telle manière et n'en ont pas démordu. Ils
ne connaissent pas les chemins de traverse; leur chemin vers le bonheur est toujours la rectitude. Ils ne regardent pas sur les côtés, et piétinent tout ce qui pourrait faire obstacle à leur
progression. Tétus et obstinés dans leur quête, ils ignorent les rondeurs douces de la vie, l'amplitude du temps, et celle des coeurs qui battent à côté d'eux, la souplesse organique de la fleur
et celle du corps de l'autre.


En plus tous ceux qui au contraire répondent à l'appel de l'à-côté, sont pour eux des dilétantes, des impoductifs et des rêveurs. Voire des
fous....


Relisons donc la fable du lièvre et de la tortue et réfléchissons à ce que nous voulons voir, manger, sentir, toucher.... : le petit chemin du sous-bois ou
la piste asphaltée? Les baies rouges et sucrées ou la barre vitaminée? Le parfum de la hase? Ou celui de l'orgueil? Le plaisir  d'un accord joyeux entre soi et soi ou la coupe en toc du
vainqueur?





Sans parler de infinie puissance de la découverte....