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1537 - Le Royaume

Publié le par Arthémisia

 

 

 

http://www.art49.com/art49/art49bremen.nsf/0/AD3D46BF7F98851EC125711F0032F44C/$file/graubner_frk.jpg



Je me suis promenée dans ton corps coloré. Je me suis laissée emmener à travers ta peau, dans le vibrant espace de tes profondeurs. Je cherchais l’origine, en tous sens. Le Royaume.

Tu palpitais comme un soleil. Je crois t’avoir entendu.

J’étais hypnotisée : tu me regardais.

Et jusqu’à la limite, où tes bords se craquelaient subtilement, je suis restée.

 

 

© Arthémisia – oct 2011

 


 Avec : Farbraumkörper (le Corps espace de couleur) – Gotthard GRAUBNER

1989 - 200X200cm

Acrylique et technique mixte sur toile sur ouate synthétique sur toile

 

Ne ratez pas la magnifique exposition de groupe Body & Soul à laquelle il participe jusqu'au 4 décembre 2011 à l’Hôtel des Arts de Toulon, avec Sean SCULLY et Lawrence CARROLL

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Suzâme 28/10/2011 18:26



Etait-ce le rouge de mon premier espace? Il me fait si peur que j'ai envie de le fuir comme si je ne voyais que du sang. Puis je me dis "Oui c'est du sang! mais le sang de la vie, le sang de la
naissance, le sang de l'amour, celui qui est en toi pendant que tu regardes et que tu t'effrayes pour rien." J'ai du mal avec le rouge et pourtant j'en porte souvent. Paradoxe de l'élan et du
conflit. Cette nébuleuse porte et transmet la vie. Bisous. Suzâme



Arthémisia 28/10/2011 18:30



Farbraumkörper (le Corps espace de couleur)


 J'espère avoir bien traduit: tout est dit dans ce titre. C'est un rouge de chair et de sang. Un rouge de vie, de baisers et de fruits.


Le rouge de l'Autre. Aimé et pris. Le plus beau rouge de MA vie.


Pas de conflit...Oh non...!


 


Bisous


A.



Alice 28/10/2011 18:06



c'est une oeuvre qui engloutit le regard, ou c'est le spectateur qui a envie d'entrer dans ces tourments. L'écrit et l'oeuvre s'accordent.


bises



Arthémisia 28/10/2011 18:18



Comme d'habitude, le texte vint en premier.


Puis l'oeuvre de GRAUBNER me parut une évidence. J'aurai pu choisir un ROTHKO. Mais GRAUBNER et moins connu et son travail capitonné a accueilli très confortablement ma pensée. Je m'y sens bien.


Merci de tes mots Alice.


Bises


A.



Ren 28/10/2011 17:13



 


 


Justement, ce
qui  se pose  comme question est celle  de la limite..-----se promener à travers ton corps  coloré... où la queston de la sexualité par exemple, se 
"désintègre",


en ne se sachant
plus si soi ni autre, bref lâcher ses limites, et  éventuellement  son appartenance au "genre"


-------  d'où la recherche de l'origine,  
d'une royaume  d'effusion  - à travers la fusion..-------  primaire, solaire..??.  de toute façon échappant  à une définition....


ilement,



Arthémisia 28/10/2011 17:36



Tu as très bien compris où se trouve l'origine ...de mon texte.


Je ne sais mettre un mot sur ce royaume. A peine une image, Ren. Donc une représentation illusionniste.


Voire illusoire.



Elo 28/10/2011 16:21



J'adore... Ce moment est magique ! Bisous



Arthémisia 28/10/2011 17:34



Il ne saurait en être autrement.


Bises


A.



juliette 28/10/2011 11:08



Se brûler corps et âme dans cette fournaise


Bisoux



Arthémisia 28/10/2011 11:18



Je sens plus cela comme du sang.


Bisous


Arthi



Lucien 28/10/2011 08:37



Tu dis tout, dans un format carré, la longueur égale la largeur, "tu palpitais..." / "je crois..","j'étais ..." / "tu me...", le miroir et la métaphore, l'ombre et l'ombre de l'ombre, et puis la
limite, le bord, ... cette peinture comme une écho-graphie...



Arthémisia 28/10/2011 09:07



Sur la surface  et dans les capiteuses profondeurs osmotiques de l'oeuvre, s'écrit une vie.


Tous les travaux de GRAUBNER ont cette présence, même les bleus, même les verts.


 


Je pensais que le spectateur ne pouvait qu'avoir envie d'y plonger; or une visiteuse, en ma présence, a annoncé très fort qu'elle ne supportait pas tant de pigments, qu'elle se sentait agresssée.
Quand je me suis retournée pour échanger, elle était déjà dans la rue....de l'autre côté des craquelures.


(cf. Le Renard et les raisins!)



gballand 28/10/2011 07:45



Après l'ombre, on a forcément envie d'un peu de couleur, un tout petit peu...



Arthémisia 28/10/2011 08:54



Les ombres sont elles aussi colorées, gballand, et parfois beaucoup.