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1561 - Bizarreries

Publié le par Arthémisia

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61FHCZV9EGL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

« Toute beauté remarquable a quelque bizarreries dans ses proportions »

Francis BACON

 

 

Avec : Portrait d’Eléonore de Tolède et son fils Giovanni de Medicis  (extrait) – 1545

Angelo BRONZINO – huile sur panneau de bois – Galerie des Offices

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Ren 15/12/2011 18:42


ce que nous écrit jean-marie staive, est très intéressant et pertinent..;


personnellement je suis plutot pour la deuxième option: "l'oeuvre nous arrache au monde, fissurant sa continuité"...


c'est  d'ailleurs  comme ça  qu'on fait avancer les  choses, en explorant l'inconnu, même  en soi, dans sa
pratique,   et c'est ce décalage, ce déplacement  du centre  de gravité, qui quasi physiquement, qui entraîne un mouvement, donc  une  dynamique  de création.  Naturellement  c'est  à "risque",  ce qui veut  dire  que le  décalage  dérange, et
l'inconfort  que  cela  crée entraîne automatiquement incompréhension, et refus... 


voir  d'autant plus que l'attitude  créatrice  est dérangeante  et critique le qualificatif  d'art "dégénéré", ou génère la censure  et l'exil  ( si on
parle  par  exemple  de la célèbre peinture  de Picasso; Guernica,  exilée  aux USA  jusqu'à la mort de Franco., )


 


J'aime, de mon côté  la position critique  des pop artistes  par rapport au monde  de la consommation,
par  exemple  Claes Oldenburg


 

Arthémisia 15/12/2011 21:21



J'allais dire OUF! Je ne suis pas dans ce monde.


Mais je dis aussi AÏE car ce monde existe et me donne la nausée.



jean marie staive 15/12/2011 08:33


La pensée moderne est confrontée à ce double statut de l'oeuvre d'art. Deux possibilités :


- l'oeuvre est le phénomène ou la manifestation du monde (par exemple le kitsch). Elle est transmise, communiquée. Elle peut
s'épanouir dans l'immédiateté d'une téléconomie, d'une relation pleine et directe (c'est la position des médias).


- l'oeuvre nous arrache au monde, fissurant sa continuité. C'est comme une lettre adressée à un fantôme. Tout est incertain en elle
: son contenu, sa destination et aussi son destinataire (selon Kafka, c'est un fantôme). Il y a report dans le temps, différé. Une censure s'interpose entre l'expéditeur et le destinataire. La
lettre peut ne pas aboutir ou aboutir ailleurs, à une autre adresse. La promesse qu'elle porte est toujours en avance sur sa contingence et en retard sur l'absolu qu'elle annonce.


Les deux modèles de temporalité émergent à l'époque du romantisme en même temps que la notion d'oeuvre.

Arthémisia 15/12/2011 21:19



Un mot me semble très important dans ton com. C'est le mot promesse.


Il me semble qu'une oeuvre qui répond à une attente de masse, devient un standart, une conformité rassurante à ce que nous connaissons, et qui convient à la "téléconnerie".


 


A mon sens, c'est tout le potentiel qui vit dans le tréfond de l'oeuvre, cette part d'inconnu qui transporte dans l'indiscible.



Versus 15/12/2011 08:31


Echappé à la règle..Toute règle est un essai d' y voir sur fond de dérèglement. L' équilibre, la tension, cette force des antagonismes, voilà d' où naît l' oeuvre. Toujours
inchoative.


Château de cartes tient bon la route!

Arthémisia 15/12/2011 20:44



Il me semble que cette beauté est une naissance, oui, du chaos.


Peut être même ce qui toujours surnage?



joruri 14/12/2011 21:34


Attends, j'ai une idée ! http://www.dailymotion.com/video/xrcka_bleep-intrication_creation


et l'exprérience dite de thomas young qui change...TOUT !


http://www.dailymotion.com/video/xrdkb_bleep-observateur_creation#rel-page-2


5/6 minutes en tout, c'est comestible !


