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1383 - Au-dessus

Publié le par Arthémisia

 

http://www.museedesenfants.ch/Peintres/Stael/Posters/stael_big/toits.jpg

 

 

 

La nuit, le clocher de l’église s’allume

Phare dans la mer de la ville.

Phare qui me dit que je suis près de moi

Dans mon inconnu.

Et que j’y suis bien.

Au dessus des toi.

 

 

Copyright © Arthémisia – 03/11

 

Avec : Les Toits de Paris – Nicolas de STAËL – 1952

Huile sur toile – 178x120

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versus 14/03/2011 00:55



J' ai relu les commentaires...Beaucoup de sujets à préciser. Mais il faudrait un autre message...



Arthémisia 14/03/2011 08:18



et même un cours, voire plusieurs d'Histoire de l'Art. Ce n'est pas le lieu pour ça.



Suzâme 12/03/2011 14:29



Bonjour,


Nicolas de Staël, un parcours: Ce matin, en franchissant le seuil d'une belle libraire de Rueil Malmaison, j'ai cédé à la tentation de Gallimard qui proposait pour 2
livres achetés, une affiche, "Ciel de Honfleur". Là, nous n'avons que du bleu, contrastes et nuances...précipitez-vous d'autant que c'est dans le cadre du Printemps des Poètes
qui a pour thème "D'infinis paysages". Je présente quelque chose à Nanterre, le 18 prochain, si vous n'êtes pas trop éloignés, je vous invite...Suzâme


P.S. A la poursuite de Nicolas de Staël :le libraire, répondant à mon intérêt pour le peintre m'a dit que je pourrais découvrir au moins 10 de ses oeuvres à Dijon.



Arthémisia 12/03/2011 14:41



Merci de ces informations, Suzâme. Je ne connais pas le musée des Beaux Arts de Dijon (je bouge très peu en fait!) mais j'en ai entendu bcp de
bien.





Merci de ton invitation mais désolée pour Nanterre: je suis retenue sur la Côte d'Azur (il y a pire!!!) par mon travail et par ma très récente et modeste
indépendance financière.


Le Ciel de Honfleur que je connais, est  troublant par la force de son horizontalité féroce. Comme si ce que le peintre voulait nous montrer
était bien sa lutte  avec la mer et le ciel....



lutin 12/03/2011 11:32



alors là nous voici d'accord  l'ombre varie



Arthémisia 12/03/2011 11:37



Elle est liée à l'objet propre ou à celui qui la porte, à l'angle de vue, et bien sûr à la source lumineuse.


Les impressionnsites ont bcp travaillé le sujet (voir les meules et les cathédrales de MONET pour ne parler que de lui!)



lutin 12/03/2011 11:15



aussi de Cézanne


"L'ombre est une couleur comme la lumière "



Arthémisia 12/03/2011 11:19



car l'ombre n'est surtout pas systèmatiquement noire....



lutin 12/03/2011 10:04



"la lumière du noir par exemple"


une phrase de Soulage lui-même



Arthémisia 12/03/2011 10:36



Voir ma réponse à Suzâme et la magnifique expo à Maeght en 2006 qui s'intitulait  "Le noir est une couleur ". On doit pouvoir
encore en trouver le catalogue (n° ISNN :2 900923 38 7)


Le fond de mon blog est d'ailleurs un extrait d'une oeuvre qui y était présentée, Grande Nero Cretto G8 d'Alberto BURRI. A tomber.



Suzâme 11/03/2011 17:42



Bonjour,


J'ai regardé la toile "Au-dessus", puis lu d'une traite ton poème qui m'a rafraîchie par son inventivité. Je n'ai pas cherché et donc pas trouvé la correspondance. Ne connaissant
que très peu la Peinture, j'ai apprécié la matière et cette vie des couleurs qui me rappellait un trésor des plus précieux, une des palettes de mon père artiste-peintre amateur. Il y a
l'organisation et la force du pinceau et peut-être le travail patient et exigeant d'autres outils. J'ai été captivée par votre débat dans lequel souvent je me reconnais. Vous avez une culture qui
m'a ouvert l'esprit. Peut-être verrais-je autre chose que du noir dans les derniers "Soulage", la lumière du noir par exemple....Suzâme



Arthémisia 12/03/2011 10:11



Matière, couleurs,organisation, force, .....tu ne connais pas la peinture mais  tu as tout compris à de STAËL!


