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1456 - Aveuglement

Publié le par Arthémisia

 

http://www.charlottenormand.com/touffeverte/images/le-baiser.jpg

 

 

 

« Une fois qu’on déguste, la bouche est aveugle »


Caroline CHAMPION in Hors d’œuvre

- Essai sur les relations entre arts et cuisine

 Edt Menu Fretin

 

Avec : Constantin BRANCUSI  - Le Baiser (une des 6 versions)

 

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Suzâme 28/06/2011 15:18



Bonjour,


Je contemple cette oeuvre que je ne connaissais pas et c'est l'amour dans sa fusion aveugle qui m'émeut. Cet enlacement des pierres en une les transforme en deux
chairs fondues, à partir de notre simple regard amoureux. Je ne suis pas experte en art mais cette évocation unit l'essentiel de deux êtres aux verbes muets. Se confondent leurs
langues,  leurs languages en un inlassable partage et le mystère persiste dans ce baiser de l'instant à l'infini. A bientôt. Suzâme



Arthémisia 28/06/2011 17:05



Je pense que cette fusion ne peut être réalisable, donc visible,  lisible, interprétable, que parce que l'artiste est parti d'un seul  bloc et non de 2. C'est l'1 qui donne
naissance au 2.


Sur le plan du sens et pas que de la technique, c'est fichetrement parlant!


Bises


.



Versus 27/06/2011 23:43



Je n' y vois pour ma part aucune dureté ! Ce lien humanise si je puis dire le côté minéral, physique de la chose. La danse entraine l' autre, le partenaire, dans le lien...Ce qu' arrive à
exprimer Brancusi, c' est que de l' inerte il parvient à la mobilité, à l' effusion, à faire vibrer la pierre. Comme le sentiment amoureux !



Arthémisia 27/06/2011 23:51



Mon commentaire sent peut être trop le vécu.Dslée.


Pourtant je ne sens pas de danse, pas de mouvement dans cette sculpture mais quelque chose qui, naissant de la pierre; nous parle presque d'une  sorte de mitose d'un élément premier
en deux entités encore fusionnelles, une sorte de naissance duale, pas du tout pressée de faire deux. Une sorte d'hymne à ce troisième qui englobe le couple.



Versus 27/06/2011 23:00



C' est vrai que si l' on fait abstraction des deux personnages, nous reste cette fente, omniprésente, prégnante, du devant jusqu' à l' origine. Cette pierre semble féminine en ses trois
accès. Les yeux, la bouche et le sexe. L' ensemble saisit par ces bras, mis en danse, en cadence pour la vie !






Arthémisia 27/06/2011 23:10



Tu as une lecture bien masculine de cette oeuvre!


Moi si je fais abstraction des 2 personnages, je ne vois qu'une pierre + ou - carrée, où se dessine la géométrie d'un lien. Et je ne tire pas (plus) de plan sur la comète pour ce qui
concerne la dur-ée (eté?) de ce lien.



monik 24/06/2011 08:48



Ce bloc presque unifié par les bras enlacés me fait rêver


les bras et les lèvres parviennent à lisser cette ligne de fente qui partage deux êtres  en amour.


presque.


Les yeux se ferment  en un mouvement uni mais


définitivement séparé  car nul n'a accès à l'imaginaire de l'autre.


Notre imaginaire est tissé des millions d'instants de nos vies et bien unique.


Cet instant est peut-être  le " je suis amoureux"


S'il doit être figé dans la pierre


il faudra la force et la puissance créatrice de chaque conscience partenaire pour le faire durer


c'est peut-être cela que l'on appellera ,alors, l'amour.



Arthémisia 24/06/2011 08:55



Tu en parles très bien en tout cas Monik, car il s'agit tout à fait d'un état  , peut être au-delà de la
conscience, je ne sais pas. Le basculement est tellement fort...



Lmdef 23/06/2011 23:23



Complètement dac !


Passée l'épreuve des sens, c'est l'imagination qui fait le reste. L'imagination ? Un curieux mélange de culture, d'intelligence et... de fantasmes !



Arthémisia 24/06/2011 07:33



Je crois, oui,  qu'au travers le sens du goût, et parce que nos yeux deviennent aveugles, c'est bien l'esprit auquel nous offrons un large champ de découverte: le champ du
plaisir!


C'est d'ailleurs assez symptomatique de constater le nombre de personnes qui, portées par le désir de se concentrer dans un ailleurs, (tu parles très justement de fantasme) ferment les
yeux quand elles embrassent.



Aléna 22/06/2011 10:41



dans les deux sens des deux mots...



Arthémisia 22/06/2011 10:43



Nous savons bien combien un baiser et un aveuglement peuvent être des synonymes renversants!



tilk 22/06/2011 00:25



j'aime bien cette phrase....et puis brancusi..c'est génial


besos


tilk



Arthémisia 22/06/2011 07:50



La pureté est devenue grâce sous ses mains.


Biz


Arthi



ren 22/06/2011 00:12



Les yeux  de même  quand on se regarde de trop près   ( on perd de vue l'ensemble)...


 


Il aurait fallu dire  à Brancusi   que le baiser peut se pratiquer du bout des doigts...



Arthémisia 22/06/2011 07:42



Sa sculpture nous prouve qu'il le savait.