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1558 - Debout (2)

Publié le par Arthémisia

 

http://www.alalettre.com/pics/marinahands_ladychatterley.jpg

 

 

 

 

Entre les draps et la pluie, nous étions debout.

Tu m’avais demandé de te parler de ma vie.

Je t’avais demandé de me parler de ta vie.

La  vie, s’écoulait sur nos joues.


Nous avons honoré le silence.

La vie s'écroule sur nos joues.

Nous sommes toujours debout.

 

 

© Arthémisia – 12/2011

 

  Le Debout (1) se trouve là.

 

Avec : L’Amant de Lady Chaterley – photo du film de Pascale FERRAN

d’après le livre de David Herbert LAWRENCE.

Avec Marina HANDS et Jean-Louis COULLOC’H 

 

Commenter cet article

tilk 08/12/2011 00:12


j'adore...c'est comme ça que j'aime la poésie...


besos


tilk

Arthémisia 08/12/2011 06:21



Je ne la différencie pas de la vie.


 


Bises


A.



Cédric 06/12/2011 11:26


 


Voilà une belle définition de la liberté : "n'avoir jamais quelqu'un d'autre qui décide pour soi".  C'est la plus belle conquête d'une vie. J'en suis loin et proche. Cette liberté est remise
en jeu à chaque instant. C'est un long chemin que d'y tendre. J'y tends...gitan...heureux parallèle dans ce notion de liberté...liberté de mouvement...Mais la vraie liberté n'est pas dans le
mouvement...elle est dans l'espace qui se libère en soi...Ne pas être "soi-même" quelqu'un qui décide pour Soi...Voir que la liberté n'est pas un combat...c'est le contraire d'un combat....même
si on ne peut s'empêcher de passer par la phase "combat" face à ceux qui veulent "décider pour soi"....j'y suis moi-même passé par ces combats....et j'y passerai encore....

Arthémisia 06/12/2011 21:06



Heureuse que tu comprennes ce que j'ai voulu évoquer.



Suzâme 06/12/2011 08:50


Bonjour Arthi,


Je repars avec cette belle image de liberté d'un couple amoureux. Ton poème est là et pose la l'intériorité des individus dans leur silence mais aussi le poids d'une vie qui légère comme une
pluie sur les corps peut s'effronder peut-être pour un doute, pour une réalité inaccessible. Bisous. Suzâme

Arthémisia 06/12/2011 21:04



La vie ne s'effondre pas pour une réalité inaccessible. Elle est de toute façon  renforcée. De la mémoire du bel impossible.


 


Bisous


Arthi



Cédric 05/12/2011 22:58


Selon moi, "aspirer à être" c'est déjà un peu s'éloigner de soi. "Être" ne peut être un objectif, car il est atteint à chaque instant pour chacun de nous tout le temps.


Mais évidemment, "aspirer à être" fait partie d'"être", donc peu importe, en réalité, ce qu'on fait, même si on est torturé d'insatisfaction, on Est. Et puis je sais aussi, qu'on ne sera jamais
que ce qu'on ne peut pas s'empêcher d'être...


Donc, il n'y a rien à faire...que s'écouter...et faire ce qu'on ressent devoir faire...je ne fais moi-même rien d'autre que cela...simplement exister...comme je suis...et écrire, à des inconnus,
comme je ne peux m'empêcher de le faire...

Arthémisia 05/12/2011 23:04



C'est heureux que tu n'aies jamais eu quelqu'un d'autre qui décide pour toi.



Cédric 05/12/2011 22:38


 


Moi ? 'croire' ?? ;-) 


Non, ça n'est pas la vie le problème. Ca ne sera jamais elle le problème. Le 'problème' ne survient que quand on pense qu'elle peut être mieux que ce qu'elle est. La vie ne promet rien. C'est en
cela qu'elle est belle et qu'elle ne sera jamais un problème. La vie n'a aucune pitié, elle n'a même aucun sentiment, elle est en dehors de tout cet'anthropomorphisme' qu'on applique sur Elle.


