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1552 - S'Abandonner

Publié le par Arthémisia

 

Pour PL sur une idée de Juliette qui souhaite nous faire rêver aux Promesses de l’aube....


 

 

WYETH-Andrew---Helga--16.jpg

 

 

A six heures pourtant elle s'était réveillée ; le corps n’oublie pas si facilement ses habitudes. Mais elle décida de rester couchée.

 

Elle alla vite se faire un café et le ramena avec elle dans le lit où elle cala sa tête contre ses oreillers. Elle entreprit de lire le Beaux Arts Magazine du mois de septembre. Elle avait trois mois de retard.

 

Elle entendit la voisine se doucher. Puis claquer la porte comme tous les jours.

Elle s’enfonça bien profondément sous la couette. Comme une vengeance.

 

Les voitures commençaient à passer dans la rue. Le premier bus soufflait.

Au travers des lamelles de bois des vieux volets, apparurent les premiers mots du jour : des promesses, toujours des promesses !

La journée était écrite à l’avance ; elle la savait par cœur.

Et elle n’en voulait plus.

 

Un peu plus tard, le téléphone sonna. On devait l’attendre au lycée.

Elle ne répondit pas.

 

 

© Arthémisia – nov. 2011

 

Avec : Helga’s suite – Andrew WYETH

Aquarelle

Commenter cet article

lutin 28/11/2011 13:51


ça sent la dépression quand on ne voit que le noir, même la nuit il y a de la lumière quelque part, son oeil doit la chercher et refuser le puits. Quand tout devient nul autour de soi c'est à soi
qu'il faut réfléchir

Arthémisia 28/11/2011 18:10



Le noir est de quiétude.


La nuit est le moment le plus agréable pour elle, celui où rien de laid ne vient la heurter. La paix...Enfin. In fine.



cicindèle 28/11/2011 00:18


Se refaire le nez comme d' autres  se refont une
vie.



Arthémisia 28/11/2011 08:28



Sans fleurs ni couronnes.



Cicindèle 28/11/2011 00:05


ça sert à faire remonter le moral, pardi!


 



Arthémisia 28/11/2011 00:06



Je te parle de ces machins qu'ils ont sur le nez, pardi !



cicindèle 27/11/2011 23:26


Avec toutes ces bises dispersées, on rejoint ton titre anticipateur : ça bande au nez!


 ...Il a osé!!!...





 



Arthémisia 27/11/2011 23:44






Ca sert à quoi?



Cédric 27/11/2011 15:52


Moi, je maintiens que ce n'est pas "grave".


Les gens "communs" seront toujours la majorité et les gens "rares" seront toujours rares, c'est la définition de la rareté.


Ce qui est certain c'est qu'il faut donner du sens à ce qu'on fait, sinon ça ne peut que miner. Savoir pourquoi on fait les choses, et se poser la question jusqu'à ce qu'on y ait répondu !!
Indispensable pour une vie saine : savoir pourquoi on fait ce qu'on fait, autrement dit : savoir pourquoi on vit. Avoir trouvé le sens, indispensable !  C'est sûrement de ce côté-là qu'il y
a pour l'heure une sorte de vide en toi, c'est pour cela que tu te poses la question "pourquoi est-ce que je fais ce que je fais?"  Et évidemment personne d'autre que toi ne peux répondre à
cette question. Car chacun a ses réponses propres. Et c'est plus facile pour un "mouton" de répondre à ces questions car, lui,  est satisfait par le plateau des réponses toute faite qu'on
lui tend et dans lesquelles il se sert, et, personellement, je ne l'en blâme pas, ça lui permets de vivre, de trouver du sens et d'avoir un but...


Pour les non-moutons, le chemin peut s'avérer long et difficile, mais en cela il est Beau...


