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1317 - Tu me manques tellement...

Publié le par Arthémisia

 




...Viens à l' heure où le jour se couche
dans les bras d' une mer
pleine de musique

Chaque pluie apporte une musique
en fermant le cycle de l' eau
qui effleure ma solitude
.../...
Dimitra MANDA

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Aléna 21/11/2010 13:31



je vais faire un caprice : pouvez-vous écrire un nouveau billet? non, parce que à chaque fois que j'arrive chez vous je lis "tu me manques tellement " et ça me... bref... si vous ne travaillez
pas le dimanche, alors je reviendrai demain ;-)



Arthémisia 21/11/2010 13:36



Désolée, Aléna. ma déontologie personnelle m'incite à ne jamais rien publier le week end sauf si le dernier jour du mois tombe un samedi ou un dimanche
...puisque là, vous aurez toujours mes brêves de fin de mois.


 


Sinon, je publie (presque) tous les jours.


 


Et puis, je dois dire que très égoîstement, je suis assez contente que ce "tu me manques tellement..." reste en tête de blog au moins  3 jours.
Et ce n'est pas un caprice...


 


On se tutoie?


 



monik 20/11/2010 16:23



http://www.youtube.com/watch?v=5NRbXmdnRoE


Des siècles d'attente romantique imprègnent notre histoire de femme....Bouh!comme dans cette chanson plus claire par Cora Vaucaire  et puis le 20 ème siècle et Simone de Beauvoir et les
féministes et Catherine Millet! On est vraiment en mouvement



Arthémisia 20/11/2010 16:38



Claire la voix et claire la pensée. Vivace encore au XXI ème siècle ce texte.


Nous sommes en mouvement mais je sens pourtant bcp de réactions autour de moi, même et surtout chez les plus jeunes. Il y a tant à changer, à faire évoluer,
après tant et tant d'habitudes et de coutumes machistes.


Elles ont 15 ans, tombent enceintes et s'en réjouissent : ce qu'elles peuvent être aveugles!



monik 20/11/2010 10:02



Je ne comprends pas le Grec mais j'aime la voix de Farandouri et l'engagement de Ritsos et théodorakis. L'Amour , la Mort ne sont pas loin.


Un homme m'a dit un jour "Quand on aime une fois on aime pour toujours" et je ne sais que faire de ces mots.


Le difficile c'est de s'éveiller à un autre amour qui soit un aussi beau chemin de vie ,pas une mascarade.Pourtant nous sommes si nombreux sur terre.


Celui qui meurt a la grâce , la générosité de confier à ceux qu'il aime le goût de la vie qu'il veut transférer ou éveiller en eux , se prolonger en eux pour que sa mort ne soit pas inutile.(
voir les 2 petits cailloux du film " beautiful".


Alors si "la Mort n'est pas la blessure", la souffrance  c'est donc l'impossibilité de tisser des fils de soie,de lin, de laine, de chanvre de l'amour.Il n'y a donc plus d'hommes!


 



Arthémisia 20/11/2010 10:55



Tu ne sais que faire de ces mots mais tu les répètes. C'est dire s'ils t'ont marquée.


Malgré tout tu sais. Tu sais ce que c'est d'aimer.


La Mort est la blessure, dans l'instant, car elle est choc. Mais le temps peut faire d'elle quelque chose de porteur, la pelote (pour reprendre ta métaphore
) qu'il nous reste à dérouler sur les tissus qui voudront bien nous accueillir.


 


Il y a des hommes, Monik, d'autres hommes. Je veux y croire. Je l'ai v(éc)u. Mais l'élan vers l'Autre même s'il est fort, très fort, et parfois bloqué par
les contingeances de la vie.


Alors on continue, seul(e).


 



catherine 20/11/2010 07:39



Là je comprend mieux et tu as raison .On ne doit pas s'accrocher au passé pour le ressasser mais sûrement pas le nier non plus. Ce qu'il faut c'est l'intégrer à notre présent sans qu'il n't ait
plus de souffrance comme une cicatrice que l'on garde sur la peau mais qui est rose et refermée et indolore au toucher..C'est cela guérir.


 


Avec mes bises matinales



Arthémisia 20/11/2010 10:49



Belle journée à toi aussi, Catherine. Je voulais aller à la Fête du Livre mais le Var est en viligence orange et il tombe des trombes ; je vais sortir mes
bottes en caoutchouc si j'ai le courage de me faire saucer. Pas l'habitude!



catherine 20/11/2010 00:43



Rien de neuf, rien de vivifiant ne peux arriver si on s'accroche au passé, aux moments agréables comme à ceux désagréables.