 


Quant à SOULAGES tu es sur la piste....Je donne un travail à mes élèves qui s'appelle : "quand le noir se fait lumière" et bien sûr SOULAGES vient en
références.


Bonne chasse au Beau!


Arthémisia



lutin 10/03/2011 18:37



1 je ne m'emporte pas, j'explique


2 ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec ce qui est dit  que je suis étriquée d'esprit


3 ce tableau ne ME parle pas et je maintiens reste à la portée de tout le monde dans son exécution, d'autres sont plus intéressants.


4 d'un peintre on ne peut pas tout aimer, sinon on devient l'oie qui gobe tout.


5 C'est exactement la même chose dans l'écriture, et ce n'est pas rendre service de dire à quelqu'un constamment c'est beau car il ne se remettra pas en question.


6 calmement pour moi le sujet est clos 


 



Arthémisia 12/03/2011 09:56



je reprends le:


3 : et m'insurge : non! ce tableau n'est pas à la portée de n'importe qui! Chiche ...essaie!!!!!


 


4 : je n'ai jamais dit cela. Dessiner, peindre, créer, tous les créatifs/créateurs le savent c'est aussi bcp râter, jeter!


 


6 : le sujet je l'espère ne sera jamais clos. Car c'est là que se situe l'éducatif, et  les possibilité de choix et le pouvoir d'analyse de chacun.
Dire, dès le départ et de façon un peu abrupte "non, je n'aime pas" et puis revenir, voir, réfléchir, investiger, analyser (voire s'analyser...) c'est ce qui fait avancer le regard du public, et
donc l'humanité toute entière. N'oublie pas, Lutin, l'accueil que les impressionnistes que tu sembles tant "aimer", ont reçu à leur époque et regarde la côte actuelle de leur oeuvre. Au delà de
tout le discours mercantil autour du phénomène du marché de l'Art, ce revirement parle de lui-même.





" A chaque siècle son Art, à chaque Art sa liberté"


--> ceci est gravé dans le marbre sur le fronton du musée de la Sécession viennoise.


Je te laisse...méditer.


 



rene chabriere 10/03/2011 17:10



en lisant  les  commentaires  précédents,  et ceux de lutin en particulier... 


il est incroyable  que les gens s'emportent ainsi pour des questions annexes, à savoir qu'on ne reconnaitrait pas les  toits..   comme
si le but  de la peinture  avait été  de faire  de la photo bis...  est-ce  qu'on demande  à  un tango argentin, s'il a voulu être proche  du
paysage  de la pampa  ?


A  Stockhausen,  si il a pensé  à la chute  du mur  de Berlin, en faisant Donnerstag aus Licht ?


La peinture  est une création en tant que  telle... qu'elle  se rapporte ou non à une  réalité  connue  est
secondaire.


 


Et De Staël -  évidemment - une des figures  majeures  de l'art d'aujourd'hui.



Arthémisia 12/03/2011 21:14



La peinture  est une création en tant que  telle... qu'elle  se rapporte ou non à une  réalité  connue  est
secondaire.


Surtout celle de de STAËL! C'est une leçon même de peinture.



rene chabriere 10/03/2011 17:03



quand  je  revois  de Staêl,  c'est  une  flamme  qui s'allume  en moi...


 


d'ailleurs un internaute  a récemment fait le rapport  avec certaines  de
mes peintures, et dans  mon blog  art-encore  vous y serez  bienvenus



Arthémisia 12/03/2011 21:12



Je vais aller voir ça ce soir.


Pas trop eu de temps depuis votre message, René.


Merci et bienvenue dans mon antre.


Arthi



lutin 10/03/2011 10:14



Dans ce monde de l'art, il est aussi trés facile de dire de celui qui n'aime pas une oeuvre "c'est une question d'ouverture d'esprit etc...." une phrase toute faite qui ne veut rien dire, si
ce n'est qu'une fin de non recevoir.


 


 



Arthémisia 12/03/2011 09:46



Peut être pourrions nous dire que c'est d'abord une question de regard, d'éducation du regard, de qualité de regard. et bien sur de
connaissances.





Et le verbe "aimer" me dérange beaucoup quand on parle d'Arts. Il implique une notion affective, qui pour moi ne veut rien dire quand j'ai une attirance pour
le travail plastique d'un artiste.





