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1331 - Trucs en plume

Publié le par Arthémisia

 

http://28.media.tumblr.com/tumblr_kpiv2z0L2J1qzzbn3o1_500.jpg

 

Les rêves blessés n’ont plus qu’une aile. Ils tournent en rond autour de nous.

Puis ils s’endorment, la panse vers le ciel.

 

Copyright © Arthémisia – déc.10

 

Avec : Les Pensionnaires (extrait) – Annette MESSAGER

 

 

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kl loth 02/01/2011 00:59



La série des "Pensionnaires" d'Annette Messager, vue aux débuts de mes études aux Beaux-Arts, a été décisive pour moi, avec ces petits oiseaux, et la narration sur de petits papiers.


J'ai encore revu récemment des "Pensionnaires" au Centre Pompidou de Metz, mais pas exactement l'œuvre qui a été pour moi si marquante.


J'apprécie de voir comment tu te l'appropries dans ta création.



Arthémisia 02/01/2011 01:15



La première fois que je les ai vus, au début de mes études à la Sorbonne (!), ces pensionnaires furent un terrible choc pour moi, la collectionneuse. Je n'y
voyais rien de morbide mais un jeu, un jeu d'enfants, d'enfants terriblement lucides.


A chaque visite à Paris, à Beaubourg, je retourne les voir, et mes sensations s'affirment.


 


Quand j'ai écrit ce petit texte c'est immédiatement à eux que j'ai pensé, eux qui dorment à jamais sur leur chariot interne, grassement abandonnés au
temps.


 



LM 29/12/2010 09:51



image troublante et texte sublime et profond ...



Arthémisia 29/12/2010 14:32



La superficialité tue tant.



tilk 20/12/2010 00:13



et leurs ronflements nous réveillent en sueur ....


besos


tilk



Arthémisia 20/12/2010 08:47



Ahhhhhhhhh!!!!!!Le pire du pire!!!!


Bonne journée, Tilk


Arthi



joruri 18/12/2010 14:05



Agir comme l'orpailleur le fait de l'or à l'égard des mots: filtrer, choisir, laver, tamiser. Comme il cherche la pépite parfaite nous cherchons notre devise ultime.



Arthémisia 18/12/2010 14:16



Avec nos propres tamis....



joruri 17/12/2010 20:04



Tu plaques sur la réalité dont je parle (mal parce que trop brièvement ) des modèles qui concernent un autre plan de réalité. C'est parce que nous ne mettons pas, pour les mêmes termes, le même
contenu. Ce n'est pas le lieu de définir ce que nous entendons par "rêves" et plus encore "espérance", mais ce serait intéressant à faire.



Arthémisia 18/12/2010 00:56



Je suis tout à fait de ton avis: le mot nous joue des tours.


Je ne sais pas dire pourquoi mais même si nous ne sommes pas proches dans nos pratiques de croyance, je me sens proche de toi par le fait même de nos
interrogations!



joruri 17/12/2010 16:30



Les rêves, tu ne sais pas....peux tu y réfléchir, Joruri. Es tu sûr qu'ils n'aient pas cette vie et surtout cette mort, cet endormissement auquel nous ne
pouvons rien?


 


Ta foi annihile -t-elle toute possibilité de rêve, te conforte-t-elle toujours à ce point, suffit-elle à tes projections dans l'avenir (si tu en as?)
?


Je voulais dire que les rêves qui n'ont qu'une aile me semblent plus proches du cauchemar et de ses fantômes, que du
rêve.


Ma foi TRIE entre mes rêves ce qui est du domaine du possible, et ce qui est du domaine du fantasme. Que je devienne l'amant d'
Agelina Jolie, laquelle a, en matière de galipettes sportives une renommée internationale, est du domaine du fantasme. Par contre la transfiguration du cosmos est du domaine du possible. Cette
espérance te semble t-elle trop étriquée ?



Arthémisia 17/12/2010 17:27



Mais ces rêves là sont aussi souvent des rêves détruits. Ce n'est pas parce qu'ils étaient impossibles de nature mais parce que la vie les a rendus
impossibles en les meurtrissant de toute sa violence.


Pour reprendre ton exemple, et même si je me fiche totalement des galipettes de Madame Jolie, ton cosmos, porte des rêves, devient un impossible quand qq. un
te l'obstrue. Cette espérance  du coup n'est pas étriquée mais simplement morte!



bleu virus 17/12/2010 00:23



La mouche meurt pour de vraie c'est la réalité!


