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1544 - Le Goût*

Publié le par Arthémisia

 

TWOMBLY-Cy-Pan1980-CollezioneYvonLambe.jpg

 

 

 

Quand vient l’heure des aveux

Quand ta mer se craquelle

En partant du milieu

Je mange ton soleil

 

Dans le monde d’en bas

Pas un caillou

Point de déroute

Juste l’étroit chemin

Sans doute

 

Tu muris

Comme un arbre

En suspend

 

Je tremble

Et me souviens

J’avais presque  oublié

La vie

Au goût de sang

 

© Arthémisia – 11/2011

 

 

 

Avec : Pan II – Cy TWOMBLY - 1980

Collection Yvon LAMBERT

 

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juliette 16/11/2011 11:53



N'oublie jamais qu'il y a toujours la vie, malgré tout


Bises



Arthémisia 16/11/2011 13:50



Pourtant reconnais qu'on la sent palpiter bien plus fort dans  la présence de l'autre.



Ren 14/11/2011 21:23



Et même  ces cous  et têtes on dirait qu'elle  ne sont  qu'abstraction, prêtes à s'envoler... 


le dessin des mains  est aussi très particulier


 






Arthémisia 14/11/2011 21:47



Il y a de l'élévation ....


Je trouve des liens avec les dessins de SCHIELE, quelque chose de tordu et de suprêmement élégant; un raffinement intense (des lieux) du faire et de la pensée...de ce qui fait l'homme en fait.



Ren 14/11/2011 21:04



oui, on en avait déja parlé...;


 


d'ailleurs  dans le  symboliques  de saints c'est  quand  même plutôt lourd, en général... 


qui des yeux  sur un plateau, ou des seins  tranchés,  bref le découpage, les fléchages  et autres  décapitations  sont le fond de commerce des histoires
bibliques... 


sans doute avec un fond  de vérité  


 


Quant à Greco...  je me souviens,  en tant qu'étudiat mêtre procuré un gros pavé   - pour pas cher, car toutes les  repros  sont  en bistre - des oeuvres du
peintre...  qui rendent  magnifiquement aussi ainsi



Arthémisia 14/11/2011 21:09



Je crois qu'il était archer d'où...


Le Gréco, pour moi c'est avant tout une ligne étrange, nouvelle et très émouvante. Des vérités nouvelles...



Ren 13/11/2011 12:32



Et le sang  a le goût de la vie


 






Arthémisia 13/11/2011 21:38



Merci pour le magnifique Saint Sébastien du GRECO.


J'ai personnellement travaillé ce thème aussi, ce saint, et ses plaies.:


http://corpsetame.over-blog.com/photo-1243897-Saint-S-bastien_jpg.html


En connais tu la symbolique? En lien avec mon texte, c'est ..."du lourd"....comme on dit...



tilk 12/11/2011 13:48



c'est beau...et en plus avec du Twombly...parfait!!!


besos


tilk



Arthémisia 12/11/2011 13:50



Tu es tellement bon public, Tilk!


Mes bises. Plein.


A



versus 11/11/2011 18:30



Se faire un sang d' encre...


 





Placenta que la vie, ce fluide, le sang.


 


Sueur de Sang (P.J. Jouve)



Arthémisia 11/11/2011 19:56



L'idée du sang par sa fluidité sous-entend ce qui  court et se répand, partout de façon incontrôlable, ce qui palpite et porte vie.Naissance, oui, c'est évident.


L'encre rouge est pour moi celle des corrections, donc celles des meilleurs envisagés. Des renaissances.


Presque en opposition, l'encre noire est celle des contrastes. De ce qui doit être dit noir sur blanc.



Cédric 09/11/2011 21:22



Le sang, c'est l'invisible liant.



Arthémisia 09/11/2011 22:15



Tu as totalement raison. Il n'y a pas besoin d'ouvrir les yeux pour le sentir.


 


 



Suzâme 09/11/2011 17:26



Une émotion qui surgit du fruit, c'est-à-dire du corps, chair et âme. A donner des frissons aux étoiles et à quelques êtres perdus. Un peu de sang et c'est la vie qui hurle ses désirs d'éveillée.
Très fort, très intense... Bisous. Suzâme



Arthémisia 09/11/2011 17:33



C'est cette vie Suzâme, qui tient les êtres perdus. C'est une des rares choses dont je sois certaine.


Très très fort. Ca aide. Pour le reste.


Bises


A.



Lucien 09/11/2011 08:05



TERROR. Dico lacrimans et irascens : "saltus!" // (In Saltibus, NON SILEN- / TIUM, non tumultus.)  Pascal Quignard, Inter.



Arthémisia 09/11/2011 08:26



« Je suis saisi par la naissance, dont chaque parole nouvelle veut ranimer le premier cri. »

Patrick Guyon, Josué sur les eaux, VI, in États provisoires du poème, IV, Cheyne Éditeur, 2003, pp.
68-69.


(sur le blog de Terres de
femmes.)


 


Cette phrase vers laquelle tu m’as conduite, parle dix mille fois mieux que moi de ce lieu, de cette heure gouteuse.


Le vieux souvenir…