Et moi, je suis là, pas loin, à te sourire ! :-)


Je t'envoie encore une bise...mais je voudrais pas "abiser"...:0010:

Arthémisia 27/11/2011 16:10



J'aime ton regard bienveillant sur les autres. Tu es plus tolérant que moi. Moi je vois du gâchis, celui d'un potentiel qui s'en va en fumée.


Et je rame pour essayer d'amener quelques brebis égarées sur des voies plus personnelles, plus curieuses, plus libres. C'est usant.


 


Pour la bise... je n'ose plus...


Et puis, mer.... ! :0010:!



Cédric 27/11/2011 15:11


 


Je comprends ce que tu dis.


Mais on ne peut pas reprocher à un "mouton" d'être un "mouton", c'est sa nature.


Ca n'est pas parce qu'il y a "TF1", qu'il y a des "moutons" ; c'est parce qu'il des "moutons" qu'il y a "TF1". Et puis personne ne peut prétendre de l'avenir d'un de ces "moutons". J'en fus
moi-même un. Elevé par la télévision, aucun livre à la maison, lecture de mon premier livre "de mon plein gré" vers vingt ans. Et puis si les "gens" sont heureux avec du pain et des jeux, en quoi
ce serait un problème pour toi ?


C'est pas parce qu'on a soi-même une grande soif ou une haute vision de ce qu'est la vie, qu'on doit reprocher à l'autre une soif moins grande ou une vision moins haute, ce serait d'une
prétention assez minable, au final, ce serait vouloir que l' "autre" nous suive "nous" et "notre vision", ce serait en faire un "mouton de soi" ! Non, laisser la liberté totale, et ne pas
reprocher à l'autre ses illusions...:-)


Laisser les "moutons" vivre leur vie s'ils en sont heureux...et embrasser les gens qu'on a envie d'embrasser. En l'occurrence, moi embrasser toi :0010: (un jaloux est un peureux, et j'ai pas peur
! )


 

Arthémisia 27/11/2011 15:36



Reconnais que ce que je constate est grave.


 


Alors chaque jour je me demande pourquoi et surtout pour qui je fais ce boulot ; peut être pour le miracle, le mouton noir perdu dans la masse qui viendra me dire à la fin du cours qu'il s'est
"éclaté" .


Ou bien celle qui reviendra le lendemain un CD à la main, en me demandant de lui graver le Prélude de Bach qu'on a écouté pendant le cours. Sans oublier de lui scanner la photo de Gleen Gould
parce qu'il est si beau...


 


Ceux là aussi, j'ai eu envie de les embrasser.


 


:0010:


 



Cédric 27/11/2011 13:07


Oui mais il ne faut pas leur en vouloir...les gens ne peuvent pas s'empêcher d'être ce qu'ils sont...


Et puis voilà encore pour toi ! :0010:

Arthémisia 27/11/2011 13:53



Ah mais si je leur en veux !


J'en veux à tous ceux, ces adultes,  qui n'ont comme horizon que la télévision (écran plat gigantesque dans le salon + dans la chambre!), ce manque de curiosité (c'est tellement bien de se
laisser porter par le programme de TF1 et M6...et il y a sûrement pire) , cette apathie de moutons suiveurs (Tu n'as pas la télé? Il y a l'éléctricité au moins chez toi?), cette
idéologie de consommation (vite, vite il y a des promos chez Auch... des réducs chez Carrouf, des cadeaux de m...à gagner chez Casi...) qui leur fait croire au bonheur
(la sortie du week end c'est LA galerie marchande), mais qui les dévalorise au point d'en faire des êtres décérébrés, asservis, sans personnalité, sans savoir et sans culture. "Panem et
circenses"...


Les gens ne peuvent pas s'empêcher d'être ce qu'ils sont...Je me demande justement ce qu'ils sont. Des romains?


 


 


Quant à leurs enfants...ce sont leurs enfants.


Pour exemple : j'ai demandé récemments  à chaque élève d'une classe de 3ème de m'apporter un livre. Plus de la moitié des élèves de la classe m'a répondu qu'il n'y avait pas de livres chez
eux, même pas un dictionnaire.


