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1573 - Le Jardin zen

Publié le par Arthémisia

 

http://collection.fraclorraine.org/img/collection/4S04735.jpg

 

 

 

Ce soir, le ciel a pris une moue rose

Le vent s’est éteint, le laissant seul

 

Je ratisse lentement le sable sec du jardin zen

Je cherche la barque

J’aimerai un clapot

 

Le ciel est ce miroir dont tu m’as tant parlé

Ce miroir où ce soir je te vois

 

Il y a encore tant de questions

 

 

© Arthémisia – 12/2011

 

 

Avec : Dans un jardin Zen – Georges NOËL

1984 – technique mixte et sable collé sur bois

248 x 270 cm

Acquisition du Frac Lorraine en 1985 

 

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versus 29/12/2011 11:08


Bon, en lisant les commentaires ci-dessus.


Georges Noël est du côté de l' écriture palimpseste, du grattage instinctif. Un Lee, mais alors d' un Klee devenu gestuel!


Il mélange avec bonheur l' abstraction et l' écriture sur un fond matiériste.Dans la veine d' un Fautrier.

Arthémisia 29/12/2011 11:20



Oui, je sens cela comme ça aussi.


J'aime particulièrement ce côté nerveux du geste dans la matière, l'énergie.


Il est malheureusement mort il y a  juste un an.



versus 29/12/2011 11:00


J' aime la peinture trace écriture de Georges Noël!

Arthémisia 29/12/2011 11:17



Moi aussi : je l'ai découvert récemment et malheureusement n'ai pas encore pu voir de ses travaux en vrai



Cédric 28/12/2011 15:41


Laisser la barque voguer sur le clapot de nos larmes.

Arthémisia 28/12/2011 16:34



Peut être pas. Non,pas de larmes.


Un clapot fictif, furtif, presque déjà disparu. Juste un élément mémoriel, rémanent, à la frontière entre l'illusoire et le nécessaire, entre l'étant et l'éther, échappé d'un oeil aveuglé.



Joruri 28/12/2011 14:11


A noël, j'ai les boules...


Bon je dis ça en passant...


 


Joyeux quand même pour toi....

Arthémisia 28/12/2011 16:29



Je ne t'enguirlanderai pas parce que si mes enfants n'étaient pas là ...pfff...j'aurai bcp de mal à vivre cette fête comme...une fête.


:0055:



monik 28/12/2011 11:55


Tout à fait d'accord! des ponctuations, des liens pour donner corps à tout ce vide , cet espace immense et évolutif. Des marques bien choisies. Je suis dans cela quand j'échange des "pas et des
mots " avec mes amis.

Arthémisia 28/12/2011 16:34



En Arts Plastiques on parlerait de composition.



monik 28/12/2011 11:19


Nous vient souvent cette envie d'élaguer, de netteté qui abolit les surcharges et laisse sa juste place aux silences et aux vides qui déploient alors tout leur sens. Paradoxal, je lis Faulkner et
ça déborde des phrases , des pages..mais c'est du roman!


Le sable  a la fluidité essentielle de couler dans le sablier..et les questions sont des aspérités contre lesquelles il faut éviter de se frotter.

Arthémisia 28/12/2011 11:36



Oui,j'aime cette idée de laisser sa place aux silences mais aussi de positionner le peu de cailloux, qui ne sont là justement que pour concrétiser  le silence. Des ponctuations dans
l'espace.


Mais construire un jardin zen, c'est aussi l'envisager comme un élément évolutif, la transposition réelle d'une image mentale très souvent inconsciente et éphémère, un lieu de RDV de choses
historiquement séparées, l'avénement (événement?) d'un lieu vivant et changeant, l'effet d'une présence hic et nunc.



Lucien 28/12/2011 09:38


Il y a encore tant de questions ...


J'aime beaucoup ce "Dans un jardin zen" de Georges Noël que je découvre par toi.

Arthémisia 28/12/2011 10:37



Je connais très peu cet artiste. Je n'ai jamais pu voir de ses oeuvres "en vrai".Quelque chose de KLEE mais peut être moins de tendresse. Plus d'énergie dans le geste peut être.


J'ai trouvé dans celle-ci, tous les sens, toutes les interrogations,  toutes les rat(iss)ures (c'est bien ce qu'on fait avec un rateau dans le sable du jardin zen?) qui tendent à
aboutir à une pureté, un calme, une....paix.



suzâme 28/12/2011 08:53


Bonjour Arthi,


Fragment d'un dépaysement possible entre le lit et la plateforme où la foule se précipitera. Une douceur émane de ton évocation tandis que s'élève une question et d'autres plus intimes. Je te
rejoins dans ta façon d'écrire. Avant tout être et rester réceptif. J'aime cette écriture nue. Bisous. Suzâme

Arthémisia 28/12/2011 09:12



Bonjour Suzâme,


Je pense qu'il convient de toute façon de garder intensément le regard et le coeur ouverts. Ce sont alors les petites choses toutes simples, toutes nues qui me font écrire ainsi.


 


Belle journée.


Bises


Arthi



Nina Padilha 28/12/2011 06:08


J'ai essayé d'avoir un jardin zen, chez moi.
Sable, petits galets...
Mon chat a apprécié ce lieu d'aisance.
Pas moi.

Arthémisia 28/12/2011 06:13



Oh le coquin!!!!


Le mien est tout petit (qq. chose comme 10x10 cm), juste à portée de ma main sur mon bureau et je trouve ma foi, très efficace son pouvoir déstressant et d'ouverture à la méditation.



Pivoine 28/12/2011 00:24


Bonsoir Arthemisia... J'aime cette inspiration (et cette expiration) poétique. Mais comment fais-tu ? Car il n'est pas facile de "sortir" régulièrement, quasi quotidiennement, des textes à la
fois économes sur le plan des mots et évocateurs, visuels et philosophiques ensemble. J'aime beaucoup...

Arthémisia 28/12/2011 05:50



Bonsoir Pivoine,


Merci d'aimer et de le dire si gentiment.


Mon écriture née le plus souvent de vastes moments d'intense inspiration. Je peux écrire plusieurs billets dans la foulée. Cela ne veut pas dire qu'ils soient bons ou même simplement
intéressants; ce n'est d'ailleurs pas à moi d'en juger même s'il m'arrive parfois de sentir vaguement.


Et puis je peux vivre des semaines entières sans écrire quoi que ce soit (mauvaises semaines en général...souvent mangées par le travail)


 


J'écris par contre de plus en plus court. J'ai écrit des sortes de nouvelles qu'à la relecture aujourd'hui, je trouve d'une lourdeur pleine d'emphase et d'un style surchargé. On évolue, c'est
normal.


 


Je crois que j'ai une grande chance : celle de pouvoir écrire n'importe où car j'arrive à me mettre en retrait (de l'agitation) du monde, peu importe où je suis, dans un café, au feu rouge, dans
la salle des profs, en marchant sur un trottoir, dans un magasin...et bien sûr chez moi, dans ma cuisine, aux toilettes et bien sûr à mon bureau ou dans mon lit, pour écrire.


Ce que je vois, ce que j'entends, provoquent chez moi la nécessité urgente d'écrire, et je le fais tout de suite. Ecriture instinctive donc, avec tous les défauts que cela suppose, mais je
reprends peu mes textes : quand je corrige, que je revisite, j'ai très souvent l'impression d'amener du laborieux. Et comme en peinture, j'ai horreur de perdre la saveur qu'apporte tjs le premier
jet.


 


Tu sais tout ...ou presque!