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1556 - L'Illimité

Publié le par Arthémisia

 

http://dessaignes.artsplastiques.perso.neuf.fr/images/Buren%20Daniel%20Shakkei%20(emprunter%20le%20paysage)%201985.jpg

 

 

 

« Pour présenter l’illimité, il faut le minimum d’une architecture,

c'est-à-dire des arêtes, des cloisons et des bords. »

 

Georges DIDI-HUBERMAN

L’Homme qui marchait dans la couleur – 2001

 

Avec : Shakkei (Emprunter le paysage)

Daniel BUREN - 1985

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lutin 03/12/2011 11:13


cloisonner pour créer la perspective

Arthémisia 03/12/2011 12:16



Bonjour Lutin,


Il y a tout de même dans le verbe cloisonner un sens d'isolement qui me gène. Dans l'oeuvre de BUREN, bien sûr le cadre est sélectif mais il ne distingue pas de(ux) réalités différentes, d'(eux)
entités différentes, car il sous-tend la réflexion bien au-delà du simple rétinien.


Bon week end, Lutin.



versus 03/12/2011 10:55


J' aime ce côté positif chez vous Arthémisia!


Ce que j' aime moins, c' est le côté auto représentation de la marque Buren...


Beau week-end!

Arthémisia 03/12/2011 12:11



Ca m'arrive d'être positive, surtout pour ce qui touche à ce qui n'est pas terrestre.


Quant à BUREN, je suis de ton avis (on se tutoie, non?) :trop  de rayures tue la rayure. Peut-être que le cadre ici aurait suffi?


 


Le week end sera beau.


A toi aussi.


A.



juliette 03/12/2011 10:28


l'humain n'a pas les moyens de percevoir l'infini donc l'illimité


Bises

Arthémisia 03/12/2011 10:42



Voir non, mais percevoir si. Car heureusement, l'humain n'est pas limité à ce qu'il voit.


Percevoir c'est aussi se saisir d'une image par l'intuision, par l'entendement.  L'humain peut ainsi se projeter dans l'illimité par la pensée, l'imagination, les rêves et toutes les
projectives qui aident à décoller du plancher des vaches.


Ouf! C'est même souvent le départ de bien des créations artistiques.


Bises


A.



versus 02/12/2011 14:02


Où sont les bords, rien que ceux de ces mots? Rien ne les enferme et pourtant!


Et moi, qui m' enferme, sinon moi, qui me cadre, sans me cabrer!!





Ciao!

Arthémisia 02/12/2011 14:15



Il y a tout de même dans ce pseudo l'idée d'un opposé, d'un "en face de". J'y vois un signe d'ouverture!



Cédric 01/12/2011 21:49


Moi je sais, c'est ce qui Vit !


C'est toi, c'est moi, c'est l'oeil, pas ce qui est vu !


 

Arthémisia 01/12/2011 22:06



"Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience"....


Paul CEZANNE



Cédric 01/12/2011 21:39


La vie, la conscience, le jeu et l'insouciance de ces enfants est de toute façon plus belle que, et le cadre et le paysage...

Arthémisia 01/12/2011 21:47



Belle? Je ne sais pas ce qu'est la Beauté.



Cédric 01/12/2011 20:34


Et dans ce cas-ci, le cadre cache (gâche?) du réel !


Mais en vérité tout est illimité, même ce cadre rayé...

Arthémisia 01/12/2011 21:16



Non, il ne cache ni ne gâche rien. Il porte et permet tout. Il suffit d'autoriser son oeil à la promenade.



Cédric 01/12/2011 11:23


Ne pas se coller au cadre !


Pour bien voir : prendre du recul.


Ainsi voir l'illimité qu'il y a autour du cadre.


Ne pas se limiter au cadre !

Arthémisia 01/12/2011 17:37



L'illimité est partout, dans et hors le champ. Le cadre n'est que le support, l'étai du regard.



monik 01/12/2011 10:04


Comme un sentiment existe  mais prend davantage de force/présence quand on y empreint un nom, un mot...l'espace illimité nous apparait mais nous le préférons surligné pour en prendre une
conscience plus saisissante. J'aime.

Arthémisia 01/12/2011 17:35



surligner? Souligner? Les lignes de fuite ont besoin d'ancrage...



Lucien 01/12/2011 09:33


Je corrige : "j'accepte de devenir qui je suis" ...

Arthémisia 01/12/2011 17:34



Allant, plus loin, devant.



Lucien 01/12/2011 09:30


Je ne peux pas m'empêcher (= j'accepte d'être ce que je suis) de dire la même chose en langage mathématique : En topologie, un fermé est un ensemble dont le complémentaire est un ouvert.

Arthémisia 01/12/2011 17:33



Accord parfait?



Nina Padilha 01/12/2011 08:36


Avec une telle vue, ma plume serait bien plus heureuse...
Bonne journée !

Arthémisia 01/12/2011 17:33



Savoir bousculer ses propres cadres quand ils ne sont pas plaisants c'est aussi partir en soi, vers l'infini du rêve ou de l'introspection.


La journée fut bonne.


Merci.



Suzâme 01/12/2011 07:55


Bonjour Arthi,


Avant de partir pour m'enfermer, je rentre à l'intérieur de ce cadre aux limites précises pour d'un seul pas rejoindre l'infini. J'y suis...Suzâme

Arthémisia 01/12/2011 17:32



Le jour a dû être bon.