Je "n'aime" pas la peinture de de STAËL. Si j'en avais la possibilité, ce n'est pas de ses toiles que j'aurai dans mon salon, mais, mais, mais ....je lui
reconnais d'immenses qualités sur lesquelles je ne reviendrai pas (j'en ai déjà trop parlé). Cela suffit pour que je le classe dans les maîtres du XXème et qu'il fasse partie de mon
Panthéon.


 



lutin 10/03/2011 10:09



"Mais on s'en fiche que les toits de Paris ne soient pas ainsi!"


tu lis trop vite et tu t'emballes aussi trop vite au-dessus je ne disais pas qu'il fallait les peindre commt tu les voyais, je disais que ton argumentaire
était un trés beau texte.



Arthémisia 12/03/2011 09:40



Merci.


Mais ce n'était pas un argumentaire : je n'avocasse pas le travail de de STAËL. Son discours plastique suffit amplement à lui-même.



daniel 10/03/2011 10:05



Ce fameux discours sur la facilité .... en art ...


l'échange entre vous trois : "lutin", "versus" et "arthi" est révélateur de ce qui pourrait arriver si on n'y prend garde ...


au début de mon apprentissage en sculpture j'ai vu une expo de Baselitz au CAPC de Bdx ...sans connaître cet artiste ... devant une grande sculpture réalisée très sommairement... j'ai joué l'acte
deux dans cette pièce dite savante ... j'ai dit clairement mon désaccord ... "c'est une honte de présenter des oeuvres aussi mal faites !"


des années plus tard, j'ai découvert Baselitz et je l'ai montré à tous mes amis ... ma sculpture évoluait .... enfin je crois !


en consultant un catalogue sur l'oeuvre de Baselitz, j'ai fait le rapprochement avec l'expo au CAPC ... je me suis trouvé tout bète (pour ne pas dire autre chose... )


ça m'a servi de leçon ...


je n'étais pas la même personne ...


comme tu dis Arthémisia : "la méconnaissance peut être excusée " et chacun a le droit de défendre ses préférences artistiques ...


Mais j'entends trop souvent ce discours sur l'art contemporain et sur l'art moderne ...


bon, ben voilà ... j'ai ajouté un caillou .... au débat ... c'est déjà formidable que nous puissions débattre !


 



/ 12/03/2011 09:37



Mais oui, tu as aujouté un caillou, un gros caillou, celui de la nécessité d'aller dans les lieux de culture, les galeries, les musées ...VOIR, avant de
poser des critiques négatives sur le travail (ou un travail) d'un artiste.


Je sais combien l'écran de l'ordinateur peut nuir à la reproduction d'une oeuvre, particulièrement une oeuvre de de STAËL, si riche d'épaisseurs et de
nourriture matièrée. C'est pour cela que je pardonne à Lutin son discours, un discours que j'ai déjà tellement entendu; j'en veux pour preuve, les personnes que je côtoie tous les jours, les
enfants qui, très souvent avant de voir les oeuvres sont d'un négatif terrifiant et qui quand je les emmène au musée revoient leur jugement.


Je crois foncièrement à la puissance du regard, celui que pose le spectateur sur l'oeuvre en direct, in situ et qu'aucun enseignement ne saurait égaler :
l'oeuvre parle et doit parler d'elle-même. Et si celles d'un PRINCE  comme de STAËL ne parlent pas, je me pose des questions sur la qualité d'écoute du regardeur et en suis
profondément désolée...et motivée car c'est là qu'interviennent les acteurs de l'éducation.


Eh oui, nous avons encore sacrément du boulot.





Et je le crie haut et fort: TOUS AU MUSEE (ou dans les lieux où vivent les oeuvre car il y en a bien d'autres...)!!!!!



versus 10/03/2011 01:04



Question de la réception d' une oeuvre d'art !


On a le droit d' aimer et de détester le tableau que l' on veut, mais en connaissance humaine de cause ! C' est simplement une question d' ouverture d' esprit [ intelligence, sensibilité,
expérience, écoute de l' univers de l' autre ].


Je compare souvent cela à l' expérience amoureuse. A vingt ans on a des coups de foudre pour comprendre à trente ans que l' on s' est emballé. Et après la quarantaine, comme à la soixantaine et
plus âgé, on peut avoir des coups de foudre, mais avec l' expérience complexe et multiple que la vie nous a donné.


Je me sauve !



Arthémisia 10/03/2011 06:04



J'espère avoir encore bcp de temps devant moi pour tout comprendre, en Amour comme en Art! Mais il me semble que le 1er est bcp plus ardu.


