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1461 - Le Silence

Publié le par Arthémisia

 

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0486/m500202_atpico0503149_1.jpg

 

Sur la mer étale nous flotterons en eau sage, apaisés de nos peurs et de toutes nos envies.
Mais où irons-nous? Quelles seront les reliefs, les montagnes et les gouffres, qui faisaient l'appétit rythmé de nos vies en mouvement? Où trouverons-nous nos faims, nos lumières nourrissantes, les couleurs palpitantes de nos zébrures cachées? Où chercherons-nous nos lignes aventureuses, nos courbes vagabondes, nos élans d'éclaireurs? Comment ferons-nous naître nos tableaux lyriques et nos mots d'intérieur?
En tuant le poète, l'artiste, le joueur, les silences éteignent trop vite les liesses et les larmes. Ils nivellent nos rêves, et font de nous des êtres repliés sur l'hier déjà mort et le demain jamais.

Ils ont, il y a longtemps crucifié les printemps et ne savent même plus le rythme des saisons. Sur le calendrier des postes, ils n'écrivent plus rien, car l'objet n'est plus là que pour nous dire : « le facteur est passé ».

 

 

© Arthémisia - 06/11 comme suite à un billet de virtuelle

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versus 30/06/2011 09:26



Le silence , " La paix dans les brisements " pouvait-on lire dans le commentaire ci-dessus. Et le hasard d' un blanc, ce silence d' avant l' aube a comme par erreur
enchanté effacé les mots !


Plein silence, blanc silence, monde latent.



Arthémisia 30/06/2011 22:40



Le blanc tait tout; le blanc tue tout....


A moins d'user de nos sur-brillances!



jean Marie staive 30/06/2011 09:20



Le silence, mais quel tonnerre dans nos âmes !


La condition du savoir est-elle le silence ?


" Paix dans les brisements "comme le dit Henri Michaux !


Bonne journée.






Arthémisia 30/06/2011 22:38



Ce fut un éclair aveuglant.



tilk 29/06/2011 23:50



c'est vrai que nous tuons trop rapidement nos rêves directement à la source...


besos


tilk



Arthémisia 30/06/2011 07:10



Ne culpabilisons pas: les autres savent aussi très bien nous couper l'herbe sous le pied.


Bonne journée Tilk.


Bises


A.



monik 29/06/2011 22:45



"Le facteur sonne toujours deux fois!"


La mer est faussement étale...elle n'attend rien..mais un souffle parfois s'enfle.



Arthémisia 29/06/2011 22:57



Je sais : le souffle du marin!



Suzâme 29/06/2011 17:35



Bonjour,


"Où chercherons-nous nos lignes aventureuses, nos courbes vagabondes, nos élans d'éclaireurs?..." Partout tant que nos pinceaux caresseront les toiles, tant que nos plumes traceront
l'existence, tant que nos mains sculpteront toute chair de terre et de pierre et tant que nos âmes composeront et interprèteront les fragments de nos univers. Quel beau texte
Arthémisia! Je le ressens jusqu'à mes confins connus et inconnus. A bientôt. Suzâme



Arthémisia 29/06/2011 17:47



N'éteignons pas le poète! La télé...ça suffira!


Amicalement.


A.



virtuelle 29/06/2011 08:35



le facteur est passé et la messagère veille au printemps nouveau qui enfantera les mots asséchés des larmes d'une saison froissée.Bien à vous



Arthémisia 29/06/2011 08:40







virtuelle 29/06/2011 08:31



...le facteur est passé


la messagère veille


au  printemps nouveau 


qui enfantera les mots


asséchés des larmes


des saisons passées. Bien à vous



Arthémisia 29/06/2011 08:40



Peut-être suffit-il de veiller à garder le regard du coeur largement ouvert?


Merci de vos mots qui ont fait s'enchaîner les miens.