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1492 - Campagne de comm.

Publié le par Arthémisia

 

LEMMERZ-Christian---Aphasia---Copenhague-Musee-d-Art-conte.jpg

 

 

J’ai sucé le goût vert des graves vermifuges

Les palpitantes pépites des pierres subterfuges.

 

J’ai gobé l’anathème, l’injure, le tombeau,

Qui grattaient graveleux mes impossibles beaux.

 

Au couvert des papilles, j’ai senti les guirlandes

Des sirops trop suaves de vos roses sarabandes.

 

Ma bouche porte encore les parfums nauséeux

De vos fiels naphteux, de vos verbes taiseux.

 

La coupe ne se vida qu’au jour de grand orage

Où je renversais l’œuvre de vos faux avantages.

 

De vos plates bandes en liesse aujourd’hui il ne reste

Que mon oreille sourde et l’oubli palimpseste.

 

© Arthémisia  - 08/2011

 

Avec : Aphasia -  Christian LEMMERZ  - 1986 – Techniques mixtes

Musée d’Art Contemporain de Copenhague

Merci J.N pour la(es) photos.

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Divorce 16/08/2011 16:35



Des commentaires aussi enrichissants que l'oeuvre, c'est un réel plaisir d'avoir découvert ce blog !



Arthémisia 16/08/2011 16:38



Heureuse de votre (ton...si je peux?) plaisir.


La porte reste ouverte non stop.


A.



Anne Le Sonneur 14/08/2011 20:48



Tu t'endors... Suis-je encore ? Qu'emportes-tu de notre union en tes rêves ? Suis-je seulement ? J'entends ton souffle apaisé qui se mêle à mes angoisses. Au creux de mes doutes, parviendrai-je à
te rejoindre ? Demain aura-t-il soufflé sur mes peurs ? Je t'entends qui dors...


Anne



Arthémisia 14/08/2011 21:00



Je ne dors pas. Je ne peux pas.


Je n'emporte rien.


Rien que moi.  Je  n'existe pas ici.  Je dois trouver une place ailleurs


Tu ne peux pas me rejoindre.


Je suis déjà très loin. Avec mes propres peurs.Qui ne sont pas les tiennes.


Tu m'entends dormir? Mais m'as tu déjà écoutée le faire?


Tu es tellement "je"...


 


....


merci...


Arthémisia


 



Marine D 14/08/2011 13:03



Un texte fort avec des mots percutants !


 



Arthémisia 14/08/2011 13:06



Les sucreries sont des sédatifs. Je n'en abuse jamais.



Nina Padilha 13/08/2011 21:58



Suzâme est une belle âme.
Vous aussi êtes la bienvenue chez moi.
Venez, mettez-vous à l'aise, prenez une chaise...
A vous lire !



Arthémisia 13/08/2011 21:58



Cela vient d'être fait!!! Les grands esprits se rencontrent!



Nina Padilha 13/08/2011 21:35



Bonsoir Arthémisia
Une porteuse de poésie qui écrit vos louanges et indique votre blog.
Curieuse, je viens.
J'écarte un peu les voiles sombres pour débusquer la lumière torturée et me fondre dans vos vers, votre univers...
Je reviendrai.
Bonne soirée !



Arthémisia 13/08/2011 21:52



Suzâme est adorable avec moi; je ne mérite pas tous ses éloges. Mais je suis très heureuse de vous accueillir: la porte reste ouverte. Revenez quand vous voulez!


A bientôt de vous revoir. Belle soirée.


Arthémisia



max 13/08/2011 18:56



Bonjour Arthi,


Te dire que j'apprécie particulièrement cette citation de Nietzsche, et ta réponse au commentaire de tilk.


Tu t'en doutes un peu...


Agréable fin d'après-midi



Arthémisia 13/08/2011 19:02



Bonsoir Max,


Pourtant je ne suis pas une adepte inconditionnelle de NIETZSCHE; mais là pourtant il m'a touchée.


Pas étonnée, non, que tu le sois comme moi... !


Merci de ton passage toujours apprécié par ici.


A.


 



suzâme 12/08/2011 19:50


bonsoir, Je reviens vers toi, vers ton échange pour te dire qu'une de tes phrases m'avait comme griffêe le front, celle-ci:"...Le silence peut très bien se boire au goulot...". Est-ce que tu
accepterais que je l'insère comme introduction à une prochaine présentation de ton blog qui est des plus stimulants Un peu d'audace ne tombe pa toujours à l'eau! Suzâme


Arthémisia 12/08/2011 19:55



Mais bien sûr, Suzâme...


et permets moi de trinquer avec toi à ...la vie!!!!!!


Je t'embrasse.


