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1551 - Le Dernier jour

Publié le par Arthémisia

 

http://4.bp.blogspot.com/--FGLt3LuTWQ/TdFytXKZl2I/AAAAAAAAAFk/_kn-Bjd60AI/s1600/Redon+cellule+d%2527or.jpg

 

 

Cela fait très longtemps qu’elle garde les paupières baissées. Même quand elle a les yeux ouverts.

Sa promesse s’éclaire là. Pour qui sait la lire.


Ses rétines oxydées ne supportent plus l’affichage des ruines, l’absence de non-visible,  l’excès de surfaces paralysées qui ne quêtent plus ni leur couleur ni leur musique tant elles en ont, ces théories affirmées dont ne suinte même plus le jus iodé des fruits.

 

Elle veut juste voir l’en-dedans, le miraculeux hommage à un dieu. A un homme.

 

Mais le dernier jour est déjà loin.

 

© Arthémisia – 11/11

 

Avec : La Cellule d’or – Odilon REDON

 Huile et peinture métallique dorée sur papier préparé en blanc

30.1x24x6 cm – British Museum

 

 

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Christophe 12/12/2011 21:29


J'avais bien compris, et c'était "inspiré" tout court, + inspiré pour moi que le tableau de Redon

Arthémisia 12/12/2011 22:27



ET pourtant la peinture de REDON, et spécialement celle-ci est loin d'être "creuse"...


 



Christophe 11/12/2011 23:01


J'adore ce poème, plus encore que la peinture. Il est profond (inspiré bien-sûr) comme un regard intérieur. S'arrêter, regarder sur soi, poser, pauser. J'aime cette introspection qui donne une
épaisseur à l'homme.

Arthémisia 11/12/2011 23:12



Inspiré ...mais pas par le tableau de REDON. J'écris toujours en premier et c'est seulement après que vient ce que j'appelle "l'avec", que je me refuse à être une illustration, mais plutôt le
prolongement du texte, un prolongement possible, une ouverture, un élargissement ...en sachant qu'il ne se veut pas dogmatique mais simplement "un" parmi d'autre.



Cédric 24/11/2011 22:11


:0010:

Arthémisia 24/11/2011 22:22



...



laure l'aï 24/11/2011 17:20


cet odilon est redondant : on dirait une carla attendant un sarko


angelus domini nunciavit mariae

Arthémisia 24/11/2011 21:34



Redondant?


Là je ne te suis pas du tout, en tout cas sur le plan formel.


Seule l'intériorité me semble ici d'abondance. Et personnellement j'avoue que ce qui pour certains peut être un excès, est pour moi le signe du rejet de la superficialité.


 


Quant aux allusions politiques, elles n'ont pas lieu d'être ici ; merci.



Cédric 24/11/2011 15:13


 


Je n'ai perçu que quelques images seulement de ces mots bleus. Autant dire que tout m'est resté invisible. Mais ça me va, ce qu'on ne comprend pas et aussi beau que ce qu'on comprend. D'une autre
beauté, mais aussi beau.

Arthémisia 24/11/2011 21:50



Tu ne peux pas imaginer ce que tes mots me font chaud au coeur! C'est comme ça que je  rêve qu'on me lise. Pour soi. Pas pour moi.


MERCI Cédric! :0010:



la vieille dame indigne 24/11/2011 10:22


Oh dealons cet odilon.

Arthémisia 24/11/2011 21:48



How much?



lutin 24/11/2011 10:14


c'est vrai que cette oeuvre est splendide, et l'on s'interroge sur ces yeux baissés, voir l'en dedans

Arthémisia 24/11/2011 21:47



J'aimerai bien la voir "en vrai". Elle me parle tant.



Lucien 24/11/2011 09:42


Je lis ton texte en écho, en marge, en parallèle de mon activité prévue aujourd'hui : la visite de l'exposition de l'Apocalypse de Dürer au musée de Gravelines. Etymologiquement, apocalypse,
dévoilement, mise à nu, ...

Arthémisia 24/11/2011 21:47



Je ne remonterai probablement plus jamais dans le Nord. Je préfère l'éviter. Mais je regretterai toujours ce musée ...et bien d'autres.


 


Je ne nie pas cette mise à nu. La seule chose qui pourrait me chagriner, c'est le sale regard.


"La pudeur est le bouclier contre l'oeil de l'impur"...Kalil GIBRAN


Mais je n'ai plus 15 ans. Alors j'assume les noirceurs étrangères et les chasse très vite au loin.



tilk 24/11/2011 09:42


toujours ce style que j'adore ...surtout quand tu parles du dedans..


besos


tilk

Arthémisia 24/11/2011 21:42



Philippe un de mes profs aux Beaux Arts me disait qu'on ne peint bien qu'avec ses tripes. Pour écrire, je crois que c'est pareil. Alors tout devient facile...même si c'est dur. Enfin, on se
comprend!


 


Bises


A.



Suzâme 24/11/2011 08:00


Bonjour Arthi,


Commencer ma journée par toi, ton poème fort, existentiel qui me rapproche de celui que j'ai écrit à la sauvette ce matin pour Papier libre "Sursaut de la louve". La vie est vulnérable dans sa
chair, son écorce, ses racines mais si son regard persiste même seulement au dedans alors c'est l'espérance, prémice de l'éternité... Bisous. Suzâme

Arthémisia 24/11/2011 21:40



Bonsoir Suzâme,


Je ne sais même pas s'il faut parler d'espérance, ou envisager l'éternité.


C'est juste une façon de tenir, ici et maintenant. Rien de plus.


Se projeter dans un demain c'est déjà avoir confiance en l'ailleurs ; actuellement c'est impossible. Trop laid...


Bises


A.