Bonne journée.


Amicalement


Arthémisia



lutin 10/03/2011 00:10



Les toits de Paris ne sont pas ainsi on y voit beaucoup de gris. Mais voilà un trés beau texte qui aurait pu accompagner cette peinture, car là il y a ton ressenti, le tien et pas celui des
autres. Bonne nuit, demain aussi j'ai cours.



Arthémisia 10/03/2011 00:17



Mais on s'en fiche que les toits de Paris ne soient pas ainsi! C'est ce qu'il en a fait qui compte!


Et puis je l'ai déjà dit : je  n'écris jamais à partir d'une oeuvre d'Art (sauf parfois en suivant les consignes de Papier Libre) mais cherche un
"avec" iconique qui accompagne mes mots qui viennent tjs en 1er. C'est une démarche qui n'a rien d'illustratif mais se veut quelque chose de l'ordre de l'ouverture vers d'autres champs
de réflexion que ceux induits par mes mots.


Ah bon, tu enseignes aussi? Suis je trop curieuse si je te demande quoi?


Bonne nuit.


Arthémisia



lutin 09/03/2011 23:36



et toi tu y vois quoi dans ces carrés de différentes couleurs, toi, je ne dis pas ce qu'on t'a dit de voir. Lorsque je fais les expositions généralement je les vois deux fois, la première sans
casque, je ne veux pas que l'on me dicte ce que je dois comprendre, puis une deuxième fois pour traduire ma pensée avec celle que l'on voulait m'inculquer. Je te parle de cette peinture là, pas
d'autres de lui qui à mon avis ont plus de sens. Ce que je veux dire c'est que l'on aime une oeuvre et nom le signataire d'une oeuvre. Aprés j'en resterai là, sinon je vais peindre un mur.



Arthémisia 09/03/2011 23:59



Oh! pitié pas d'audiophone ...et surtout pour de STAËL! On ne m'a jamais dit de voir quoique ce soit dans un tableau ou un autre. Par contre tous mes profs
sorbonnards ou beauzardiens ont toujours accueilli ma parole. Je n'ai jamais eu à souffrir de dogmes lors de mes études mais ai tjs eu la liberté de mes partis pris.


 


Pour en revenir au tableau en question je finis par voir des toits mais avant toute chose, je ne cherche pas à y voir quoique ce soit de
figuratif.


D'abord je m'attarde sur le travail de la matière épaisse et crouteuse, maçonnée, superposée en couches inombrables qui charrient la multiplicité des
couleurs et des vibrations de ses couleurs dans les zones de limites. Rien n'est posé sur rien sans raison. La petite tache de jaune qui jaillit au milieu dans les gris se fait soleil. Le bleu
qui crie sur le rouge de cadmium c'est un ciel grand ouvert. Les verts cumulés en haut moussent en pente douce. Le pavage chante, crie et rit. Tout a trouvé sa place, composé justement. Même
toutes les nuances des gris annoncent les variations des surfaces. Et les blancs? Comme ils laissent la liberté aux autres couleurs, alors qu'il n'y a pas plus difficile que l'utilisation des
blancs surtout en épaisseur tant ils ont tendance à devenir crayeux et à s'imposer!


Ce que je vois aussi, c'est le regard d'un homme qui un jour a dû regarder par sa fenêtre, comme moi je l'ai fait en écrivant mon malheureux texte, et a
essayé d'aller plus loin que sa simple vision (j'entends la vision de son oeil), de porter un regard profondément personnel et intime sur ce que lui disaient ces fichus toits, de laisser sa
pensée et son intelligence porter sa main et ses outils sur un chemin non encore frayé, celui d'un rendu tellement vivant d'une banale vision en plongée des toits d'une ville qu'il nous les faits
aimer comme un jeu joyeux et libre avec la matière/couleur.


Car ce tableau c'est un pur moment de bonheur, de bonheur et de liberté créatrice. Un bain de peinture, de sensibilité et
d'intelligence.


 


Bon, demain j'ai cours, alors dodo! Nous parlerons probablement d'Henri MOORE ...et de comment sculpter le vide?


