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1398 - Des Hommes et des dieux

Publié le par Arthémisia

 

http://images.voyageforum.com/public/medium/21ec9f6c039180bfd6efcf9f7513cf151284109658.jpeg

 

 

Ils s’envolent.

Leurs cris interrompent ta prière. Tu les suis. Des yeux.

Leurs ailes emportent tes pensées. Tu ignores où.

Te voilà un parmi eux.

Visiteur du soleil et de la lune, tu ne crains plus la pluie noire des hommes.

Ton horizon s’ouvre sur ces douces collines.

Tu crois.

 

Copyright © Arthémisia

 

Texte écrit après avoir vu le film   Des Hommes et des Dieux de Xavier BEAUVOIX

 

Avec : Annonciation – Antonello de MESSINE

(Tableau présent dans le film…)

 

Ps : si quelqu’un sait quelle est la descente de Croix sur laquelle Frère Luc joué par le magistral Michaël LONSDALE embrasse le corps du Christ, qu’il vienne vite me le dire. Ce passage est d’une Beauté charnelle extrêmement émouvante.

 

-- >> Merci à Henri QUINSON pour sa réponse rapide (dans les comm.) : il s'agit du Christ à la Colonne du CARAVAGE et donc pas du tout d'une descente de croix !

 

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Nico 05/04/2011 21:57



Jolie toile


la tasse à café plus bas avec l'oeil est bien aussi


Bonne journée


Nicolas



Arthémisia 05/04/2011 21:59



C'est quand même Antonello de MESSINE!


Bienvenue Nicolas!



Nath 30/03/2011 19:01



Très bel "endroit" que celui que je découvre par hasard...encore...le hasard ici m'ouvre bien des portes donnant sur des ciels hors du commun...je reviendrai flâner chez vous...


Nath



Arthémisia 30/03/2011 19:07



Quand vous voulez, Nathalie ; la porte reste ouverte et merci de vos encouragements.


Il y a de moments où ça fait encore plus de bien qu'à l'ordinaire.


 


ps : le lien vers votre blog ne fonctionne pas....



Henry Quinson 30/03/2011 11:10



http://henry.quinson.pagesperso-orange.fr/


Le Christ à la colonne, cf. Henry Quinson, "Secret des hommes, secret des dieux", préface de Xavier Beauvois, Presses de la Renaissance, mars 2011, Prix Spiritualités d'aujourd'hui. 300 pages qui
expliquent, de l'intérieur, tout le film.



Arthémisia 30/03/2011 11:39



Vous êtes formidable! Merci.


Effectivement c'est bien ce tableau, donc pas du tout une descente de Croix. Autant pour moi!


J'avais bien pensé au CARAVAGE mais pas au bon tableau.


 


En cherchant sur le net une reproduction de l'oeuvre je suis tombée sur cet article qui explique très bien l'importance du regard dans le film,
notament lors de la scène que je décris, cette proximité charnelle entre LONSDALE et la représentation christique...le regard de Frère Luc, et.... bien sur le notre...:


http://culturevisuelle.org/luciddreams/archives/43


Et pour ceux qui ne connaitraient pas le tableau, il est important que je le leur montre.





Quant au livre...je m'en vais me l'offrir très vite!


Encore un grand grand merci.


Arthémisia



joruri 30/03/2011 11:07



Ça arrive à des gens très bien, de voler les ailes aux oiseaux...


Je ne sais pas comment ça se fait, ce tien texte de juin 2006 est arrivé sous forme de lien dans mon mail ! J'ai cru que c'était actuel, et j'ai flippé pour toi...


Mais ouf.


Mieux ? Hum. Ça fait pas mal de choses à gérer... Mais ça va aller je crois.



Arthémisia 30/03/2011 11:11



Mais oui, ça va aller! Toi comme moi, car nous savons tous les 2, de manières différentes mais peut être pas si éloignées, partir avec les oiseaux.


Je te bise


Arthi



VERSUS 30/03/2011 00:57



Embarrasante question, vraiment ! Ce que je peux dire ici, en lisant votre texte, c' est le souvenir de Lonsdale lisant en public à Paris, les poèmes
érotiques de Pierre Bourgeade intitulés " Ultimum moriens " et publiés en 1984 par l' éditeur  D. Bedou.


L' érotisme comme une offrande...et j' ai pensé à cela en voyant ce film tout entier pétri de spiritualité intense.


B à vous.



Arthémisia 30/03/2011 07:28



La force du film je pense est justement de nous présenter des êtres pris de doute qui, par leur conviction, la solidité de leurs engagements, de leurs liens,  leur solidarité, leur
fraternité, arrivent à poursuivre le choix de leur vie.


Une de mes amies me disait que ce film finisait mal : que non! Bien sur il y a la mort. Mais bien au-delà des gestes affreux, il y a l'immense victoire  de ces hommes qui n'ont pas
cédé devant la violence.


Car il s'agit bien ici de donner son corps, pour ceux qu'on aime, corps extrémement présent dans ce film infiniment mystique. Et ce choix d'offrande est bien le geste le plus beau que
l'homme peut faire à l'homme. Le baiser de Lonsdale au corps du Christ supplicié en est l'image même.