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1437 - Finir bien

Publié le par Arthémisia

  En réponse à Ren qui cite Marcel PROUST….

 


http://3.bp.blogspot.com/_uEXvaLEVsJ8/TS0erLQfWGI/AAAAAAAAFJI/1Zb6hTLoYCI/s1600/redon%2Ble%2Bchar%2Bdu%2Bsoleil.jpg

 


 

Ce cavalier là avait les yeux pleins. Ils repoussaient la pluie, appelaient le soleil, et même quand il s’éloigna, ils laissèrent sur la terre une couleur nouvelle, inconnue, hors de l’arc en ciel, qui donna du goût aux heures, et le courage d’aller vers soi.

Dans l’habitat du quotidien, ils offraient la force des lendemains. Des autrement.

 

Cela aurait pu être le début de l’histoire. Ce fut son dernier chapitre.

Il fallait bien finir.

Il fallait finir bien.

 

© Arthémisia – 05/2011

 

 

Avec : Le Char d’Apollon – Odilon REDON

Vers 1910

Huile et rehauts de pastel.

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Ren 08/11/2011 11:27



Le cher d’Apollon
qui joue au papillon
ne s’appuie en ses sphères
que sur l’atmosphère



On ne sait s’il déménage
Avec tous ses bagages
Et traverse les airs
D’une allure autoritaire



Et peut-être qu’il essuie
D’intempéries, la pluie
Et aussi les présages
De lourds nuages



Pour monter plus haut
Que sur son escabeau
Et voir au-dessus
L’horizon moussu



Le tapis des dieux
Et un temps radieux
Eloigné de terre
Mais c’est solitaire



Que son char avance
Immobile danse
Divin omnibus
(elle dira, Vénus)



Qu’il aurait pu prendre
- mais faudra attendre
le prochain T E R
çui qui vient derrière



Le train de la passion
Fait toutes les stations
C’était avant Christ
Et sa passion triste



Qui filait tout droit
Vers sa mise en croix
Et resta en tas
Sur le Golgotha



Apollon invente
De nouvelles sentes
Et va sans pareil
Vers le soleil



Sans solliciter courroux
D’un Jupiter jaloux
A l’instar d’Icare
Qui vécut cauchemar



Et retomba sitôt
Tête première dans l’eau
Réviser sa copie
De la mythologie


Sauve qui peut !
N’est pas Apollon qui veut !



Arthémisia 08/11/2011 20:55



Certains êtres dieux sont irremplaçables.



monik 29/05/2011 11:36



Très juste..... mais reste ce " il fallait"! Bonne journée à toi.



Arthémisia 29/05/2011 11:50



Eh oui, ce "il fallait" ....


Belle fête à toi si tu es maman et même si tu ne l'es pas...car tes mots sont tes enfants!



monik 29/05/2011 10:40



"Il fallait bien finir" en répétition  et dans sa neutralité devient une incantation.


A quoi servent les incantations ? à la persuasion?



Arthémisia 29/05/2011 10:49



Pas tout à fait en répétition car bien finir n'est pas finir bien....


ll fallait bien finir relève de l'acceptation, voir même d'une forme de renoncement.


Il fallait finir bien est bcp plus de l'ordre du choix volontaire, d'un parcours vers un idéal.



ren 28/05/2011 20:50



Sans les larmes, les yeux  pleins, au regard immobile, le vertige des chevaux
peints, passent en demain les belles  ors de Redon, dansent, ma neige, en cercle aériens, tourbillon vertical aux ailes enlacées, la terre se soulève  aux
équidés embrassés , point de quotidien qui finit, l’aventure de l’Arc en ciel, recommence à chaque mouvement des nuées, la terre a sa chaleur d’été, les ombres sont en fumées, dissoutes dans
un bleu inventé, le goût des heures demeure au temps immobile des plaisirs et des jours..


 



Arthémisia 28/05/2011 21:07



Le goût des heures fut celui d'une invention, celle d'une couleur d'éternité, malgré...



monik 23/05/2011 17:54



" Aller vers soi"  " Autrement"  ....si ce sont d'autres chemins qui s'ouvrent, le livre se réécrit avec d'autres chapitres. C'était un passage  choisi ou obligé.



Arthémisia 23/05/2011 19:55



Excellente lecture, Monik! C'était un passage choisi ET obligé.



lutin 23/05/2011 10:38



Cet oeuvre est magnifique, je crois que je la préfère au Vieillard ailé



Arthémisia 23/05/2011 10:52



La composition, le traitement de la couleur (plus transparent ici me semble -t-il, mais il faudrait bien sûr avoir les 2 oeuvres de visu) et évidemment le thème sont très
différents.


 


Apollon c'est la jeunesse, la fougue, la liberté. Le déplacement de son char dans ce ciel aussi bien végétal, qu'aquatique, nous parle de mouvement. Nous sommes dans un univers non
défini, un rêve peut-être? Une immensité lumineuse et sans fin. Aucun rapport au temps.





Le vieillard lui est posé, ancré dans ce qui lui reste à vivre. Dans son savoir aussi qui lui donne aussi des ailes. Des ailes peut être plus sûres que celles de l'attelage d'Apollon. Les
ailes d'un archange (oserai-je une comparaison avec les fresques de Fra Angelico? ); les ailes de celui qui touche au divin. Des ailes qui permettront peut être l'au-delà hors du lieu et hors du
temps?



versus 23/05/2011 09:43



Finir en beauté ! ?



Il n'y 23/05/2011 09:57



Il n'y a que la laideur qui soit vraiment une fin. La Beauté ouvre toujours vers un ailleurs.



ren 23/05/2011 00:08



merci



Arthémisia 23/05/2011 00:12



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