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1448 - L'Etreinte (2)

Publié le par Arthémisia

 

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0162/m503501_d0031540-000_p.jpg

 

 

 

Le ciel se fait gris. On n’y lit plus rien sauf de mauvaises nouvelles. Des naufrages.

Alors on baisse les stores et leurs lamelles rectilignes qui nous apprennent quotidiennement l’abécédaire  d’un néant. Pleins et déliés.

L’encre pense à la mer, à la vague, au sel, à l’algue, à la peau partie.

Le temps a passé. Il reste un monde papivore, le froissement des jours finissant à la corbeille, la trace d’un chagrin  que seul le partage console, la trace de l’impossible.

On assume. Séparément.

Parce que l’autre enroule encore sa vague sur notre âme endormie. On le sait. On le sentirait presque en ce corps en mémoire : un jour tout s’éteint sauf l’étreinte.

 

© Arthémisia – 06/2011

 

L'Etreinte (1) est là.

 

Avec : Théodore GERICAULT – L’Etreinte (Satyre et nymphe enlacés)

Musée du Louvres – Département des Arts Graphiques

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Nath 11/06/2011 19:31



Emue je suis , oui terriblement...


C'est ça l'écriture, c'est parfois doux, c'est aussi un choc muet...



Arthémisia 11/06/2011 20:05


parce que certains bruits ne peuvent se dire autrement.


monik 10/06/2011 14:41



Et l'on se dit que ce qui suit une vague, c'est une autre vague.


Si on ne peut être au creux de la vague , ou soulevé par elle...il faut accepter l'idée que vivre, c'est aussi cette mer étale entre les marées d'équinoxe.



Arthémisia 11/06/2011 08:49



Bien sur, un rythme qui nous porte vers un nouvel enroulement dans un bercement grâcieux (voir le comm. de Jean Marc) .




Jean-Marc 10/06/2011 11:44



"Tout s'éteint sauf l'étreinte".


La formule est magnifique, Arthi. Et tellement vraie... Quand je me remémore le souvenir du grand amour de ma vie, éteint aujourd'hui après 25 années de vie commune, il me vient toujours à
l'esprit un sourire d'enfant et une étreinte où je me suis oublié dans ses bras. Un souvenir pour un oubli...


Faut-il que seuls nos plus beaux oublis accèdent à la grâce de la mémoire ?




Pour rester sur un ton plus léger, mais toujours à propos d'étreintes & d'égarements, l'ami Prévert nous a laissé un magnifique
petit poème à clés multiples :


"Le temps nous égare,
Le temps nous étreint.
Le temps nous est gare,
Le temps nous est train."


Je t'embrasse et te souhaite une belle journée, Arthi.


Jean-Marc




Arthémisia 11/06/2011 08:42



Ta mémoire grâcieuse est, me semble-t-il, assez proche de la mienne. Certains sourires perdurent bien au-delà de toutes les contraintes du temps et de l'espace.


Merci pour ce Prévert toujours aussi porteur de sens et somme toute, de fraîcheur.


Un très bon week end à toi Jean Marc.


Avec mes bises


A.


 



Servanne 10/06/2011 11:38



C'est beau ...


je te retrouve en t'Aime Haut ...


d'essence ...



Arthémisia 11/06/2011 08:38



Le vécu ne trompe pas, du moins ce que notre ressenti nous en fait dire.



tilk 10/06/2011 00:45



le froissement de jours qui fini a la corbeille...j'aime bcp cette image elle est si vrai


on jette tant de chose par dessus l'épaule...et après que reste t-il...tu a raison...la tendresse...l'amour ne s'efface pas comme ça...on tente parfois de l'oublier ....en vain...


besos


tilk



Arthémisia 12/06/2011 12:13


Je crois que l'oubli n'existe pas. Bises Arthi