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1328 - Logorrhée

Publié le par Arthémisia

 

http://blog.matoo.net/wp-content/2008/06/place_frehel_ben.jpg

 

 

 

Je vois encore le mot fleurir entre nous.

Rien d’autre ne me fera tenir.

Et pourtant ce fut plus court qu’un éclair,

Juste de quoi ancrer,

Prendre de nouvelles racines

Avant que de sombrer,

Puisque au fond, je dois être lucide,

Tu ne seras jamais là.

Je vais ouvrir le temps au vide,

A moins que ce ne soit l’inverse.

En fait, c’est peut-être la même chose.

Qu’on ne me raconte plus de carabistouilles roses.

Qu’on ne me saupoudre plus de mielleuses afféteries.

Je ne crois plus aux autres.

C’est moche, je sais.

Lentement tout s’émousse.

Surtout mes forces.

Je me sens tomber tous les jours.

Je n’ai pas le temps de me retenir,

Mes jambes se dérobent

Où est mon temps ?

Les sources externes se sont taries.

Et dedans, je cherche.

J’ai de plus en plus de mal à trouver.

Mon regard est en pierre,

Comme celui des statues

Dirigé à jamais dans une seule direction.

Je vais dormir. Je suis si fatiguée.

Dormir.

La nuit m’aime.

Même moi.

Ce n’était pas joué.

 

Copyright © Arthémisia 

Samedi 4 décembre 2010 à 1h12 du matin pour être précise....

 

Avec : Il faut se méfier des mots – BEN (Ben VAUTIER)

 Place FREHEL - Paris

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la vieille dame indigne 10/12/2010 11:33



C'est assez rare lorsque tu écris aussi long aussi longue cette absence aussi long ce recyclage des sentiments cette patience qu'il faut cette force longue pour tourner les pages ... tu me donnes
tant à réfléchir mais se donne-t-on le choix de ne pas tout casser? eviter les catastrophes, les muer en strophes... jusqu'au jour où.



Arthémisia 11/12/2010 08:46



Je ne suis pas sûre d'avoir écrit ce texte. Il n'a rien de mental. Il est juste sorti, tout seul.


Je ne l'ai pas choisi. La seule chose que j'ai choisi c'est de le publier ici.


Depuis longtemps la catastrophe est faite . La strophe si peu maîtrisée, ne fait que la verbaliser, lui donner une autre forme, oui.


Jusqu'au jour de la joie.


Je crois que nous nous sommes bien comprises.


 



well 08/12/2010 21:18



Les mots, c'est comme la guerre : faut pacifier...



Arthémisia 08/12/2010 21:21



Je crois surtout qu'il faut qu'ils sortent et peu importe sous quelle forme.



Alexandre 08/12/2010 11:10



1h12. La torpeur du sommeil a bien tardé a envelopper le corps.



Arthémisia 08/12/2010 13:50



Constat quotidien.



lutin 07/12/2010 18:37



désolée, encore une faute : cet homme me fait penser, oui lui est penché, le froid mélange mes idées et mes doigts


 



Arthémisia 07/12/2010 18:50



Il penche donc tu es?!!!


Encore 17° ce soir chez moi. Je vais me taire car je vais me mettre toute la France à dos!



lutin 07/12/2010 18:35



pardon, abstraction de...



Arthémisia 07/12/2010 18:49



pas de PB!



lutin 07/12/2010 18:34



Etonnante cette photo, en faisant abstraction à l'ardoise, cet homme là-haut me fait pencher à un pêcheur qui attend que le poisson morde à l'hameçon.



Arthémisia 07/12/2010 18:48



le mot - poisson , le moisson nourriture, démultiplié. Un régal, de toute façon, même suspendu contre un mur...



Sophie 07/12/2010 16:29



Ton temps est dans l'écriture, Arthi, dans le lien aux autres, dans le repos du corps et du cœur. J'entends ta voix lasse après la souffrance, mais c'est toujours ta voix.


Je t'embrasse.



Arthémisia 07/12/2010 18:29



J'ignore si mon temps est dans l'écriture. Je me sens dans le faire, quelque forme qu'il ait. Même celle d'une âme hors service.


Mes bises, aussi.



monik 07/12/2010 16:06



Et voilà aujourd'hui coup de balancier dans la souffrance et tu te figes comme statue.


Des mots râturés...qu'importe! et même si ça importe faut oublier.


Des paroles dévoyées , reniées ...qu'importe et même si ça importe faut assumer.


Les choix de l'autre  ne doivent  pas entamer nos certitudes. Ils ne sont que ses choix.Allégeance à nos fidélités!



Arthémisia 07/12/2010 18:27



Le choix de l'Autre...ESt ce son choix? avons nous toujours le choix? Et je ne parle même pas de la force.


Mon Dieu quel doux mot que celui de la fidélité, je veux parler de celle qui un jour, un moment nous a fait construire une pensée qui, elle, perdurera. Parce
que tout était merveilleux. Le meilleur de toute une vie peut être?


En fait il s'agit plus d'une fidélité à ce que nous fûmes, nous-mêmes,à ce qui nous fit, et qui pour le meilleur de nous doit durer, bien au-delà des temps
et des espaces. Une fidélité à notre Etre.


 



Aléna 07/12/2010 13:04



"la nuit m'aime. Même moi"


oh! oui! c'est cela même parfois...



Arthémisia 07/12/2010 18:18



Tu me fais sourire....