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1405 - L’Eternel amant

Publié le par Arthémisia

 

http://img.over-blog.com/621x465/0/41/70/57/ARTS-HIVER-08-09/expo-Parmiggiani-cloches--Bernardins-pl.jpg

 

 

Peut être que parce que ce soir, le vert que tu arbores me rappelle le sapin encore nu d’avant fête,

Peut-être que parce que ma main sur le bureau d’acajou ne rencontre plus rien et s’arrête,

Peut être parce que le potage se parfume une fois de plus aux légumes du passé,

Peut être parce que les oreilles du petit gâteau plongé dans la neige du fromage ne craquent plus sous la dent,

Peut être parce qu’aujourd’hui s’en va comme il était venu

Et que le pont de la nuit tend son bras corbillard sur le temps,

Peut être parce qu’un ami, celui de l’autre rive, a parlé durement,

Peut être parce que tu es l’éternel séduisant,

Peut être parce que tu n’es rien et toujours et tout le temps,

Tu es, silence,  mon éternel amant.

 

Copyright © Arthémisia – 04/11

 

 

Avec : Cloches d’églises – Claudio PARMIGGIANI

Installation au collège des Bernardins – hiver 2008/2009 

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vieille dingue insipide ;) 08/04/2011 17:59



"les cloches sonnent sans raison et nous aussi"...



Arthémisia 08/04/2011 18:02



Faut il toujours des raisons pour tout faire?



tilk 08/04/2011 16:29



moi je crois que j'ai attrapé la mélancolie étant jeune quand je vivais seul en vendée lors de mes premanade lelong de l'océan gris et triste le tout bercé par la pluie et le vent...


besos


tilk



Arthémisia 08/04/2011 16:56



Moi aussi, jeune, quand je n'étais déjà pas ce que mes parents voulaient que je sois et que je dessinais et écrivais seule dans ma chambre.


Bises


Arthi



Suzâme 08/04/2011 13:57



Ce bilan qu'il soit dans la vie comme dans la fiction est le plus difficile à exprimer parce que tout commence par un refus du constat qui amènerait à une remise en questions, une introspection
fatale, croit-on souvent, puis un rendez-vous avec soi-même dès les premiers symptômes... Tu décris bien cette révélation inopportune. Merci pour ta prochaine visite. Suzâme



Arthémisia 08/04/2011 15:27



Je ne suis pas certaine que cette introspection soit fatale. Elle permet aussi la lucidité qui est justement l'inverse de la fatalité. Elle se nourrit aussi de ce que bêtement je pourrai
appeler de la sagesse, celle qu'on acquiert avec les coups du sort, et l'âge aussi probablement, celle comme tu le dis qui nous met totalement et inévitablement en face de nous-mêmes.


Peut être est-ce opportun aussi de plonger parfois dans l'intérieur d'un soi questionnant?


A bientôt.


Arthi



rechab 08/04/2011 11:41



du silence,  l'autre  rive...


 


Du chaos du monde  ( qui malgé le tumulte n'est qu'un silence),  il y a tes paroles,   heureusement valorisées  ( en auraient-elles beson ? )  par ce silence...



Arthémisia 08/04/2011 12:05



Nous savons très bien, toi comme moi, que les mots ont besoin de se taire parfois.


Je t'embrasse, R.



tilk 07/04/2011 23:45



très émouvant ce texte....et si mélancolique....


j'aime vraiment ton style ....


besos


tilk



Arthémisia 08/04/2011 06:14



la mélancolie est un sentiment qui nous chope au détour des ans....


Bonne journée, tilk


A.



stellamaris 07/04/2011 08:16



Celui là me parle beaucoup, Arthémisia, magnifique ! Toute mon amitié.



Arthémisia 07/04/2011 17:22



Peut être partageons nous les mêmes choses, Stellamaris?


Amicalement.


Arthi



monik 07/04/2011 07:01



"


Peut être parce que tu es l’éternel séduisant,


Peut être parce que tu n’es rien et toujours et tout le temps,


Tu es, silence,  mon éternel amant."


Devant cette mystérieuse et dévastatrice union des inconciliables, il faut passer son
chemin.



Arthémisia 07/04/2011 07:03



Reste à trouver une autre route...