 Les penséees que nous cristalisons sont de l'illusion, simple courant electrique. Ce que nous ne faisons pas nous ne le faisons pas. Cela fait t-il de nous des monstres ??? peut
être le hic est que nous laissons croire que ... et puis ...! Laissons vivre ces reves avortés et donnons leur les moyens d'argumenter d'autres destins. Que la trajectoire de se perde pas
dans le néant. Nul expérience ne se perd si nous savons la porter bien haut.  



Arthémisia 17/12/2010 06:25



Bien sûr la mouche c'est la réalité mais ce que nous projetons en elle ne l'est pas.


Pourtant, oui, ce que tu dis de la liberté des rêves avortés et des autres destins qui en naîssent par réaction me plait. Note d'optimisme?


Et tu es assez proche de la pensée de Joruri qui accepte de lire sa vie depuis plus haut que lui, dans le porter  plus haut de l'expérience.
Lever la tête serait la solution?


 (je garde ta phrase "Laissons vivre ces reves avortés et donnons leur les moyens d'argumenter d'autres destins" pour mes brèves de fin
décembre. Il me semble bon de clore l'année sur une telle pensée....)



bleu virus 16/12/2010 23:56



illusion ? Tu veux dire que on s'illusionne de truc que l'on ne réalisera jamais ??? Lorsque mouche tombe au sol et qu'elle execute sa dernière danse en musique je trouve cela toujours un peu
pathétique. J'aimerais savoir ce qu'elle ressent (si elle ressent). Se dit elle qu'elle ne volera plus jamais ? voudrait elle continuer sa tache si on lui en offrait la possibilité ? des
questions somme toute humaine! En la trempant dans de la peinture elle laisserait une dernière signature; mouche Art alors!



Arthémisia 17/12/2010 00:06



L'Art est une illlusion, un Art-ifice.


Les rêves sont des illusions.


Les dernières danses des mouches sont des illusions sur ce que peut être la vie, la survie. Elles ne sont que des mouchards (Mouche-Art) sur les fausses
vérités de la vie, les monstruosités de ce que nous pouvons construire virtuellement et qui ne se réalisera jamais...et pourtant continue de nous faire avancer, co....que nous sommes de vouloir
et de devoir aussi continuer à y croire.


Faute de sombrer.


 



bleu virus 16/12/2010 23:41



... s'en suivait une  une note d'optimisme " ... mais tant qu'il bruissent ils vivent !


 



Arthémisia 16/12/2010 23:43



Mouche'Art?!....Art de mouche....


Autant dire ...illusion?



bleu virus 16/12/2010 23:27



... comme la mouche sur le dos qui execute une dernière danse de cercles bruyants et concentriques nos rêves parfois agonisent pour laisser place aux fruits de nos renoncements.


 



Arthémisia 16/12/2010 23:29



Fruits pourrissants....


 



Bifane 16/12/2010 19:54



Les tristesses de nos yeux ont-elles des regards si visionnaires ?



Arthémisia 16/12/2010 22:33



Les tristesses de nos yeux intérieurs, oui, j'en suis persuadée. Ce sont elles qui retournent les jours contre nous.


 



monik 16/12/2010 18:45



S'ils tournent en rond autour de nous, ils nous font perdre la tête; Peut-être faut-il détacher la  seconde aile pour qu'ils dorment mieux et nous avec.


L'oiseau tiré en plein vol


N'a rien vu. Il bat des ailes


et tourbillonne avec son rêve!



Arthémisia 16/12/2010 22:32



Cela supposerait la fin des rêves.


J'ai peur là....



joruri 16/12/2010 18:28



les rêves, je ne sais pas, les fantomes, oui, sans aucun doute.


Pourquoi n'ai-je aucun regret de rien, sinon parce que j'accepte de lire ma vie depuis plus haut que moi ? "Tout ce qui monte converge."



Arthémisia 16/12/2010 22:31



Les rêves, tu ne sais pas....peux tu y réfléchir, Joruri. Es tu sûr qu'ils n'aient pas cette vie et surtout cette mort, cet endormissement auquel nous ne
pouvons rien?


 


Ta foi annihile -t-elle toute possibilité de rêve, te conforte-t-elle toujours à ce point, suffit-elle à tes projections dans l'avenir (si tu en as?)
?



Well 16/12/2010 11:54



Rêves de plume pour ne plus panser à ailes...



Arthémisia 16/12/2010 22:12



Le jeu de mots peut s'écrire ainsi.



gballand 16/12/2010 07:30



Un choc, cette composition, et vos mots qui y mettent une dernière touche...



Arthémisia 16/12/2010 22:11



Le travail d'Annette MESSAGER est bouleversant. Sous prétexte de jouer avec des animaux empaillés comme le ferait un enfant avec des poupées, l'histoire
prend une force terrifiante dans laquelle s'entrechoquent de façon troublante les notions de vie et de mort.


En touches de plumes...