No comment.


 


Et tout ça, la faute à qui? Ben aux profs voyons!


:0010: (ça va faire des jaloux!)


 



Gaïann 27/11/2011 10:51


Ce que tu décris est ce que j'ai compris des personnes que je cotoie, qui travaillent dans l'enseignement spécialisé; c'est dur (et je le comprends, ayant fait un an d'étude en soins infirmiers
en psychiatrie) mais enrichissant sur le plan humain.


Je vais finir par croire que les gens normaux, pour la plupart, sont des handicapés du coeur et de l'âme.

Arthémisia 27/11/2011 10:58



C'est vrai que d'être confronté à des problèmes graves peut changer le regard sur la vie.


Les élèves "normaux" ont (je généralise) la vie bien trop facile, ne savent pas ce que c'est que le NON, et n'ont comme références que la possession et l'argent. Comme leurs parents...Les chiens
ne font pas des chats.


 


Et plus grave : c'est un problème qui se retrouve dans toute la société et pas que dans l'Education nationale, ce rapport falacieux avec ce qui fait l'être.


D'où le grave décalage que je ressens quand je suis obligée de me "frotter" à ce monde...ou plutôt quand il vient me narguer, et... mon besoin de fuir.



Gaïann 27/11/2011 10:02


Je ne suis pas française donc je ne sais pas comment fonctionne l'enseignement chez vous. Je peux comprendre ta démotivation lorsque tu me décris ce que tu vis en tant qu'enseignante et
indépendante.

Arthémisia 27/11/2011 10:43



Pour faire court, il faut des diplômes spécialisés pour enseigner à ce type d'élèves.


Quand je l'ai fait en UPI (Unité pédagogique d'intégration) c'est parce que l'établissement m'employait pour le reste des classes et que j'ai accepté de le faire dans cette classe aussi (ceci ne
m'a pas été impossé). Ce fut une expérience formidable humainement et pédagogiquement parlant, et ....fatiguante car ce sont des élèves très très demandeurs et parfois exigeants, mais au moins
ils ont une envie d'apprendre et de faire que les élèves dits "normaux" n'ont plus que très rarement. Ils en veulent!


Je sortais de leur classe épuisée mais nous avions fait des Arts Plastiques alors que dans une classe générale on fait 50% du temps  de la discipline, de la remédiation, de la négociation,
de la socialisation, de l'Education...autant dire beaucoup de choses qui relève du rôle des parents.


Etre prof aujourd'hui c'est être assistante sociale, parent, gendarme, éducateur spécialisé, psychologue, ...et un peu prof. Très peu.


Et c'est aussi essayer de se ménager des moments de décrochage.



gballand 27/11/2011 08:57


 Vous vous accordez une petite liberté en restant sous la couette, sans doute cette petite porte-là vous mènera-t-elle vers autre chose que l'obcurité.

Arthémisia 27/11/2011 09:30



Je rêve d'avoir le courage de le faire ; jamais je ne le ferai. Et quand bien même j'arriverai à le faire 1 jour, le lendemain je serai au travail, parce qu'il faut bien survivre, que je suis
capable de dire stop mais pas de m'arrêter.



Gaïann 27/11/2011 01:41


Tiens, pourquoi ne mettrais-tu pas tes talents d'artiste au service d'un atelier pour personnes (enfants et/ou adultes) handicapées? Ce n'est pas toujours facile mais c'est clairement différent
de ce monde que tu décries.

Arthémisia 27/11/2011 09:28



Pour enseigner à ce genre de personnes, il faut des diplômes que je n'ai pas.


 


J'ai, dans le cadre de l'Education Nationale,  enseigné une année dans une classe d'UPI (je suppose que tu sais ce que c'est). C'était formidable mais je n'ai pas pu rester car
l'établissement était à + de 60 km de mon domicile et les frais de transport me mangeaient la moitié de ce que je gagnais.