Il faut accepter un certain vide temporaire pour que ce vide puisse remplir du neuf.


Ce vide est effrayant ...a priori mais condition sine qua non.La stagnation vient du fait que l'on s'accroche alors que l'on est capable de lâcher et d'avancer.


Guérir donc...première étape!



Arthémisia 20/11/2010 05:30



Le verbe accrocher est,je te l'accorde Catherine, mal approprié. Je devrais plutôt dire que ce passé ne peut pas ne pas servir de tremplin, de source d'élan
pour l'après. Il est la base, la source, la seule référence stable et positive possible. Car d'où partir, où se tenir, où puiser son devenir s'il n'y a rien, rien qui puisse dire "C'est 
bien: tu étais là et aujourd'hui te voilà là  : Continue"?


Avancer, je veux bien Catherine; je ne fais même que ça -même si ça ne va pas aussi vite que je le souhaiterais...et pour cause- mais avancer seule, sans
mémoire -dut-elle être celle d'un deuil- sans un regard, sans une main, sans la moindre caresse d'âme, sans chemin autre que celui que de simplement avancer...c'est creux. On se sent s'enfoncer
de + en + et on se demande chaque jour pourquoi on continue de descendre alors qu'on pourrait très bien s'arrêter et attendre le temps, d'autant que même physiquement c'est
exténuant.


Personnellement je ne veux pas guérir de cette mort. Je veux la faire perdurer. Elle en a besoin et j'en ai besoin. Je ne peux cautionner les crachats sur la
tombe. J'aime moi, au-delà des rancoeurs et si je baissais les bras, si je laissais le vide s'installer, je ne pourrais même plus me regarder dans la glace.


Cela n'est pas un phénomène de stagnation  : je te passerai les détails mais cette mort est la seule chose qui m'ait ouvert les yeux sur moi-même et
permis d'être ce que je suis aujourd'hui. La regarder en face comme l'élément constructeur de ma vie est vital. Je n'ai pas besoin d'en guérir; elle n'est pas blessure : elle est l'arrivée de la
conscience.


 



catherine 19/11/2010 22:23



Tu me manques tellement...


http://www.youtube.com/watch?v=R1DeAdMs9Ok


Guérir, admettre qu'on n'a pas le choix


Guérir prend du temps


Guérir pour s'éviter le pire


Guérir, existe en toi


 


Et, tu peux me croire, je suis une experte en guérison...


Bises Arthi



Arthémisia 19/11/2010 22:30



On ne guérit pas du seul Amour qu'on a eu, Catherine, on s'y accroche!



monik 19/11/2010 21:57



http://www.youtube.com/watch?v=UOiMmJ8ErOM&feature=related


La pensée pour vivre.


 



Arthémisia 19/11/2010 22:12



Beaucoup plus dansant....J'ai entendu de tels airs tant et tant...ma pensée demeure.


 


Tu parles grec Monik?



monik 19/11/2010 21:50



http://www.youtube.com/watch?v=gMwxVdDFl_E&feature=related


Farandouri et théodorakis! Souvenir.



Arthémisia 19/11/2010 22:08



Merci.


Si j'en crois le commentaire d'un internaute,la traduction du titre est "la Ballade de Mauthausen".


Lourd.



Aléna 19/11/2010 20:29



c'est assez émouvant... beaucoup pour moi (non que ça me déplaise mais...)



Arthémisia 19/11/2010 20:40



Nous avons la pensée, pour survivre et faire survivre.



monik 19/11/2010 13:47



http://dornac.over-blog.com/pages/Yannis_Ritsos_Erotika_extraits-2255617.html


Cela me ramène à Monemvassia et à un disque égaré avec des poèmes de yannis Ritsos et de Cavafis. Cette musique est à la fois nostalgie et rêve , comme le cercle du temps et de la
Mediterranée..on vogue ou se pose avec elle ...bien loin des sautes d'humeur atlantiques auxquelles il faut sans cesse s'adapter..



Arthémisia 19/11/2010 15:46



Ce n'est plus le temps des humeurs. C'est celui de la paix.





Merci Monik, de nous envoyer vers ce très très beau site que je vais prendre le temps d'explorer plus avant.



Alexandre 19/11/2010 12:16



Une musique très relaxante.



Arthémisia 19/11/2010 15:47



La Grèce, en été...



tilk 19/11/2010 01:12



très jolie cette image de l'eau et de la musique...on se laisse bercer par l'eau


besos


tilk



Arthémisia 19/11/2010 06:15



et la voix....


Bises


Arthi