 


j'ai testé, c'est simple, bien fait et très pédagogique.


Par contre, oui, le bouquin de massimo...Euhh... Oui bon, c'est pas simple...


 


Bonsoir à tou(tes)s  !

Arthémisia 14/12/2011 21:50



Merci ! J'ai tout compris et trouve cela absolument étrange mais....au fond pas tant que ça car je sais (je sens) que c'est bien de notre regard que dépend le vu.



joruri 14/12/2011 12:00


Et douter c'est croire. Mais il s'agit d'accroitre les deux. Si je suggère ce genre de lecture, c'est parce qu'elle donne de l'univers un vision toute autre qui nous permet non pas de
"dépasser" l'horizon du doute et de son contraire, mais de les transposer sur une échelle harmonique, d'en tirer des expansions jusqu'à l'infini.


Soudain, un hologramme qui embrasse tous les espaces et tous les temps montre le visage d'un univers qui transcende et le temps et l'espace. Je trouve que si l'on cherche de la beauté, il y a là
une source d'inspiration littéralement sans fin, tant pour le temps que pour l'espace. L'émotion esthétique qui consiste à songer sans délirer que tout est esprit en vaut bien d'autres.

Arthémisia 14/12/2011 21:27



Cette lecture est elle possible pour un néophythe? La physique me fait freiner des 2 fers et j'ai terminé mes 1ères études de bio en séchant honteusement les cours de physique.


Je comprends qu'elle puisse passionner, et même qu'on puisse y trouver une forme de Beauté mais sa rationalité me semble incompatible avec mes rêves : j'ai besoin de ne pas tout comprendre, de ne
pas savoir, de rester ébahie et muette devant ce monde technique qui m'épate mais ne m'attire pas tant il est loin de mon insensé.


 



Suzâme 14/12/2011 08:36


Bonjour Arthi,


Beaucoup plus jeune je pensais que la beauté n'existerait pas sans le regard de l'oeil fou, aux aguets de son apparition, en quête de celle qui le vivifie mais je réalise qu'il y a
d'autres perceptions de la beauté lorsque l'oeil s'éteint par manque de lumière ou confiscation du temps. Je crois que tous nos sens captent cette étrange beauté, jamais la même, tout le long de
l'existence, qui obtient tout de notre âme. Bisous. Suzâme

Arthémisia 14/12/2011 13:25



Il me semble que la Beauté est quelque chose de vivant et donc de changeant. Quelque chose qu'il ne faut pas fermer, enfermer dans des dogmes, des académismes. Quelque chose de l'ordre de la
liberté.



joruri 14/12/2011 06:18


Pour ne plus en douter, essayer de lire "Entanglement" ("intrication") de Massimo Teodorani.


Bon, c'est de la physique quantique, mais qui ouvre sur tout le reste...L'esprit, l'infini, tout...


Qu'en penser ? Et bien recouper...

Arthémisia 14/12/2011 06:23



Croire c'est douter, Joruri.


Enfin, à mon sens. Mais certains disent que je n'ai aucun sens...commun.


 


 



joruri 13/12/2011 23:04


"Ce qui pourrait amener à penser".



Arthémisia 14/12/2011 06:03



Il est heureux qu'il existe encore une Beauté qui amène à penser.



joruri 13/12/2011 21:26


Ce qui pourrait amener à penser que la beauté absolue est hors de toutes proportions...



Arthémisia 13/12/2011 21:29



Je ne connais pas la Beauté absolue.



Cédric 13/12/2011 11:50


 


La Beauté se situe dans le regard qui prend conscience qu'en réalité TOUT est bizarre.

Arthémisia 13/12/2011 20:55



La Beauté est dans le regard.



tilk 13/12/2011 00:32


oh que j'aime cette phrases et oh que j'aime bacon....


nesos


tilk

Arthémisia 13/12/2011 06:15



Tu prêches en terrain conquis!


Bises


Arthi