Arthi



thomas 12/08/2011 17:44



le situation des sculptures me resemble à ma triestesse et ma solitude je sentais


il y a avant 4 années ! Mais le poème ! Comme il est trieste ! Quel chagrin, je suis hilflos .


Il faut chercher un coeur lucide, il faut ...si vous plait !


Des hommes, nous somme des hommes,...le poème me heurtais, où bien je me heurte grave à le poème.  Aieee.....


 



Arthémisia 12/08/2011 18:39



Tout cela est du passé, Thomas. Sois en sûr!!!!!!!


J'ai juste besoin de le dire, peut-être un peu fort, de temps en temps. Je ne peux pas effacer tout, juste repeindre dessus avec d'autres couleurs.


Mes amis du net m'y aident et tu en fais grandement partie et pas seulement parce que tu mesures presque 2 m! Toi tu apportes du noir, du rouge et du jaune sur ma palette!!!


Merci. Merci Thomas....tu n'es pas hilflos. Du helfst mir sehr viel (même si je ne suis pas certaine du tout de ma traduction!)


Bis bald.


Arthi



Suzâme 12/08/2011 17:40



Bonjour Arthémisia,


Au début sans rien savoir du sculpteur Lemmerz, j'ai été heurtée par son réalisme. Sujette à l'interprétation comme remède à l'ignorance, je me suis dit que l'auteur avait fixé la
lassitude d'une nuit ou d'une vie trop longue. J'étais triste devant l'autel de l'amour et puis j'ai lu tous les commentaires et me suis intéressée à ce que je considère comme une séquence
de cours ou même une critique d'art qui pourrait d'ailleurs être publiée dans un magazine culturel soucieux d'ouvrir les yeux de ses lecteurs. Quant à ton poème, c'es comme s'il était resté au
fond de ma gorge. Est-ce qu'il m'a alcoolisé? sirop, coupe...Sur le coup, à la première lecture, ma bouche en feu a rejeté tes vers puis les a rattrapés par la pensée. Ouf ! Ce n'était qu'un
vertige...A bientôt. Suzâme



Arthémisia 12/08/2011 18:29



Bonjour Suzâme,


 


Moi non plus je ne connaissais pas grand chose de ce sculpteur danois avant qu'un ami parti travailler à Copenhage, et connaissant mes goûts plastiques, ne me fasse parvenir quelques
photos prises au musée d'Art Contemporain.


Après j'ai cherché sur le net ce que je pouvais trouver sur lui car, je crois que tous ici l'ont bien compris, j'aime savoir!!!!!


 


Et puis j'ai essayé d'apporter une réponse possible à la question de Lutin qui comparait LEMMERZ et FREUD. Je n'ai pas voulu faire un cours...juste donné mon avis. Relan de mes devoirs de
fac, qui comme je l'ai précisé, ne se veut pas du tout une vérité.


C'est vrai que cela m'intéresse beaucoup d'écrire sur l'Art, et que je ne dirai pas non à une éventuelle publication (de ça et de mes autres écrits aussi). J'ai déjà participé à la
rédaction de plaquettes de quelques expositions d'ailleurs...Bien modeste travail d'ailleurs.


 


Pour le moment, je suis dans l'expectative. En bonne Balance j'hésite, même si bon nombre de mes amis me poussent à me lancer. Il faudrait que j'arrive à faire du tri dans mes classeurs
qui s'amoncellent, et surtout dans ma vie.


 


J'ai besoin de temps; une grande étape a été franchie cette année. Comme tu l'as lu dans ce texte peut-être vertigineux.  33 ans d'une vie, c'est un sacré vertige....


Quelle sera la prochaine?:


... pousser plus loin mon travail de peinture et exposer dans un lieu qui le porte...pour ne rien vendre ?...(Sur la Côte d'Azur ne se vendent que des calanques, des cyprès et des
lavandes...peints à l'huile sur une zolie toile s'il vous plait, M'dame!...Très peu pour moi!)


...Démarcher les éditeurs et publier un minuscule opuscule pour la gloire?


....Ou passer l'Agreg?...4 fois!!!


 


Le choix est cornélien...mais il va falloir le faire. Je le sais. Je dois avancer.Sinon, j'aurai la sensation de mourir.


 


Arthémisia


 



monik 12/08/2011 00:53



Après tant de déceptions ,( dans un texte si beau) qui garde la coupe?


Merci pour ton analyse sur Freud et Lemmerz. C'est un régal de passer de tes émotions à ta raison.



Arthémisia 12/08/2011 09:25



J'ai laissé la coupe. Le silence peut très bien se boire au goulot.


 


Quant à FREUD et LEMMERZ...je me suis un peu laissée aller : la passion en somme et pas du tout la raison!


 



lutin 11/08/2011 21:59



Un commentaire que je rejoins.



