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1588 - Au Milieu de la foule

Publié le par Arthémisia

 

http://4.bp.blogspot.com/_Q5fB3s_Qg7I/TEoXtY5ufII/AAAAAAAABhI/F7iSHJF1chw/s320/Keith.jpg

 

 

Il ne pleut jamais. Tant mieux.
Mais le ciel arrose la ville de métal gris. Jusqu’au blanchiment. Jusqu’aux yeux. Jusqu’au livre éteint.


Eh tiens,


Si tu veux voir le froid, le trait froid et sec,
Prends cette route de corail, tire des bords,
Lustre et paume
A l’est,
Au sud.



Quitte tes a priori
Ne condamne pas
Ne tue pas.



Tu sais ; il n’y a absolument rien de nouveau.
J’ai toujours la même peau,
Celle que tu m’as donnée,

Enfin, ce n’est peut être pas le mot…

J’ai juste un peu mal au cœur, parfois,
Au milieu de la foule.

© Arthémisia – janv.2012



Avec : Keith HARING, Sans titre, 1984
acrylique sur toile, 64 x 70 cm

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Pivoine 05/02/2012 16:45


J'ai bien aimé retrouver Keith Haring. La Ville de Mons a fait une belle rétrospective, en 2009 ou 2010, au musée d'art moderne. C'était vraiment très intéressasnt.Et leur "dynamusée" avait conçu
un dragon à peindre et assembler par les enfants. J'en ai acheté un -mais j'attends que l'enfant à qui je le réserve soit assez grand pour faire un petit atelier de peinture avec lui o:)))

Arthémisia 05/02/2012 16:48



Peinture de joie mais pas toujours si "naïve" qu'elle en a l'air...!


 



Christophe 03/02/2012 22:31


Je trouve ce poème fantastique ! Puissant, beau, pur. Il est la quintessence de ce que tu es capable de créer...

Arthémisia 03/02/2012 22:39



Merci.


On est toujours du pays de son enfance.


 


Ou de ses illusions...



Ren 25/01/2012 19:29


non,   d'un certain Alex Kosh,  et c'est  visible  sur  ce site: PremiereGalerie

Arthémisia 25/01/2012 19:32



Lui aussi a horreur du vide!



Ren 25/01/2012 19:13


Au milieu de ---


 


dont je viens  de faire  l'écho dans mes  "pages"..


 



Arthémisia 25/01/2012 19:19



De qui est ce dessin ? ERRO?



Suzâme 23/01/2012 20:27


Bonsoir Arthi,


La foule est un dédale où le coeur ne se reconnait pas. Où est l'amour? Parmi les êtres, au coeur d'un être ou de tous, donc de chacun. SI l'amour
est envie, il tue aussi. Ce n'est pas juste. Alors naïvement, j'en appelle à l'existence, au ciel, à la mer, au jour et à la nuit... Simplement murmurer aux solitaires, aux isolés qu'il est
grand temps de se rencontrer. Suzâme

Arthémisia 23/01/2012 20:36



Bonsoir Suzâme,


Au milieu de la foule pourtant il y a. Il y a l'autre aussi perdu ou oublié que moi. Je sais les pansements de son coeur. Je sais sa croix.


Il est aussi grand temps de se retourNer, de se tourner vers celui-là. Elle est là la rencontre. Même s'il n'est pas au milieu de la place publique, même s'il n'est pas le roi. Mon chemin est
peut-être son chemin?


Bises


Arthi



lutin 23/01/2012 12:55


dans le sens l'écriture te sert pour parler de toi, ou tu parles de toi en te servant de l'écriture

Arthémisia 23/01/2012 18:52



Je ne vois pas vraiment de différence entre la 1ère et la 2ème parties de ta phrase : je suis et l'écriture est, en l'occurrence ....et c'est encore heureux... la mienne. Nous sommes ensemble.


Je me moque de ce qui est 1er, elle ou moi. C'est comme l'histoire de la poule et de l'oeuf!


 


L'écriture, mon écriture est un outil, un vecteur, que Dieu, mes professseurs, mes lectures...que sais-je encore?... m'ont offert pour éventuellement parler de moi (et d'autres choses...). Elle
n'est pas en état de servage vis à vis de moi. Elle est mienne comme ma peau, comme mon sang. Je me sers d'elle comme de mes jambes pour marcher, mes poumons pour respirer. Je ne lui impose rien,
ne la force pas...Elle fait partie de mon entité.


Il n'y a pas de mélange de genres puisque elle est mienne, et que je me sens être (en partie) à travers elle.


 


Mais de quel genre parlais-tu? Peut être que je fais fausse route : j'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre le sens de tes mots.



lutin 23/01/2012 12:51


je crois que tu mélanges les genres

Arthémisia 23/01/2012 12:52



Explique moi.



tilk 23/01/2012 10:56


je suis toujours agréablement surpris par tes mots...


besos


tilk


j'aimais beaucoup haring j'ai même assité a une de ses performances en direct au capc de Bordeaux

Arthémisia 23/01/2012 11:06



Merci.


Dommage que comme pour bcp de travaux de pop artistes (entre autres), son oeuvre soit devenue le support d'une telle démarche commerciale. Cela la fait connaître au public lambda mais à mon sens
la dévalorise beaucoup.


Mais je crois savoir que c'était son choix. Alors....


 


Bises


Arthi



Lucien 23/01/2012 10:21


tirer des bords, louvoyer, naviguer au plus près, au près serré ... la peau, comme un bord, le bord de l'in-dividu, la foule comme un ouvert, se fondre ou conserver son identité. Ne tue pas,
respecte la loi commune et je pourrai errer, me laisser porter, dériver, dé-river, dé-couvrir ...

Arthémisia 23/01/2012 10:25



Tu as le pied marin, je vois ça...



lutin 23/01/2012 10:15


un coeur n'est pas fait pour vivre dans la foule il a besoin d'espace pour suivre sa route de corail.

Arthémisia 23/01/2012 10:23



Et comment vivre quand l'autre n'existe pas, quand je ne reçois pas de parole, pas de caresse, pas de regard?


Je ne saurais parler si je n'ai pas reçu la parole de l'autre,ne saurais accueillir si l'autre ne m'a pas un jour tendu les bras ; je ne saurais ouvrir mon regard si l'autre n'était pas à mes
côtés pour m'apprendre qu'il peut le partager ( ce lumineux).


Un coeur est fait pour  vivre entouré et pour marcher même clopin-clopant avec autour de lui le miroir de l'autre, voire des autres. Sinon, il s'enterre. Et la route de corail reste vide.


L'espace c'est la route, partagée.



Roberto 23/01/2012 09:51


"Tant mieux" a failli tuer le reste ! Sourire. Mais je suis vite revenu à ce texte de belle errance et d'ancre à mouiller. Ce joli coeur n'est-il pas trop habité ?

Arthémisia 23/01/2012 09:58



Je ne le crois pas : il me semble que je ne suis pas seule à vivre ses douleurs cardiaques. C'est bête mais ça rassure.