Voilà une question contemporaine!









lutin 09/03/2011 23:09



Les moutons sont les spectateurs et les peintres ont le droit de faire ce qu'ils veulent. Je n'ai pas d'à priori pour la peinture moderne bien au contraire je la recherche de plus en
plus, mais elle doit avoir un sens et non un étalage de couleurs à la portée de tout un chacun que je ne peux gober. Quant à l'abstraction ce n'est pas non plus du n'importe quoi, c'est faire du
classique avec son propre regard une abstraction, ce n'est pas jeter de la couleurs sur une toile sans savoir ce que l'on fait. Si vous voulez des carrés au couteau pour demain matin comme
ci-dessus, ok je peux le faire comme une toile noire qui n'est pas noire. Bonne soirée à vous, je vais compter mes moutons.



Arthémisia 09/03/2011 23:17



Désolée. Si tu ne vois dans cette oeuvre de de STAËL qu'une juxtaposition de carrés, je ne peux rien pour toi.


Sauf t'inviter à aller voir ses oeuvres de visu.





Ouf, je n'avais pas utilisé comme "avec" un MONDRIAN!


 



Versus 09/03/2011 22:55



Vous savez Arthémisia, je suis intervenu avec la passion et ce n' était pas à moi de le faire... Excusez-moi.


Je m' aperçois cependant qu' il y a encore un énorme travail d' information à établir à propos de l' art contemporain. Critique d' art moi-même, je m' étonne aussi que des personnes qui
pratiquent la peinture, connaissent si peu l' histoire de l' art moderne.( Je ne parle même pas de l' art contemporain !)


J' ai sous les yeux la magnifique biographie  " Le Prince foudroyé "- la vie de Nicolas de Staël-  par L. Greilsamer ( Fayard) avec qui j' ai eu la chance d' organiser une soirée . Et
ce avec deux témoins amis de Nicolas de Staël ( et mes amis aussi !), Walter Lewino et le peintre Louttre. B. Evênement inoubliable pour un peintre inoubliable. J' ai aimé vos interventions ici
et sur mon blog, j' aime vraiment cette publication de la peinture du  " Prince " !


Très bonne soirée!



Arthémisia 09/03/2011 23:13



J'ai senti ta passion car j'ai la même. 


Bien sûr j'ai lu avec délectation la bio de Greilsamer. J'ai vu l'expo de de STAËL il y a quelques années à la Fondation Gianadda à Martigny et j'en suis
ressortie absolument envoutée.  La peinture de de STAËL est une pure leçon de peinture, envoutante, tatonnante, en perpétuelle expension, questionnante, une quête d'un mieux jamais atteint
et une profondeur infinie.


Je ne peux laisser dire qu'il est un mouton, lui qui devait être d'une sensiblité extrème (c'est drôle, j'ai toujours trouvé qu'il la portait sur son visage
dont j'ai même fait un portrait d'après photo...il faudrait que je le retrouve!). Cela prouve bien que, oui, nous avons, nous les acteurs de la scène artistique, enseignants, curateurs,
galéristes, artistes de tous poils beaucoup de travail d'éducation à faire. Car l'Art s'apprend par le regard et pas dans les manuels du parfait petit dessinateur (!)


 


Merci du partage. Il est princier!



lutin 09/03/2011 22:44



que de peintres ont du rigoler de l'enthousiasme de leurs admirateurs !



Arthémisia 09/03/2011 23:01



et pleurer des méconnaissances de beaucoup ...voir notamment les artistes du XIX ème qui se battaient contre les académismes!



lutin 09/03/2011 22:41



Reprenons cette peinture et d'autres connues, sincèrement vous ne vous croyiez pas capable de faire la même chose, c'est aussi comme les noirs de Soulage, ne croyiez vous pas que vous êtes
capable de faire la même chose. Il suffit de l'angouement d'une personne de nom pour entraîner un peintre dans son sillage. Je reviens ce soir du Musée d'Orsay et là ok je ne suis pas capable et
je n'arrive pas à l'ongle de l'orteil de tous ces maîtres. Je parle de mon regard capable de voir la difficulté et de faire la différence. Rien n'est dommage dans sa sincérité jusqu'à la question
creusée. Il n'y a pas de rancune, j'en ai assez du fout.... de G.... dans l'art, refusant d'être le mouton de panurge derrière le nom d'un autre nom plus célèbre. 



Arthémisia 09/03/2011 22:58



oh, non je ne me crois pas capable et d'ailleurs ne trouverai aucun intérêt à copier un de STAËL ni d'un SOULAGES!ni qui que ce soit
d'ailleurs....


