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1348 - Nocturne arthurien

Publié le par Arthémisia

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/aa/Glastonburyabbey.jpg

 

Le poète ne fait rien. Il sent ses heures passer.

Une sorte de prière.

A quel dieu ?

 

L’espace, son espace, répond à sa saison intérieure, aux ondes de son sang égaré.

Son rêve, sa montagne, sont devenus un gros, un énorme nuage, une pesanteur massive, qui arrondit des boulets gris et noirs d’une matière indéfinissable, prête à tout écraser, à tout étouffer.

L’horizon se parfume au fer, à la poix, au mâchicoulis.

A l’éternité.


...Excalibur !


 

Seules, dans l’ombre, s’allument les ruines d’un sourire.

Ses sensations, où sont-elles ? Elles ont dû se mélanger dans son corps. Elles sont lui. Il le sait. Il ne cherche plus.

Que fait- il ce soir ? Il se fait. Il se laisse se faire.

Une fois de plus.

 

Lorsque le sang palpite jusqu’au ciel, comment douter ? ¹

 

 

Copyright © Arthémisia – janv.11

 

¹ - Emil CIORAN – Le Crépuscule des pensées. – Éditions de l’Herne,1991 – p 215

 

 

 

Avec : Tombeau du Roi Arthur - Abbaye de Glastonbury (GB) 

Commenter cet article

laure nytorinc 08/01/2011 11:14



à propos d'albert ton ami, aurais-tu connu ce vieux "sénèque"


qui remplaçait les formules de politesse par un tonitruant :


"D.T.V.C."



Arthémisia 09/01/2011 20:20



Albert n'est pas un ami.


Il est beaucoup plus.


DTVC?



Servanne 07/01/2011 22:03



Un sourire dans les ruines


Poète


Morte saison



Arthémisia 07/01/2011 22:09



Saison grave, en tout cas.



ines de la fressure 07/01/2011 12:33



 une annexe du vatican...à la recherche du sauveur : tous les harrar, tous les graal sont vides


hourrah cornes au cul ! t'as le bonjour d'alfred



Arthémisia 07/01/2011 21:38



Démerden Sie Sich...comme disait ...Albert.(Cherche pas : tu ne connais pas.)



geronimageromini 06/01/2011 19:31



"il y a des gens qui dansent sans entrer en transes et d'autres qui entrent en transes sans danser...cela s'appelle la trancendance, et dans nos régions il est fort apprécié"


t'as le bonjour de jacques



Arthémisia 06/01/2011 22:23



Traverser, passer au travers de la vie, sans trop de dommages, voilà le rêve...le beau rêve.


Tu as le bonsoir de Leonard...


http://www.youtube.com/watch?v=7pA5UhNaYw0



joruri 06/01/2011 13:27



Une tradition dit que le Graal était un miroir, sur le pectoral du grand prêtre de jérusalem placé au centre des douze pierres précieuses qui l'ornaient.



Arthémisia 06/01/2011 17:04



Reflet de nous même au milieu d'une symbolique très forte!


Cela correspond à certaines pensées qui me viennent parfois et me font croire que la solution n'est pas ailleurs qu'en nous-mêmes. Un nous réflexif, et
réfléchi, et un nous aidé.


 



Bifane 06/01/2011 13:04



Une sorte de prière, oui, qui se tournerait vers les aspirations humaines que nous portons de si loin, et dont nous restons convaincus, contre les multiples démonstrations du futile et de
l'ignoble, qu'elles valent pourtant qu'on s'y accroche. Et si toutes ces prières se croisaient plus ouvertement, on y verrait à plein la part lumineuse de l'âme humaine, peut-être assez pour
enfin comprendre la raison d'être de sa part d'ombre, cette antithèse destructrice, comme un poison lent, dont nous ignorons pourquoi il pourrit la face du monde depuis la nuit des temps.


 


Surtout, j'aime l'essentiel qui se murmure dans ton tableau, ce rien qui se pose à l'envers du nihilisme, ce rien si fécond, dans lequel pourrait être accueilli le tout. Cette respiration de soi
qui n'est pas celle de l'ermite, mais se mèle et se confond à la respiration du monde. Et cette infinie question de notre raison d'être, dont il se peut qu'elle n'existe pas, écueil contre lequel
elle ne bute que pour demander alors pourquoi elle la cherche, pourquoi elle en ressent le besoin jusqu'à la passion...


