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1508 - Expérience exquise et cadavérique avec petites fourmis et visite à l’hôpital

Publié le par Arthémisia

 

http://3.bp.blogspot.com/_y_hyw5mfJn8/TIaouzFPgTI/AAAAAAAAAn4/Rn_QPQsZMBA/s400/Un+chien+andalou1.jpg

 

 

J’ai ramassé les cadavres des fourmis. Une pelle entière. Elles sont toutes petites et très noires.

Je les ai vite jetées dans la poubelle. Cela a glissé entre les feuilles de papier blanc. Comme une pluie.

J’ai vu la mort ruisselante.

Je la dis.

Elle était à côté de toi dimanche. Elle était folle. Pas si vieille mais folle.

Elle avait dû prendre l’ascenseur avec moi. Il faisait tellement chaud. Et cette porte qui n’en finissait pas de s’ouvrir…

Je dis la mort.

Pour ne pas en avoir peur.

Demain, il y aura encore des fourmis. Pourquoi ?

 

© Arthémisia -09/2011

 

Avec : capture d’écran d'« Un Chien andalou »

 Film de Luis BUNUEL et Salvador DALI- 1929

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Christophe 12/09/2011 08:27



Déroutant ? Non seulement je ne trouve pas ça déroutant mais ça me semble un processus sain pour mener à une création artistique. Heureusement que la poésie évolue, nous ne sommes plus à une
poésie construite unité de temps de lieu d'action cheminement temporel croissant et tout le toutim.


Isolement ? Ce sont aux lecteurs de sortir des sentiers battus et de découvrir qu'il y autre chose que du Bellay


Alors déroutant non. Cela donne juste une impression d'étrangeté, le juste ce qu'il faut d'irréel, et donc au poème justement la dimension poétique ! (D'où on aime la référence au Chien
andalou...)


Félicitations. Continue dans cette voie. Non, Jef, t'es pas tout seul...


 


 



Arthémisia 12/09/2011 08:39



Tu ne peux pas imaginer comme tes mots me réconfortent!


MERCI très fort Christophe d'aimer et de le dire, ce qui n'est pas normé comme  du papier à musique.:0038:



Christophe 10/09/2011 20:53



Il n'empêche que j'aime le raprochement de ces deux tranches de ta vie qui ne sont pas là par hasard, et ne sont pas tellement éloignées l'une de l'autre : c'est justement le point commun qui
fait qu'un souvenir appelle l'autre, et que l'ensemble fait presque une allégorie. Je trouve ce type de poésie efficace et belle, donc percutante...



Arthémisia 10/09/2011 20:57



Bien sûr ces 2 événements ne se sont pas retrouvés là pour rien. L'inconscient a parlé, ou du moins a dirigé l'un vers l'autre, comme tu le dis.


Je suis heureuse que tu ne sentes pas ce genre d'écrits comme déroutant (ce que me reprochent parfois mes lecteurs) mais qu'il soit percutant. Merci de me le dire. Cela me réconforte
devant ma sensation d'isolement.



Christophe 09/09/2011 23:23



J'aime ce catharsis. Peu-être pas une écriture surréaliste, mais une belle écriture moderne, enigmatique, métaphorique, excorcisant des émotions et des pensées quotidiennes. La mort, comment ne
pas y penser, en négatif de la vie...?



Arthémisia 10/09/2011 17:36



Bonsoir Christophe,


Merci de ton passage et de tes encouragements.


J'ai parlé de surréalisme simplement parce qu'à la manière des cadavres exquis, j'ai mis en rapport des événements de ma vie qui dans l'absolu n'ont rien à voir entre eux...sauf le fait
que ce soit moi qui les vive.


 


La mort, je crois qu'elle n'est pas un négatif de la vie. Elle en est  l'empreinte, au sens presque plastique du terme, ce qui demeure sur le papier du travail de la gouge, du
ciseau, de la pointe, mais aussi de la caresse...


Belle soirée,


Arthémisia



suzâme 07/09/2011 14:57


Bonjour Arthémisia, Incryable! Moi aussi "j'ai des fourmis plein les mains" mais elles ne sont pas mortes. Elles m'embêtent chaque fois que j'ouble que je suis vivantte. Les tiennes? Angoisse d'une
foule qui meurt,une foule de tristes pensées... La mort? Une impasse de plus...suzâme


Arthémisia 07/09/2011 17:31



Bonjour Suzâme,


Mes hyménoptères sont tout ce qu'il y  a de réels! Ils débouchent dans ma chambre par  la cheminée. Et y meurent dans un rayon de 20 cms.


Juste 2 questions : pourquoi ce lieu et pourquoi cette mort?


 



la vieille dame indigne 07/09/2011 10:35



Le sculpteur : Tip Toland






Arthémisia 07/09/2011 10:49



Génial! Un travail qui ne peut laisser indifférent et qui a des fraternités avec celui de Ron MUEK.


Le lien part dans mes favoris.


 



la vieille dame indigne 06/09/2011 20:06



Il faut que toi tu écrives correctement surréaliste Arthi ;)


 


je sais tout fout le camp, mais quand même.



Arthémisia 06/09/2011 20:08



ééééééh!


Je suis trop fatiguée...



versus 06/09/2011 11:44



La main ne saisit rien Arthémisia, c' est comme les années..Vos 25 ans se remuent comme les fourmis. Et malgré le désordre apparent, une ligne de vie se trace et se façonne dans l' invisible de
notre immédiateté bousculée.


Bonne journée !



Arthémisia 06/09/2011 18:59



Ce texte n'est qu'un délire surréaliste issu de l'imbrication de différents vécus justaposés bien réels pourtant. Mais je ne peux nier la
commune référence à la mort, celle des fourmis daliniennes et celle de la porte de l'hôpital qui s'ouvre sur la vision traumatique d'une malade.





A vivre probablement comme une catharsis!



juliette 06/09/2011 11:03



dllds ne sons pas la mort, mais une vie autre


Bisous



Arthémisia 06/09/2011 18:53



Pourtant j'en ramasse une pelle tous les jours! Et des bien mortes...(heureusement!)



Lucien 06/09/2011 09:51



Pourquoi ? ...


Je n'ai pas envie d'induire ta pensée. IL y a plusieurs interprétations, plusieurs lectures possibles (pas toutes antinomiques d'ailleurs) ...


Dis pourquoi ? C'est quoi ? l'amour ?



Arthémisia 06/09/2011 18:52



sourire surréaliste....