Ils sont plein de difficultés, oh, pas les mêmes que les boîtes de chocolat de RENOIR et ces scènes bourgeoises, sucrées et compassées...mais celles qui
approchent les questions de l'abstraction chez  KANDINSKY, ou encore  MONDRIAN, des constructivistes pour la composition, des grands abstraits américains (ROTHKO bien sûr) pour la
matière, des expressionnistes et des fauves pour la force de leur couleur, ou de leur grisaille, quelque chose qui touche, c'est très clair, beaucoup plus à l'entendement, à l'intime et à
l'esprit qu'au simple rendu rétinien.


Et puis une peinture est elle "grande" parce que sa réalisation technique est difficile?Que faire alors  de l'idée qui la porte?


 


On ne peut décemment traité de STAËL de mouton; c'est un immense chercheur qui bien sûr comme tout un chacun a reçu les connaissances et les sensibles
d'autres artistes (il vivait dans son époque et on ne peut pas le lui reprocher) mais a tracé une voix très personnelle et encore largement enviée.


 


Il faudrait quand même essayer de partir avec moins d'à-priori sur la peinture moderne (et je ne parle même pas de contemporanéité)  et garder les yeux
ouverts sur les éventualités autres que celles du XIXème siècles : elles ont portées l'art du XXème et nous sommes déjà au XXIème! C'est dommage de fermer ta porte à ton temps. Toute époque
mérite qu'on s'y attarde sans préjugé.



Versus 09/03/2011 21:48



Mais lutin, de quel regard parlez-vous ? De celui du peintre, du spectateur ( le mien ) ou bien du vôtre ?


Ou encore d' un regard des étoiles ? Expliquez-nous !



Arthémisia 09/03/2011 21:57



Je laisse Lutin répondre. Je lui ai rapidement donné mon avis sur l'oeuvre de de STAËL.


Et je frémis toujours quand je me confronte encore et toujours aux réactions négatives du public, d'un certain public,  devant certaines oeuvres qui
frisent l'abstraction (je ne parle même pas des oeuvres totalement abstraites)



lutin 09/03/2011 21:29



des peintures comme celle-ci on peut en faire toutes les nuits et c'est là où je ne suis pas d'accord, faut-il un nom pour faire n'importe quoi et c'est cela qui me met en colère, dans l'art on
n'a pas le droit de se moquer du regard.



Arthémisia 09/03/2011 21:54



Je n'engagerai pas de discussion sur la valeur de la peinture de Nicolas de STAËL. C'est un artiste trop important pour moi.


Il n'a en aucune façon profité de son nom. Il a même au contraire côtoyé la misère. Mais pour moi il a touché le summum d'une recherche qui lui a coûté la
vie, celle de la frange si mince qui unit figuration et abstraction.


Pour avoir travaillé à la manière de Nicolas de STAËL lors de mes études, je peux te dire que son oeuvre n'a rien de facile, tant sa matière est riche, sa
composition aboutie, ses choix colorés pertinants, et toujours raffinés et son discours plastique fort, innovant et pur: il n'y a jamais eu chez lui de recherche de profit, de marchandage, encore
moins de moquerie du spectateur mais une probité remarquable, qui, puisqu'il estimait lui-même ne pas arriver à ce qu'il voulait, et vivait dans une insatisfaction perpétuelle, l'a conduit au
suicide.


 


C'est dommage de parler ainsi d'une de ses oeuvres, probablement sans en avoir jamais vues en vrai, sans avoir pu recevoir leur richesse, leur élégance et
leur infini humanité.


....Son infinie humanité.


La méconnaissance permet l'erreur....qu'il convient de corriger en se documentant. Je t'invite donc Lutin à creuser un peu la
question.


Sans rancune.


Arthémisia



Versus 09/03/2011 21:06



Dans ma région, des Eglises phare, ça existe ! Certaines au bord du fleuve indiquaient la route aux marins fluviaux.


Et De Staël comme drapeau, bannière contre " le gang de l' abstraction avant "!


Bonne soirée.



Arthémisia 09/03/2011 21:11



Les hauteurs ne conviennent pourtant pas à de STAËL...


Bonne soirée aussi, Versus



tilk 09/03/2011 11:12



vraiment beau..j'adore la fin...un vrai coda...


besos


tilk


par contre c'est bien que les eglises soient allumées comme des phares


comme ça on les évite comme les recifs..ah ah ah



Arthémisia 09/03/2011 12:41



Je ne peux pas renier ma religion même si je compose bcp avec elle. Fut un temps où j'y ai trouvé une grande source de sérénité.


Bises


A.