Arthémisia 11/08/2011 22:02



J'en suis heureuse!


Belle soirée, Lutin



lutin 11/08/2011 20:08



Cette photo me fait penser à Lucian Freud, j'y ressens la même désespérance.



Arthémisia 11/08/2011 21:23



LEMMERZ est un artiste beaucoup plus jeune (1959, -), en priorité un sculpteur, qui se questionne beaucoup sur la maladie, la mort, le sacré, et le profane.


 


Ce qui peut le rapprocher de Lucian FREUD, ce sont, à mon sens, essentiellement, des interrogations sur la matière, les matériaux,
qu’il choisit soit très nobles (tu trouveras aisément sur le net de splendides marbres blancs d’une pureté presque canovienne) ou  beaucoup plus
périssables et sans noblesse (je n’ai pas le détail de ceux utilisés ici mais c’est probablement le cas). Pourtant même d’origine modeste, les matériaux sont chez lui toujours travaillés de façon
très lisse. (On est très loin de la brutalité –au sens plastique du terme d’un Ousmane SOW par exemple). Point de rugosité, d’aspérité. La facture de LEMMERZ garde ainsi beaucoup de
liens avec un certain classicisme.


 


La peinture de FREUD a elle aussi traversé diverses factures ; d’abord assez lisse elle finit somptueusement granuleuse et extrêmement matièrée, avec des rendus assez proches
de certains travaux de Jean DUBUFFET, et surtout de Jean FAUTRIER (pour ne citer qu’eux…)


Et n’oublions pas que FREUD va vers une représentation qui frise souvent la caricature ou en tout cas s’apparente à un expressionnisme exacerbé ; son dessin est incisif, comme
au scalpel, ses couleurs très blanches, crayeuses (certains diront morbides), ses compositions frontales. Les poses de ses modèles sont éloignées de toute pudeur et ce qu’ils donnent à voir c’est
principalement leur chair…qui par la magie du pinceau de FREUD devient la chair du tableau.


Le tableau est une incarnation.


 


Ce qui n’est pas le cas dans les travaux de LEMMERZ qui trouvent leur sens premier dans les images qu’ils donnent à voir ( même au sens littéraire du terme, ce qu’ils racontent)
 et si je peux parler ainsi, le « dessin », la composition de ses sculptures, la pose de ses figures, leur situation
« dans » la globalité de l’œuvre et …ici … le discours (ou plutôt l’absence de discours) qui intervient entre les deux figures, voire avec le spectateur. N’oublions pas que ce sont des
sculptures donc des œuvres à appréhender de tous côtés, à vivre intégralement, qui prennent bien plus amplement place dans notre espace qu’un tableau.


Ici c’est donc avant tout le thème de l’œuvre, l’histoire qu’elle raconte qui fait l’œuvre.


 


Et pour en venir à l’idée de  désespérance que tu évoques pour l’œuvre de FREUD, je crois que, même si ses modèles peuvent sembler sans illusion, ce n’est pas du tout,
comme je viens de te l’expliquer, le sujet 1er de l’œuvre et c’est bien pour cette raison que malgré tout, ils plaisent : Chez FREUD le public aime LA PEINTURE, c'est-à-dire
l’authenticité de l’être qui passe par le travail lourd de la pâte.


 


Chez LEMMERZ, cette désespérance est dans la pose, la NARRATION imméditate. On est plus dans le « raconte-moi une histoire ». Histoire dans laquelle chacun de nous peut se
retrouver dès la lecture faite…  


 


FREUD …peindre pour incarner.


LEMMERZ …sculpter pour dire.


 


2 démarches différentes me semble-t-il mais pas totalement antinomiques ! Et surtout l’une n’excluant peut-être pas l’autre.


 


Voilà une réflexion qui mériterait d’être poussée bien plus loin et d’avoir une réponse bien plus structurée que la trop vite jetée et bien courte mienne !


Un joli petit sujet de fac d’histoire de l’Art …


 


 


Et tout mon blabla n’a bien sûr pas valeur de dogme !



tilk 11/08/2011 00:16



plein la vue....


besos


tilk



Arthémisia 11/08/2011 10:52



Certaines habitudes, certaines cultures  handicapent le regard, la connaissance de l'Autre, du non-moi.





" Plus haut que l'amour du prochain est l'amour du lointain et du futur; plus haut que l'amour des hommes est l'amour des choses et des fantômes. Ce fantôme qui court devant toi, mon
frère, il est plus beau que toi; pourquoi ne lui donnes-tu pas ta chair, tes os? Mais tu as peur et tu cours te réfugier auprès de ton prochain."


Friedrich NIETZSCHE - Ainsi parlait Zarathoustra


Edt. au sans pareil - 1983 - p 70/71