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1411- Je ne te dirai pas tout. Ca n’a pas d’importance.

Publié le par Arthémisia

 

DSC01135.JPG

 

 

Le passé est ailleurs,  dans le ventre des oiseaux.

Si jadis à tous vents, j’ai semé de la peinture

De la peau de ton sexe et de tes yeux d’argent

Je veux dans le présent parsemer mes actures

 

Oublieuse des traces, des empreintes chronophages

Laisse-moi mon ami vivre à plein dans cet âge

Qui fait que les tourments prennent couleurs sages

Cache-cache éternels de nos corps en message.

 

 

Peut être penseront-ils ces coincés de la vie

Que les années passées, nous passons nous aussi

Comme les couleurs éteintes des soieries de noblesse

Enfermées à jamais dans les châteaux de liesse?

 

Regardez de plus près, juges de vos confrères 

Et jalousez peut être vos pertes rancunières :

La merveilleuse adresse reste au-delà des temps

L’image brillante et forte des actuels printemps.

 

 

Copyright © Arthémisia

Avec : Tenture murale en soie - Château de Grignan © Arthémisia

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Nath 19/04/2011 22:11



Rien que le titre est poème...


 


Il y a là comme une écharpe au vent, celle que les années cousent et c'est si bon aussi ça, les années qui laissent leurs empreintes...



Arthémisia 20/04/2011 11:11



il y a les empreintes des caresses, celles qui ne se voient pas mais qui sont merveilleuses de rémanence....



rechab 16/04/2011 14:13



rien n'est donné  comme une évidence, cela demande du courage, des sacrifices...


ce n'est pas justement  ce que  tu évoquais sur le choix  de la création, par  rapport à un emploi routinier  et plutot  "confort"
?


 


Ce n'est pas la même  chose, bien sûr... peut-être  que le rapprochement est inapproprié,  toujours  est-il que tu as fait un choix à un
moment  donné de ton existence.  Donc tu as continué  ton chemin...  -même  en zigzag



Arthémisia 16/04/2011 14:17



Ca tangue pas mal parfois mais je m'accroche au bastingage, et je nage assez bien.


Et puis mes amis sont autant de superbes bois flottés sur lesquels je peux toujours m'accrocher.


Merci d'en être fort, René.


 



rechab 16/04/2011 13:54



Vis, vis dans  ton âge,  franchis avec allégresse,


Des décennies  de pire, quitte tes  tourments


Le vent effacera derrière toi les traces du dénuement


Du reniement, et du sage ou moins, tu seras  déesse


 


Evidemment



Arthémisia 16/04/2011 13:56



Tu sais bien que tout cela n'est pas évident...



tilk 15/04/2011 09:11



même avec du classique , même un brin romantique


tes mots m'enchantent


besos


tilk



Arthémisia 15/04/2011 12:10



Je traverse les époques!


Bises


Arthi