 


Actuellement je donne des cours de dessin en parallèle de l'EN, dans une association. En tant qu'auto -entrepreneur. Le public est très très rétrograde, peu curieux...et j'ai souvent l'impression
que la plupart vient là pour s'occuper. Ces élèves n'ont pas de démarche créative : ils ne veulent qu'exposer et vendre...


Et sur le plan financier, une fois que j'ai payé l'URSSAF, mes cotisations de retraite et l'essence (30mn de voiture)  ...il me reste une aumône!


 


Après ça, mes semaines ne sont pas élastiques...


 


 


 



Cédric 26/11/2011 22:29


Désolé pour le doublon.


Non merci, pas besoin de crème, d'ailleurs, pourquoi faudrait-il s'anti-rider ??  N'est-ce pas déjà là une de ces CONsommations qui t'écoeurent ? ;-)


Je resterai aussi jeune jusqu'à ma mort, ou aussi vieux, au choix.


Tu as une fraîcheur d'âme indéniable (ceci n'est pas un doublon). ;-)

Arthémisia 27/11/2011 09:15



La crème anti-rides c'est le confort physique et surtout moral.


Une illusion de midinette, je le sais bien, mais peut être aussi un des rares plaisirs de la vie. Prendre soin de soi, jusqu'au bout, malgré les fins de moi(s) difficiles.



Cédric 26/11/2011 22:14


Jeune ? J'ai bien plus de deux mille ans, j'en ai deux cent mille, voire deux millions d'années...

Arthémisia 26/11/2011 22:18



Tu doubles : veux tu la marque de ma crème anti-rides ? (ps : elle ne lisse que mon porte monnaie)



Cédric 26/11/2011 22:13


 


Jeune ? J'ai bien plus de deux mille ans, j'en ai deux cent mille, voire deux millions d'années...

Arthémisia 26/11/2011 22:17



Tu as une fraîcheur d'âme indéniable.



Cédric 26/11/2011 21:29


Pourtant, le monde, c'est Soi.


Comment veux-tu qu'il soit beau si la laideur t'atteint ?


La seule façon de rendre le monde plus beau, c'est de servir d'exemple à la Beauté, en être un représentant. Il ne faut pas changer le monde en dehors de soi, il suffit d'être Beau soi. La Beauté
ça rayonne et ça part de Soi. Aucune laideur ne peut atteindre ce Beau-là !!


Quoi qu'il en soit : douces pensées vers toi.

Arthémisia 26/11/2011 21:41



Aucune laideur ne peut atteindre ce Beau-là


Tu me fais rire. Tu es jeune.


Reste le longtemps. Le plus longtemps.


 



Cédric 26/11/2011 21:02


Pourquoi faudrait-il être "écoeurée" d'un monde qui n'est pas le sien ?


Si ce n'est pas le tien, il ne devrait pas t'atteindre, non ?


Mais je ne juge rien, ni ton monde ni aucun monde. Juger, c'est tout rapetisser...

Arthémisia 26/11/2011 21:11



Comment faire pour ne pas être atteint par ce monde ? Il nous prend à la gorge dès qu'on met le nez dehors!


 


Alors on reste sous la couette...



Suzâme 26/11/2011 18:03


Bonsoir Arthi,


Cette réalité si lucidement écrite à l'instanté a eu un tel impact lorsque j'ai lu hier ton texte que j'en ai écrit un poème "Au bord" qui sera bientôt en ligne. Les échanges de commentaires
sombres, extrêmes, m'ont, tu le sais, beaucoup impressionnée. La plume, l'encrier sont là pour recevoir les peines, les vertiges, le désespoir. Et nous, âmes attentives, réceptives, nous sommes
présentes, impuissantes à donner plus qu'une lecture, un commentaire. Je te quitte pour publier ma réaction poétique. Bisous. Suzâme

Arthémisia 26/11/2011 18:07



Bonsoir Suzâme,


Heureusement ce lieu permet cela. La vie en est très loin. Elle est folle.


