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1469 - Quand rien ne devait avoir lieu

Publié le par Arthémisia

  08-10 Croquis suprématistes




quand rien ne devait avoir lieu il n’allait rester à la fin

qu’un pas de plus à faire pour se retrouver face à face

avec au fond des yeux le commencement d’un portrait

 

Dominique GRANDMONT

Ici-bas, éd. Temps actuels, 1983

 

 

Avec : ARTHEMISIA - Croquis suprématistes  © 10/2008

Crayon sur papier - 7.5 x 9.5 cms

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bleuvirus 12/07/2011 11:02



 


C'est souvent lorsque nous nous abandonnons que l'impropable se produit, le "pas" se fait, dont nous découvrons en même temps le sens et la direction. La
lumière s'accentue dans le face à face révélant l'un et l'autre;


 


 



Arthémisia 12/07/2011 11:08



Pourtant il est difficile de se dire que notre volonté ne peut pas grand chose. C'est tout simplement  s'abandonner au temps et à l'espace, deux sacrés tueurs...



Versus 11/07/2011 14:32



Oups, me suis-je bien fait comprendre ? ( en relisant...)


Il s' agit bien de la main négative dans la célèbre grotte !


Geste initiatique, " augural " .



Arthémisia 11/07/2011 14:43



L'ambiguité possible à la lecture de ton commentaire, porte à croire qu'il existe aussi (!!!) des mains"positives"...tout aussi augurales.


Et surtout que, quoiqu'il en soit, le geste, ce geste, porte le Beau.



versus 11/07/2011 09:56



Incontournable sensation, ce point particulier, inédit où tout bascule ! C' est un peu comme la découverte d' un corps, ce qui fait qu' il accepte votre
toucher ou le refuse. Et le toucher se touche osons le dire, dans la grotte, la main qui se touche en limitant son aire de tactilité, en mettant au monde ( en donnant au monde en fait ) l' espace
vibrant de sa réalité.


Votre pratique mêlée à la réflexion concrète nous aide à être lucide en ce qui concerne les oeuvres réalisées. Activité de salubrité publique, trait pour
trait, tout un portrait !


Bye,


Belle journée- 35° - annoncés !



Arthémisia 11/07/2011 13:22



Activité de salubrité publique..


En tout cas salvatrice pour le créateur si ce n'est le regardeur. Car il y a tjs un moment où il FAUT dire, malgré l'âpreté du
temps.


A toi aussi Versus, une belle journée.


A.



Versus 11/07/2011 01:48



Rien ne devait avoir lieu...que le lieu !


Et la circonstance, le circum stare latin nous donne un ton Mallarméen...


Et la mine pour avoir bonne suite dans les idées, nous accroche le regard après avoir griffé le papier, ainsi elle peut garder la
ligne !



Arthémisia 11/07/2011 07:07



Je suis toujours étonnée du lien existant entre cette ligne, ce dessin et les circonstances qui nous amènent à la suivre, étonnée par le fait qu'elle échappe 9 fois sur 10 à notre volonté
et ne devient présence que par la circonstance, le fortuit.


Ainsi, il ne suffit pas de dire "aujourd'hui je dessine" pour qu'elle naisse. Il faut que le hic et le nunc (allez on y va pour le latin!) lui soient terrain fertile, l'imprévu,
le non-maîtrisé, la surprise, la découverte, la part d(e l')inconnu.


Et soudain tout devient un possible, une tentation stimulante,un éveil...


 



Servanne 10/07/2011 10:41



Etranges ces commencements de portraits ...



Arthémisia 10/07/2011 10:53



Je sais. La personne que j'ai dessinée à un visage excessivement graphique. Et j'ai fait ces croquis de mémoire, n'ayant gardé volontairement dans mon oeil qu'une composition frisant la
géométrie.


 


Mais ce qui est étrange c'est aussi que ce ne soit que des commencements, jetés dans une sorte d'urgence sur un minuscule carnet.


Pour ne pas oublier.



ren 08/07/2011 10:08



tes  croquis...   l'ami Bruno,  m'avait dans le temps offert un petit  objet   (  en ciment coloré, avec des allumettes  plantées), qui avait 
pas  mal de points  communs  avec tes  dessins,  


 


j'en avais fait moi-même  des dessins...



Arthémisia 08/07/2011 11:57



une amulette vaudou?!