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1342 - Le Temps blanc

Publié le par Arthémisia

 

http://artdevinci.free.fr/leonard/tableaux/etudes/images/leda.gif

 

 

La pendule s’admirait dans la glace.

Le temps remontait le temps.

Je me suis penchée vers l’avant. Histoire d’avoir de voir tout  le temps… entre mes jambes.

Lâcheuse ! La petite aiguille a fichu le camp.

Et la grande ? Voyons la grande ? Où est-elle passée ?

Elle tient mes mèches de cheveux blancs.

 

-        « Allo, Chantal ? Vous pouvez me prendre demain ? ...Oui, oui, c’est pour ma couleur. »


 

Copyright © Arthémisia – déc. 10

 

Avec : Étude de coiffure et de tête de femme (pour Léda et le cygne)

Leonard de VINCI
v 1504-1506
Windsor, Royal library

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Ren 12/05/2012 12:26


"Le temps se contemple lui-même et constate que pour lui aussi, les jours sont comptés"...


 


Oserais-je en rester sans voix… à la lenteur de cet entre deux le désir prend un temps… un si délicieux temps…  ( prendre un peu sur le temps,  (s'échapper), avec sa propre envie -
momentanément, de la course contre...


Ou s’égarer de temps en temps..( comme  tu l'écris se pencher sur son temps)


Oui, et la question du désir… sur la longueur du temps ( sur espérer de l’autre)… en fait jauger sa confiance envers le temps  que l'on se 
"fabrique", ( le temps intérieur).son propre temps


Sur la constance ( un temps qui serait figé dont la conscience  se "fabrique l'immobile")   --Avec autour d’une constance  le temps —-(d'un manque, une absence…)


Etjustement, le temps ne change rien à l’affaire. ( qu’il coure ou soit immobile)


On ne le maîtrise pas ( le temps), donc on ne peut pas le prendre – mais c’est plutôt l’inverse, .. il nous maîtrise ( et nous prend)


- soit vécu de même avec une échelle différente )


 


--


 


c'est aussi  ce que j'ai  "figuré"  dans  mon "horloge du soleil n'a pas  d'aiguilles"


 

Arthémisia 13/05/2012 12:17



La question reste bien de savoir ce que nous avons à faire ensemble, ce temps après lequel nous courrons et ce temps qui court après nous. ESt ce bien le même d'ailleurs?


J'en connais même un 3ème qui se pose quand les couleurs s'éteignent, que les éléphants s'en vont dormir, un 3ème dont je ne sais jamais s'il est vraiment vivant. Et pourtant, au bout de
l'échelle, il rouvre toujours un oeil, puis le deuxième et regarde effrayé ce qui reste de ce brouhaha, au bout du conte...(et non du compte)



hugopoesie 31/12/2010 22:50



petite visite,si tu aimes les poémes passes voir mon blog.



Arthémisia 31/12/2010 23:41



Merci de l'invitation. Je viendrai quand j'irai mieux.



deirdre merdre 30/12/2010 12:58



avec G. A. et pour oublier tout ça :


"ses cheveux sont d'or on dirait


un bel eclair qui durerait


ou ces flammes qui se pavanent


dans les roses-thé qui se fanent


étais-tu rousse toi-même ?



Arthémisia 30/12/2010 13:01



G.A.?


Je fus d'un blond cendré...et suis de plus en plus cendrée!



Gaïann 30/12/2010 12:37



Mes enfants, mes petites merveilles, ne me laissent pas vraiment le choix ;)


 


Joyeuses fêtes à toi, Arthémisia.



Arthémisia 30/12/2010 12:45



Les miens me laissent le choix. Mais je pense qu'ils m'approuvent. Cela me donne du baume au coeur.


A toi aussi plein de bonheur, Gaïann.



Alexandre 30/12/2010 12:24



Le temps se contemple lui-même et constate que pour lui aussi, les jours sont comptés.



