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1596 - Note centrale

Publié le par Arthémisia

 

http://masmoulin.blog.lemonde.fr/files/2011/10/Zao-Wou-Ki-La-mer1.jpg

 

 

 

Qu’une goutte tombe dans la mer,

Tout le monde peut le comprendre.

Mais que dans une goutte la mer soit contenue,

Qui peut saisir cela ?

Qu’une goutte tombe dans la mer,

Tout le monde peut le comprendre,

Mais que la mer tombe dans une goutte,

Qui peut saisir cela ?

 

Rabîndranâth TAGORE – Poème de Kabir,

traduction H. Mirabaud-Thorens, Gallimard, 1948

 

Avec : Zao Wou-Ki – La Mer

 

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Cédric 09/02/2012 21:37


 


Evidemment, je ne limitais pas "voir" au sens de la vue. "Voir" dans le sens "avoir conscience"  et (évidemment encore (pour moi en tout cas)) il n'existe pas d'autres réalités en dehors de
celles dont on a conscience.

Arthémisia 09/02/2012 21:45



Alors là, OK!



Cédric 09/02/2012 11:20


 


C'est simple, avant sa chute, une goutte d'eau n'est qu'une goutte d'eau.


Tombée dans la mer, elle est devenue goutte d'eau de mer, donc mer elle-même.


Cette goutte est devenue de la mer.


Mais en tant que telle, une goutte d'eau doit-elle se définir par le lieu où elle se trouve ? N'est-elle pas aussi son passé et déjà son futur ? Et pourquoi faudrait-il la qualifier ?


 


Ne pas nommer, c'est voir toute la réalité.

Arthémisia 09/02/2012 21:32



Je pense plutôt que ne pas nommer c'est permettre toute la réalité.


La vue elle-même est trop restrictive.



Frédéric 08/02/2012 02:09


ces tapisseries sont très belles, je pourrais en mettre deux ou trois photos 

Arthémisia 08/02/2012 07:28



Je les trouve magnifiques!



Frédéric 07/02/2012 15:13


pas malin j'ai voulu souligner le début du poème qu'on retrouve sur la tapisserie et on voit plus rien, c'est bien sûr :


 


EN TOI  est le Jardin des Fleurs.

Arthémisia 07/02/2012 20:56



Avec mes bonnes lunettes...ça marche!



Frédéric 07/02/2012 15:12


ah Kabir (et Tagore) 


une photo rapide par portable d'une tapisserie de l'Atelier de la Martinerie que nous avons dans notre couloir :


EN TOI  est le Jardin des Fleurs.


 


Demeure sur le Lotus aux mille pétales


 


et là, contemple l'Infinie Beauté.


 


Soleil dans l'océan de Révélation qu'est la LUMIERE de l'AMOUR


 


Le jour et la nuit ne font qu'un.


 


Joie à jamais, ni douleur ni luttes,


 


J'ai bu la coupe de la Joie parfaite,


 


Là il n'y a pas de place pour l'erreur.


 


Là, j'ai été témoin des jeux de l'Unique Félicité.


 


J'ai connu en moi-même, le Jeu de l'univers.


 


J'ai échappé à l'erreur de ce monde.


 


Le dedans et le dehors sont devenus pour moi un seul Ciel,


 


L'Infini et le fini se sont unis.



Arthémisia 07/02/2012 20:56



C'est une sorte de panthéisme, l'écho d'un....je ne sais quoi...qui se trouve en tout?


Sûrement une affaire de regard, d'aptitude au regard, de largesse.


 


...


Regarde ce que je viens de trouver en faisant une recherche sur l'Atelier de la Martinerie :


http://expo.artactif.com/atma/exp03.htm


 


!!!!


 



Suzâme 07/02/2012 13:54


Qu'elle soit goutte dans la mer, mer dans la goutte, l'eau c'est nous. Elle est notre mère. Elle est notre mort. Et entre temps avec elles, la mer, la goutte, nous créons l'amour. Alors buvons
cette larme qui contient la mer, contemplons cette mer et recherchons la goutte, l'essentiel de l'existence. Bisous. Suzâme

Arthémisia 07/02/2012 20:52



L'effet visuel entre en conversation avec l'affect, avec nos racines; ce n'est me semble -t-il qu'une forte histoire de mémoire, de substrat.


 


Bises


Arthi



Roberto 07/02/2012 11:56


Après Klein le bleu Zao ! Superbe mouvement figé, gouttes englacées. Brrr...

Arthémisia 07/02/2012 20:50



Couleur froide....mais tellement vivante chez Zao.



Lucien 07/02/2012 10:27


Une sorte de vertige, qui suis-je ... c'est la question, torturante (pléonasme !).

Arthémisia 07/02/2012 20:49



Je suis le vertige du ...miroir



Nina Padilha 07/02/2012 07:49


Dans les visions d'un poète, il y a beaucoup de délires.
Qui peut comprendre cela ?
Un autre poète...

Arthémisia 07/02/2012 20:47



Il faudrait peut-être que nous soyons tous poètes? C'est -à dire tous ...fous...



Jean-Marc 07/02/2012 00:49


De la même façon que toute l'humanité est contenue dans le seul sourire d'un enfant, la goutte concentre les plus grands océans. Quant aux amours les plus purs et absolus, une simple caresse
suffit à les définir. Et jusqu'à la présence de Dieu, qui loin de se manifester dans la fureur des éléments déchaînés, se révèle dans le passage à peine perceptible d'une brise subtile (1R
19:11-12).

Arthémisia 07/02/2012 20:45



Peut être, je veux le croire, cela relève-t-il de la capacité de chaque chose à interpeller les autres, de chaque humain de résonner en l'autre et de se concentrer sur "un"principal. L'Amour,
Dieu...peu en importe le nom. Est-il d'ailleurs vraiment nécessaire de le nommer?


Il ne s'agit probablement que de notre présence au monde...


" Ce n'est pas simplement la goutte qui se fond dans l'océan, c'est l'océan qui se fond dans la goutte. Toute partie est partie d'un Tout qui existe tout entier en chaque partie. C'est
l'enjeu à la fois éthique et esthétique du film : seule la présence de la partie au tout
permet la présence du tout dans la partie. Plus nous sommes présents au monde, plus le monde sera présent en nous. Plus nous vivons tout entier en chaque instant, plus en chaque instant nous
pourrons retrouver l'ensemble du temps."


Jean - Yves HEURTEBISE, cadrage Oct. 2011 (Repenser le temps à travers Le Miroir d'Adreï TARKOVSKI)