Bisous


Arthi



lutin 26/11/2011 16:54


Attendons Janvier, la nature hiberne et nous faisons partie d'elle

Arthémisia 26/11/2011 17:15



Et nous, avons nous la possibilité d'hiberner?


Non! Il nous faut aller au boulot tous les jours, nous battre (le terme n'est pas trop fort) pour faire acquérir qq. connaissances, qq. savoirs, savoir-faire et surtout savoir-être à des
enfants qui ne veulent que possèder, nous battre avec les parents qui surprotègent leurs petits et leur passent tout, et qui voudraient que nous rattrapions tous les dégats causés par une
éducation trop permissive, et/ou carrément absente, tout ça pour des salaires minables, et une future retraite qui nous enverra sous les ponts.



 


Non! Il nous faut affronter la gabegie de Noël, qui monte dès la mi novembre sur le trône le dieu de la CONsommation. Dernier slogan en date de la marque Casin.... : "Consommer plus, dépenser moins!". (Je souligne ). Ca me révolte.



 


...Je ne poursuis pas. Je suis écoeurée.


 


Je veux juste te dire que ce monde est bien laid et qu'il n'est pas le mien.



Gaïann 26/11/2011 11:58


Nous n'avons d'autre choix que de vivre. Quant aux morts-vivants, je connais "pire"; j'ai une enfant qualifiée d' "autiste". Et c'est une petite merveille qui me donne envie de vivre, après avoir
connu la mort dans mon coeur de mère.

Arthémisia 26/11/2011 12:14



L'enfant qui appelle est une magnifique raison de vivre.


 



Cédric 26/11/2011 11:21


 


Je le fus moi-même "mort-vivant" ou plutôt "vivant-mort" durant de long mois où je n'avais plus qu'une seule phrase en tête : "vivement la mort !" Je sais de quoi je parle...

Arthémisia 26/11/2011 11:22



Je t'entends. Parfaitement.



Cédric 26/11/2011 10:44


 


Quant au "pourquoi devoir vivre?" : On vit car on ne sera jamais rien d'autre que de la vie. Vivre non parce qu'on veut ou qu'on doit mais parce qu'on vit et qu'on ne sera jamais rien d'autre que
ça : La vie !

Arthémisia 26/11/2011 10:53



Tu n'as jamais rencontré de morts vivants?



Cédric 26/11/2011 10:41


Deux mots sur le tableau : Elle rêve de la clé qui ouvrirait cette serrure de cette porte qui lui cache son autre sein.

Arthémisia 26/11/2011 10:54



Il y a là tant de sérénité, tant de lacher prise, tant de confiance, tant d'abandon.



tilk 25/11/2011 23:47


ohhhhhh que je connais...surtout que c'est à la même heure que je me lève..


et que tu le dis bien!!!


besos


tilk

Arthémisia 26/11/2011 09:15



Je le dis.



Gaïann 25/11/2011 22:39


Mais bon sang, pourquoi vouloir mourir, Arthémisia?

Arthémisia 26/11/2011 09:15



Pourquoi devoir vivre?



saravati 25/11/2011 21:06


Laisser choir les habitudes.


Pour vivre enfin ?

Arthémisia 25/11/2011 21:08



Oh non! Pour mourir, plus silencieusement.



Cédric 25/11/2011 20:59


Ces gens qui claquent les portes ne savant pas le mal qu'ils leur font !

Arthémisia 25/11/2011 21:07



...et peut être qu'ils se font.



Nina Padilha 25/11/2011 17:24


Un jour...
Loin.
Je crois.
J'espère.

Arthémisia 25/11/2011 17:26



Tu as de la chance.



Nina Padilha 25/11/2011 17:18


Faire le dos rond, s'enfermer.
Parfois il faut faire plus mais quoi ?

Arthémisia 25/11/2011 17:19



Mourir.