Arthémisia 30/12/2010 12:29



Cette idée me plait bien...mais de quel temps s'agit-il? Du temps des excès, des irrespects, des oublis, des hypocrisies, des méchancetés, des
mensonges...j'espère?


Et....de quoi va-t-il mourir? Qui ou quoi va le tuer?


 



Gaïann 30/12/2010 12:09



Une chance de démarrer autre chose, changer de vie, évoluer vers du positif.


Avoir perdu mon boulot, être malade, avoir rencontré certaines personnes, mes enfants...autant de chances qui m'ont fait comprendre que la vraie vie n'a rien à voir avec la société dans laquelle
on essaie de me faire "évoluer".


Je le savais avant mais n'avais pas eu la chance de l'expérimenter de manière suffisamment concrète que pour faire de véritables choix de vie pour moi et pour ceux que j'aime.



Arthémisia 30/12/2010 12:15



Bravo! tu as réussi à prendre le contre-pied du temps! J'espère y arriver moi aussi en 2011 qui s'annonce une année de grand chambardement pour
moi.


 


En fait je crois que le temps est notre ennemi quand nous le laissons passer, quand nous sommes obligés de le subir, et d'y voir tout notre
vide.


Mais dès que nous prenons place dedans, que nous arrivons à reprendre la main, oui, je pense, enfin j'espère, qu'il est source de positif.


 


Merci pour ta note - que dis-je?- ton chant, d'espoir Gaïann!



Gaïann 30/12/2010 11:56



Pour ceux qui n'ont pas peur du temps, la mort n'étant qu'un arrêt ponctuel de celui-ci.


Le temps, si on le lui autorise, permet de comprendre. Et le malheur devient parfois une chance.



Arthémisia 30/12/2010 11:58



une chance de comprendre, oui. Reste à avaler la pilule...pas toujours goûteuse, reconnais-le!



lutin 30/12/2010 10:39



Cette étude de Léonard de Vinci je connais, j'ai toujours eu cette vision, de fins serpents courant sur la tête et certains se relevant pour mieux piquer. Pourtant quelle grâce dans cette étude.



Arthémisia 30/12/2010 10:55



Tout de même pas une tête de Méduse!


Mais une espèce de liberté folle : aujourd'hui on parlerait d'un savant  "coiffé/décoiffé"!


 


Et  on retrouve dans les dessins qui nous restent à la préparation de la toile aujourd'hui disparue, les sinusoïdes prisées par Léonard,  tant dans
les cheveux aux formes ovidiennes que dans le corps de la nymphe et le travail gracieux du cou du cygne...


Personnellement j'admire beaucoup ses dessins, que je trouve extrémement "vivants"....plus que ses toiles de facture un peu sèche, à l'expresssion molle,
compassées et quelque peu stéréotypées (avis tout personnel : qu'il me pardonne!)



Gaïann 30/12/2010 07:19



Le temps est un allié, pas un ennemi. Pour ceux qui n'ont pas peur, du moins.



Arthémisia 30/12/2010 09:57



Il faudrait m'expliquer comment!





Même sans avoir peur ( je suppose que tu veux parler de la peur de la mort, qui peut d'ailleurs être vue comme une délivrance), le temps reste toujours
l'esprit d'un manque.


Certains diront qu'il apporte sagesse et connaissance. Je dis qu'il appporte surtout  lucidité et que c'est pour cela qu'on le maquille sous la couleur
de la jeunesse; pour ne pas mourir de douleur.



tilk 30/12/2010 01:25



le temps ne pardonnes pas


besos


tilk



Arthémisia 30/12/2010 09:50



Lui pardonne-t-on?



Jean-Marc 30/12/2010 00:43



Il suffit parfois d'une mèche rebelle jouant les accroche-coeur pour que les aiguilles s'affolent et que les regards chavirent, n'est-ce pas ?



Arthémisia 30/12/2010 09:49



Seul,me semble-t-il, l'Amour procure un  équilibre entre vie et temps.