 


Il y a tant de choses murmurées entre les lignes, dans ce poème, tout l'univers infini des sous-entendus, de ceux qui coulent de source à de plus vagues, dont on ne sait trop s'ils jaillissent de
la plume ou de l'oeil, mais qui soulignent encore cette humeur de grand ensemble aux apparences trompeuses, comme l'une d'elles qui me vient à l'esprit, dans les grands discours du silence...


 


Je crois l'avoir déjà fait, mais j'ai un doute... Je te souhaite donc une bonne année, Arthémisia, qui commence dans une bien belle inspiration !



Arthémisia 06/01/2011 23:59



Il me semble, oui, que tout retrait en soi, prend rapidement une forme de prière. Ce soir, j’y réfléchis encore et cherche inlassablement vers quel dieu,
quelle entité dernière, il est possible de se raccrocher quand, comme tu le dis, on a la sensation d’avoir rencontré l’ultime douleur et d’y nager toujours.


Un dieu de questions sans réponse peut-être, un dieu qui nous regarde patauger, remuer à l’extrême de nos dernières forces, croire un jour au rose du relief,
pour encore replonger dès qu’il tourne le dos dans un enfer totalement indigeste.


MMXI…année de tous les dangers ?


Je prie, j’essaie.


Merci pour tes vœux que je te renvoie en écho.



gina vagino 06/01/2011 10:26



moi, mon ex était un sacré calibur !



Arthémisia 06/01/2011 16:57



Objet transitionnel?!!!!



joruri 06/01/2011 09:33



Sous un certain angle, oui. Le spirituel me travaillait déjà pas mal, mais je donnais une interprétation erronée à cet appel qui me creusais, et je tombais dans tous les pièges des illusions.
Mais elles ne m'ont pas gardé captif. Finalement, la porte a fini par s'ouvrir. Il était temps...N'empêche que le concert de Spirit était inouï. On est arrivé dns la salle en fin de matinée
pendant que randy et Ed répétaient déjà. On nous a laissé tranquille assis par terre au fond de la salle le dos contre le mur, et on a écouté pendant des heures jouer ce groupe vraiment
SPIRIT-uel par moments. C'était pur, beau, joyeux, limpide, précieux ! Je suis sûr que ce genre d'artistes a contribué peu à peu à l'éveil de ma spiritualité latente à l'époque. Je leur dois
baucoup.


Excalibur, ou "le GLAIVE de la parole" ? Qui sait ?



Arthémisia 06/01/2011 17:00



Comme quoi, un lieu, un moment, un événement peuvent avoir un "sacré" impact sur une vie.


Aussi que puis je dire d'autre, sinon, Merci au Dieu auquel j'essaie de croire, pour les moments particuliers qui ont marqués ma vie....



joruri 05/01/2011 19:16



J'ai fais la même photo quand j'y étais. On était stoned sans arrêt et on attaquait le matin à la bière. C'est la capitale du new-age. Et la colique avec le cidre; le concert inoubliable de
Spirit (le premier de Marillion qui était en première partie ! J'y étais !) Le radiateur de la voiture crevé en traversant une rivière (en voiture donc...) pour aller pique niquer dans la lande.
Les cattle-grids invisibles dans le brouillard, et l'Irish-cream sous la tente dans les Orkneys... Un jour, je vous raconte la Californie (véridique...)



Arthémisia 05/01/2011 19:18



tu as fait ta quête du Grall!



catherine 05/01/2011 16:16



et ta réponse en rose en attire d'autres chez moi..


Qui a dit que nous devions être utile à quoi que ce soit ? La création est-elle utile ?


Excalibur...objet par lequel l'Idéal viendra ? Pourquoi avoir besoin d'un quelconque objet ..Il est vrai que les chevaliers du Graal étaient pétris de christianisme et pas de taoïsme..


Tolérance ..oui...vivre et laisser vivre à chacun son chemin, n'importe lequel.


Avec mes bises au thé de 16h ( la mère de Marc est anglaise alors je m'adapte...)



Arthémisia 05/01/2011 16:32



Peut être est il simplement besoin de nous sentir utiles (donc pas nuisibles) à nous -mêmes?


Oui, Excalibur, c'est l'objet rassurant, le symbole, le doudou, l'objet transitionnel, celui dont la présence aide à passer de l'autre côté.


 


Bon chemin, british!


Bises


A.



daisy darlem 05/01/2011 14:56



cioran et autres... :


"à leur conseil, je fais toujours une ou deux selles extraordinaires"


devine l'auteur



Arthémisia 05/01/2011 15:12



RABELAIS....fastoche!et à propos des femmes...



daisy darlem 05/01/2011 12:00



comme laurent gbagbo  je voudrais bien connaitre les pensées des culs crépus de ouattara



Arthémisia 05/01/2011 13:25



Noir c'est noir.



catherine 05/01/2011 04:33



Eh bien, vraiment j'adore ce texte car il est l'expression même du taoÏsme..