La vie n'est pas 'humaine'. Elle se fout totalement de nos douleurs, souffrances, malheurs, elle ne les ressent pas, elle est et sera à jamais intacte. Elle n'est pas un problème. Ce sont les
images élaborées dans nos cerveaux avides d'idéaux qui créent les problèmes...


Produire comme la vie produit : sans idéal.


 

Arthémisia 05/12/2011 22:44



Est ce que selon toi, Cédric, aspirer à être est un idéal?



Cédric 05/12/2011 22:02


Moi, je fais ce que je fais.


Mais jamais "parce que c'est plus productif". Me fous de produire quoi que ce soit.


Je produis ce que je produis parce que c'est ainsi et pas autrement.


Si c'est de l'eau, c'est de l'eau ; si c'est des mots, c'est de mots ; si c'est rien, c'est rien.


Il n'y a rien à résoudre ; la vie, en elle-même, ne résoudra jamais rien...mais elle n'est pas un problème non plus...

Arthémisia 05/12/2011 22:07



Elle peut être un problème, Cédric. Crois moi.


 


Quant à être productif, ce n'est pas une volonté. C'est juste venu comme ça. Plus de larmes mais une autre façon de s'épancher. Qui à postériori lave tout autant....



Cédric 05/12/2011 21:38


Alors, je ne pleure plus...

Arthémisia 05/12/2011 21:49



Je crois qu'il peut être bon de pleurer, comme de rire.


Moi, je ne m'empêche pas de pleurer, mais je n'en ai plus envie, ou du moins plus besoin. Je l'ai trop fait et quand j'y pense, je crois que même si sur le coup ça m'a fait du bien, peut être
même soulagée, ça ne m'a pas grandie. Et ça n'a jamais résolu quoique ce soit.


 


Aujourd'hui j'écris. Ou je peins.C'est plus productif.


 


Et je le répète : il n'y a que quand je suis épuisée physiquement, que je craque.


(Et bien sûr quand je perds un ami...et aux mariages.)


 


 



Cédric 05/12/2011 21:28


 


Si, c'est beau !


Mais je n'ai pas besoin de réconfort. Pleurer est un plaisir.

Arthémisia 05/12/2011 21:34



Je ne pleure plus.


Sauf peut être d'épuisement. Et là ce n'est pas du plaisir.



Cédric 05/12/2011 15:18


La vie, s'écoulait sur nos joues....honorer le silence....toujours debout.....c'est si beau ce que tu écris là....


Touché ! Coulée ? ma joue ?

Arthémisia 05/12/2011 20:58



Ce n'est pas beau, Cédric. C'est simplement la vie. Parfois.


 


...ne pleure pas; ça va passer



Cédric 05/12/2011 12:52


 


C'est beau d'écrire avec un an d'avance...


Un an...c'est si proche et si loin...

Arthémisia 05/12/2011 12:57



Je m'étouffe de rire!!!!


Est ce que je corrige? ...allez oui!


 


...et mon Dieu, ce que cette erreur est révélatrice...


 



versus 05/12/2011 10:33


Vie de larmes semble dire ton message...Etre debout, c' est toujours le début pour un départ, non?

Arthémisia 05/12/2011 10:36



Très bien lu, Versus : il existe des larmes de joie et des larmes de peine...



lutin 05/12/2011 10:18


cette fâcheuse habitude de parler de sa vie lors d'une nouvelle rencontre, je pense que c'est la seule chose qu'il ne faut pas faire, démarrer tout neuf sans rien inscrit dans la mémoire de
l'autre.

Arthémisia 05/12/2011 10:29



Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Je ne sais pas ce qu'il ne faut pas faire. Je crois qu'il importe surtout, si on ne veux pas partir faussement, de se laisser porter par le moment.


Ce qu'est l'autre sera de toute façon présent, car il ne naît pas de l'instant, qu'il est aussi de son hier, de sa mémoire. Neuf avec l'autre ne saurait être vide de soi.



Lucien 05/12/2011 09:05


"Nous sommes toujours debout" (...)

Arthémisia 05/12/2011 10:26



en-squelettés....