"Le poète ne fait rien, il sent ses heures passer....


Qu'avons nous d'autre à faire que de simplement vivre dans ce temps qui passe...


 


Une sorte de prière...


Bien sûr, il a-t-il une autre sorte de prière que la louange d'être une infime partie de la création à qui on ne demande rien d'autre que d'exister...


A quel dieu ? Le mot dieu..(Dieu, Allah,Krisna) n'est un mot mis sur l'indicible et pourtant incontournable ...un mot qui varie avec le lieu et le temps mais ne sert en rien à définir cet
incontournable.


Son espace répond à sa saison intérieure....Que voilà un poète qui se respecte et respecte la création en lui... Nulle morale, nulle religion n'est nécéssaire autre que de suivre sa propre
vérité, expression unique d'une création unique..


Ses sensations sont lui...en cela il se trompe..Ses sensations ne sont que des sensations..Bonnes ou mauvaises, s'il ne s'y attarde pas, elles passent comme le vent..quelque chose en lui demeure
immuable et c'est cela qu'il est, quelque chose d'immuable..


Excalibur..bétise de l'homme, quel combat y a-t-il à mener ? Aucun, sinon celui de se laisser être.


Il se fait, Il se laisse faire...A la bonne heure!!!


C'est le ciel qui palpite dans son sang.


Moi je n'en doute pas...


"Je suis (dans le sens suivre) mon chemin, ma vérité et je respecte la Vie...."disait le christ, parfait taoïste...


 


Avec mes bises matinales...



Arthémisia 05/01/2011 15:42



 Ta réponse tu t’en doutes fait naître en moi d’autres réponses…


En rose.


Eh bien, vraiment j'adore ce texte car il est l'expression même du taoÏsme..


"Le poète ne fait rien, il sent ses heures passer....


Qu'avons nous d'autre à faire que de simplement vivre dans ce temps qui passe...


De quoi se sentir un peu inutile,non ?


 


Une sorte de prière...


Bien sûr, il a-t-il une autre sorte de prière que la louange d'être une infime partie de la création à qui on ne demande rien d'autre que d'exister...


A quel dieu ? Le mot dieu..(Dieu, Allah,Krisna) n'est un mot mis sur l'indicible et pourtant incontournable ...un mot qui varie avec le lieu et le temps mais ne sert en rien à définir cet
incontournable. Je suis tout à fait de ton avis.


Il ne s’agit à mon sens pas d’une divinité précise mais de quelque « chose » de « supérieur » et d’inconnu.


Son espace répond à sa saison intérieure….Que voilà un poète qui se respecte et respecte la création en lui… Nulle morale, nulle religion n’est nécéssaire autre que de suivre sa propre
vérité, expression unique d’une création unique.. Rythme des humeurs aussi. Pas tjs facile de tenir le coup, non ?


Ses sensations sont lui...Ceci n’est à mon sens pas exclusif. Ce que j’ai voulu dire c’est qu’elles sont un de ses composants, et qu’il ne doit pas, ne peut
pas les éviter.en cela il se trompe..Ses sensations ne sont que des sensations..Bonnes ou mauvaises, s'il ne s'y attarde pas, elles passent comme le vent..quelque chose en lui demeure
immuable et c'est cela qu'il est, quelque chose d'immuable.. La base reste mais sur elle s’imprime les traces des sensations. Leur mémoire, leur pas.


Excalibur..bétise de l'homme, quel combat y a-t-il à mener ? Aucun, sinon celui de se laisser être.


L’épée est une métaphore de l’objet par lequel l’Idéal viendra


Il se fait, Il se laisse faire...A la bonne heure!!!


C'est le ciel qui palpite dans son sang.


Moi je n'en doute pas... Et moi non plus !


"Je suis (dans le sens suivre) mon chemin, ma vérité et je respecte la Vie...."disait le christ, parfait taoïste...


  Je perçois les liens  existant entre le christianisme ou plutôt l’attitude du Christ et cette philosophie.


Tolérance ?


Avec mes bises matinales... et les miennes du temps du café !


 



tilk 05/01/2011 00:37



c'est tout a fait ça sauf que son sang ne palpite pas vers le ciel et il doute toujours


besos


tilk


 


encore et encore un superbe article



Arthémisia 05/01/2011 05:58



Le mien cherche toujours une élévation, quitter les affres terrestres qui le font souffrir.


Bises


Arthi